En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Le projet de mégacentrale biomasse de Gardanne controversé

France Nature Environnement et une myriade de collectifs locaux s'inquiètent de l'empreinte écologique et de l'inefficacité énergétique du projet de centrale biomasse de 150 MW prévu à Gardanne (Bouches-du-Rhône) par la société allemande E.ON.

Energies  |    |  Agnès SinaïActu-Environnement.com

Le projet de centrale biomasse de Gardanne (Bouches-du-Rhône) fait couler beaucoup d'encre depuis qu'un arrêté ministériel daté du 29 février 2012 a autorisé E.ON Provence Biomasse, filiale de la société allemande E.ON, à exploiter une installation de production d'électricité de 150 mégawatts (MW) en lieu et place de la tranche 4 de la centrale thermique, qui fonctionne au charbon deux à trois mois par an pour couvrir les pointes électriques de la région. Un projet polémique car la vocation d'une centrale à bois est de produire à la fois chaleur et électricité. "Le rendement du process E-ON de production d'électricité à partir de biomasse n'est que d'environ 30%, sans valorisation de la chaleur produite, ce qui constitue une aberration écologique et un gaspillage notoire de la ressource", s'indignent les élus des réserves de Biosphère du Lubéron et du Pays de Lure.

Cette installation répond à un appel d'offre lancé en 2010, à l'époque où Nathalie Kosciusko-Morizet était ministre de l'Ecologie. Selon France Nature Environnement (FNE), qui corrobore le point de vue des élus locaux, cet appel d'offre "comportait une erreur regrettable" car ne remplissait pas les critères de rendement énergétique minimal du fait qu'il ne s'agissait pas d'un projet de cogénération. Pourquoi une telle dérogation ? Le motif officiel en était que la région PACA est en bout de ligne, à l'instar de la Bretagne. Considérées comme des "îles" électriques, PACA et Bretagne font l'objet d'une possibilité de dérogation pour de la production électrique pure (sans cogénération). "C'est dans cette dérogation que la société E.ON s'est engouffrée", rappelle FNE dans un courrier adressé au ministre de l'Ecologie, Philippe Martin, le 20 février dernier.

Absence de logique territoriale

Le plan d'approvisionnement est en cours de discussion dans le cadre du Comité régional biomasse. "Vu l'ampleur de la demande en combustible, durant les 10 premières années, une part proche de 40% sera importée du Canada et d'autres pays aussi lointains, ce qui est particulièrement mal venu pour des projets qui se veulent locaux. A l'heure où la Commission européenne se penche sur l'élaboration d'une directive sur les critères de durabilité de la biomasse solide et du biogaz, visant en particulier les risques dus aux importations de biomasse, le modèle présenté par E.ON représente une impasse au regard des objectifs de développement des énergies renouvelables en Europe. A partir de 2024, il faudra un million de tonnes par an qui se répartiront en plaquettes provenant de France pour 76%, mais le rayon d'approvisionnement visé est de 400 km, preuve de la très grande difficulté à approvisionner une telle quantité", récapitulent Bruno Genty et Maryse Arditi de FNE.

La seule fourniture de bois régional ne suffira donc pas à couvrir les besoins de l'ogre que sera la centrale d'E.ON à Gardanne, qui absorbera à terme un million de tonnes de bois par an. Ce qui excède largement les capacités de production de bois énergie de PACA estimées au mieux à 700.000 tonnes/an. Les contraintes sur la ressource (accès aux forêts, protections environnementales, morcellement de la propriété, conflits d'usage…) conduisent E.ON à compter largement sur l'importation, et sur une filière déchets verts en devenir. Le partenariat récemment signé avec le Parc national des Cévennes n'apaise pas les inquiétudes des élus du territoire de la réserve Biosphère de Lubéron-Lure, qui, dans une déclaration commune, dénoncent dans leurs principes et dans leurs conséquences les projets de méga-centrales. Sous couvert d'utiliser une ressource renouvelable, ces projets surdimensionnés contribuent au gaspillage énergétique et condamnent la France à importer de la biomasse. A contrario, les élus "défendent la priorité à l'alimentation des chaufferies des collectivités rurales ou des petites unités urbaines visant à l'indépendance et à l'autonomie énergétique nationale".

Quant à l'Autorité environnementale, elle alerte sur l'empreinte écologique du projet sur les forêts, sur les répercussions sur les écosystèmes, la biodiversité et les paysages qui ne sont pas évaluées dans le dossier d'étude d'impact.

