Selon le dernier rapport d'activité de l'Union des Industries de la Protection des Plantes (UIPP), les volumes de pesticides mis sur le marché ont augmenté de 2% en 2008 et de 14% en valeur pour atteindre 2,079 milliards d'euros.
Selon l'UIPP, cette hausse résulte de facteurs conjoncturels - augmentation des surfaces cultivées en céréales, conditions climatiques, fortes pressions parasitaires - et de facteurs structurels comme les prix élevés des productions végétales au 1er semestre 2008. Cette hausse des volumes touche surtout les fongicides (+6%) et les herbicides (+1,7%) alors que les insecticides régressent (-40%).
Rappelons que le plan Ecophyto 2018 résultant du Grenelle de l'environnement prévoit le retrait progressif du marché des produits contenant les 53 substances actives les plus préoccupantes et la réduction de 50% de l'usage des pesticides dans un délai de dix ans, « si possible ».
Face à ces chiffres, l'UIPP rappelle donc la tendance des agriculteurs à raisonner de plus en plus leurs interventions :
en 2000, 99.600 tonnes de substances actives avaient été utilisées contre 78.600 en 2008.
Mais pour les associations de protection de l'environnement, cette baisse des tonnages vendus ne prouve rien car elles estiment qu'en parallèle, la concentration des produits en substances actives a fortement augmentée.
Dans tous les cas, la France reste une grande consommatrice de pesticides : en moyenne nationale, le volume de produits phytosanitaires vendu par hectare cultivé est de 4,3 kg, ce qui place la France en troisième place au niveau de l'Europe derrière les Pays-Bas et la Belgique avec 5,4 kg de matières actives par hectare et par an.
F.ROUSSEL
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