Nécessité d'un débat multi-acteurs

Le coût du projet et son financement par les contribuables font également débat, dans ce que Rémy Carrodano, président du collectif Vigilance gaz à Gardanne, appelle "une vaste opération de hold up de l'argent public", alors que ce dossier a été monté "en catimini, sans concertation avec les acteurs locaux". Plus d'un milliard d'euros seront prélevés sur vingt ans sur la facture d'électricité des Français au titre de la participation aux énergies renouvelables, et les prélèvements sur les impôts locaux financeront en partie les investissements, estimés à 220 millions d'euros par E.ON. Sans compter l'entretien des routes, à la charge du Conseil général, endommagées par la noria de camions de 30 tonnes qui achemineront le bois vers la centrale.

Que restera-t-il pour alimenter les projets locaux de chaleur-bois, interroge Rémy Carrodano. Celui-ci souligne "l'absence de logique territoriale de cette centrale qui fonctionnera toute l'année et concurrencera d'autres projets comme des petites unités de chaufferies fonctionnant avec des plaquettes de déchets de bois". L'autorisation d'exploiter a pourtant déjà été signée par le Préfet pour E.ON, qui compte lancer ses investissements sans attendre les conclusions du Comité régional de la biomasse, instance pilotée par le Préfet de Région. Les élus du Parc naturel régional du Lubéron demandent à y être conviés. Le lieu du débat reste à définir.

Réactions20 réactions à cet article

 

Manifestement ce projet est démesuré!
Tout de même il est intéressant de voir que pour juste produire 150MW il faut brûler un million de tonne de biomasse. Cela donne un repère utile pour apprécier les puissances: les centrales atomiques font entre 940 et 1400MW pour les autres sources d'énergies ça dépend beaucoup.
Cela montre, s'il en était besoin, que nous serions incapables de satisfaire nos besoins d'électricité uniquement avec l'Energie Verte (=biomasse)

ami9327 | 12 mars 2014 à 21h06
 
 

En soit remplacer une centrale charbon par une centrale biomasse est une bonne chose... Mais ne peut on pas faire mieux ?
150MW électrique pour un rendement de 30% ça veux juste dire que 500MW de chaleurs serviront à réchauffer les oiseaux... Ça veux aussi dire que sur les 1 000 000 de tonnes de bois coupé, 700 000 tonnes sont coupé pour ne rien produire... Il est regrettable que la cogénération ne puisse pas être valorisé sur cette centrale, même si cela s'explique facilement étant donné que la chaleur ne peut être transporté efficacement sur de longues distances.

Pour moi deux solutions, soit on favorise l'implantation d'industrie grosse consommatrice de chaleur à proximité de ces centrales, soit on se tourne enfin vers une production décentralisé et une évolution nécessaire vers les smart grid (Ces investissement devront être fait tôt ou tard).

Moi j'ai un rêve un peu utopique... C'est un large déploiement de micro centrale à cogénération hybride (solaire/biomasse) ou (solaire/gaz) pour les plus septique :) Le rendement de cogénération peut atteindre 90% donc très peu de gaspillage des ressources primaire... et on pourrait imaginer un tarif de rachat de l’électricité qui encourage à lisser les pics de consommation de façon à limiter l'utilisation des centrales les plus polluantes...

Aujourd'hui la technologie rend capable un bouleversement du contexte énergétique... On peut faire mieux et les politiques sont les seules à pouvoir encourager ces changements.

Spadice | 13 mars 2014 à 10h17
 
 

Les énergies dites renouvelables posent aussi bien des problèmes environnementaux !
Dans le cas des biocarburants cela semble admis par beaucoup .

Quand au bois avec la pollution de l'air générée par les appareils de chauffage et un risque de déforestation brutale avec mise en danger de la biodiversité suite au développement de telles centrales il n'est plus la panacée supposée au départ !

jms | 13 mars 2014 à 10h56
 
 

Toutes les solutions proposées suposent que les besoins en énergie doivent augmenter. Et il est vrai que, dans le contexte actuel, c'est ce qui se passe. A partir de là, toutes les solutions envisagées tendent à une raréfaction rapide de nos ressources. Que ce soit le boit, le charbon, le gaz, le pétrole... Et même le nucléaire qui entraîne la raréfaction des terres arables, des eaux potables et de tout le vivant qui vit dans ces milieux et que nous sommes susceptibles de consommer également.
Les besoins en énergie et donc, la consommation de nos ressources dépendent uniquement :
1. de la quantité d'habitants ;
2. de la consommation d'énergie par habitant.
Le seul moyen de limiter la consommation des ressources (et leur gaspillage) est donc de limiter la quantité d'habitants et la consommation de chacun. Je suis désolé que cette solution ne soit jamais évoquée, elle va à l'encontre des principes de "croissance" prônés par nos dirigeants.
D'après moi, il est grand temps de limiter nos consommations, d'abandonner une partie de notre confort et... je vais en choquer plus d'un, procréer moins et s'occuper un peu plus des enfants sans famille et sans nourriture.
En regardant l'évolution des chiffres de population et consommation d'énergie par habitant sur les 100 dernières années, on comprend vite que toutes les solutions paliatives que nous cherchons à mettre en place sont vaines.

Zugzwang | 13 mars 2014 à 11h21
 
 

FOLIE INCURIE INCOMPETENCE ces imbeciles veulent détruire la foret par leur soif de fric ou leur folie destructrice

VERTACO | 13 mars 2014 à 14h55
 
 

La solution envisagée par Zugzwang, bien que provocante et -à certains égards- extrémiste, ne peut être évacuée d'un revers de bras.
Elle est fondée sur un raisonnement imparable si l'on admet l'hypothèse que la planète "énergétique" ne peut vivre qu'en totale autarcie, c'est-à-dire avec ses seules ressources en énergie.
Or cette hypothèse n'est pas juste.
En effet, le soleil est là. Il est là depuis assez longtemps pour avoir permis aux plantes et aux bactéries de transformer son énergie reçue et de la stocker pendant des millions d'années. C'est bien grâce à ce stock d'énergie fossile dans lequel nous puisons avec une joyeuse inconscience que nous vivons aujourd'hui dans le confort que nous connaissons. Quand j'écris "nous", ceci ne vaut que pour les favorisés des pays dits développés, dont je suis.
Or ce soleil qui nous dispense ainsi son énergie gratuitement et à profusion ne va pas s'éteindre demain. Les prévisions se comptent en milliards d'années avant d'en voir la fin. On a donc le temps de voir venir.
Partant de ce constat et de la vitesse d'accroissement des progrès scientifiques, techniques et technologiques depuis moins de 200 ans, il n'est pas déraisonnable d'imaginer que dans moins d'une centaine d'année nous sauront récupérer assez de cette énergie solaire pour ne plus avoir de soucis dans ce domaine.
Il faudrait, en attendant, accepter de se restreindre comme le suggère Zugzwang. Peut-être avec circonspection !

Jean-Claude Herrenschmidt | 13 mars 2014 à 15h33
 
 

E.On, habituée aux grosses centrales ! Mais est-ce extrapolable à la biomasse ??? D'où viendra le combustible ? Je ne sache pas que Gardanne et sa région soient caractérisées par de luxuriantes forêt à croissance accélérée. Bref, des millions (faites le compte) de kilomètres en camion et en bateau pour du bois ou autre provenant de toute l'Europe voire pire : le Canada, pourquoi pas l'Amazonie tant qu'on y est. C'est donc une véritable ineptie... Ces centrales doivent être suffisamment modestes pour fonctionner en autarcie sur un bassin réduit, sinon, on bascule sur les mêmes aberrations que pour les hydrocarbures. Et au mieux, une gigantesque opération de greenwashing.

dmg | 13 mars 2014 à 19h24
 
 

Et si on utilisait plutôt les millions d'euros nécessaires à cette usine pour isoler convenablement les bâtiments, promouvoir des modes de chauffage autres qu'électriques, des équipements plus sobres ?

Marion | 14 mars 2014 à 11h41
 
 

dmg et Marion font preuve du bon sens élémentaire dont semblent totalement dépourvus les décideurs qui sont aux manettes de ce projet de mégacentrale.
Quand est-ce que nos politiques feront preuve du minimum de courage nécessaire pour créer les conditions minimales permettant aux citoyens d'avoir une responsabilité directe sur leur propre avenir ?

Jean-Claude Herrenschmidt | 14 mars 2014 à 12h50
 
 

Le bois est trop volumineux par kwh produit; donc à moins d'avoir une forêt qui produit sur place dans un petit rayon de quoi faire tourner la centrale je ne vois pas de raison technique raisonnable à cet usage pour une centrale. Le bois n'étant pas surabondant il faut l'épargner et réserver son usage à la fourniture d'énergie thermique (rendement élevé). Pour le nucléaire , le gaz ou le charbon le rendement de production électrique n'est jamais très supérieur à 30% mais ces combustibles sont moins volumineux et les faire venir de loin n'est alors pas contre nature. Pour le bois c'est différent.

phurias | 14 mars 2014 à 16h47
 
 

tout d'abord, ne faudrait il pas reconsidérer notre consommation? utiliser du bois pour produire une électricité "verte" qui sera consommer dans des appareils d'un autre âge (exe: chauffage?, grille pain?, four?, consoles de jeux? etc.) , est ce crédible???

mrdron | 17 mars 2014 à 16h28
 
 

C'est pourtant simple à dire, mais semble-t-il très difficile à comprendre ou à accepter tellement le discours ambiant est contradictoire avec la réalité.
1- Vivre c'est utiliser de l'énergie. Pour les plantes comme pour les bactéries ou les animaux que nous sommes.
2- Pas d'énergie = pas de vie. C'est vrai pour tout le vivant sur notre planète.
3- L'énergie de base, pour nous animaux humain, c'est l'alimentation.
4- Pour survivre dans notre environnement il faut aussi maintenir notre température (consommation d'énergie), nous vêtir (consommation d'énergie), nous loger, etc.
5- L'humanité a développé des trésors d'ingéniosité pour accroître le rendement énergétique de son activité et, en même temps, elle a développé une quantité d'outils et d'occasions d'en dépenser de plus en plus. Je mets de coté la croissance démographique qui a pour effet "mécanique" la croissance globale de la consommation d'énergie.
Ceci étant dit, en ce moment c'est la panique. On a besoin d'énergie et on voit bien qu'on en consomme trop pour les ressources immédiatement utilisables. Chacun y va de sa petite solution pour tenter de se cacher la vérité (la politique de l'autruche), mais surtout de s'enrichir en faisant croire aux utilisateurs inquiets qu'il suffit de payer pour s'en sortir. Et, pourvu que ça dure …!
Mais non. Ça ne peut pas marcher comme ça. La réalité, tout le monde le comprend, c'est qu'au rythme actuel, rien ne sera plus pareil avant la fin du siècle.Il faut faire autrement. Quoi ?

Jean-Claude Herrenschmidt | 17 mars 2014 à 17h02
 
 

POUR prendre de telles decisiions nos gouvernants de tous bords sont soit incompetents soit..??? Que laissons nous aux jeunes generations ?

ROBIN | 02 avril 2014 à 10h54
 
 

Bonsoir à tous, je passe régulièrement à proximité de la centrale électrique de Gardanne, et j'ai habité sur la commune, pour l'histoire, cette centrale était au départ approvisionnée en charbon par la production locale, le puits de minerais étant à proximité, il n'y avait donc pas de transport routier, mais de simples tapis roulants, donc aucune nuisances autres que la combustion du charbon, alors certains diront que ça pollue, certes, mais la combustion de bois aussi, les particules émises dans l'air sont aussi importantes, j'en veux pour preuve la décision des pouvoirs publiques prise récemment, concernant les cheminées des particuliers qui devront être closes. La production du charbon local à donc été interrompue entraînant la fermeture de la mine donc plus d'emploi dans le secteur( trop cher). Le charbon fut alors importé de l' étranger, par trains. Ces même pouvoirs publiques qui visiblement sont les rois de la contradiction, du manque de cohérence voir, excusé moi du peu, de l' imbécillité, veulent brûler, selon les cas, du bois importé, de zones distante sur le territoire, jusqu'à 400 Kms, par camions, au risque de déséquilibrer de manière importante et irréversible toute la faune et la flore de la région, détruire d’immenses secteurs du paysage alpin, varois...soit de pays étrangers, jusque de l'autre côté de l'atlantique, et se disent faire des démarches écologique en utilisant de l' énergie renouvelable, Bravo , c'est la totale.

Pascal04 | 04 avril 2014 à 23h09
 
 

Je reviens sur les thermes réels de l'économie et de l' écologie. Si l’humanité veut encore survivre dans 1 siècle et au delà, il va falloir envisager une autre vision des choses, la vitesse à laquelle nous détruisons nos sources de vie sur cette planète nous mènent droit dans le mur. Attention, je parle bien de notre source de vie sur la planète, car elle, elle pourra s'en remettre, elle en a connue d'autres mais nous non.
Dès aujourd'hui, il faudrait stopper la course au profit, et l'enrichissement à outrance de certains, mettre en application les connaissances que nous avons en thermes de production d’énergie solaire, par exemple, la toiture d'une maison individuelle recouverte de panneaux photovoltaïque lui permet d'être autonome en électricité, l'isolation à un coefficient de 7 permet entre 25 et 30% d'économie de chauffage, aussi la géothermie, pour les transports routiers, utiliser l'hydrogène serait la solution la plus "propre", puisque présent dans l'eau et l'air, et obtenu par électrolyse, pour les techniques existantes lié à nos véhicules actuels, pour économiser jusqu'à 25% de carburant et rejeter moins de particules, il y a le système Pantone, brevet libre de droit, les éléments moteurs recouverts par céramique, recherche Peugeot des années 80, brevet enterré, pourtant, consommation divisée par 10, présenté au salon de l'auto 82, pour les productions électrique de grande taille, l’hydraulique est toujours là, mais aussi la marée motrice existe... A méditer.

Pascal04 | 07 avril 2014 à 22h09
 
 

Au départ la centrale brulait le charbon local qui était a haute teneur en Soufre. Pour limiter la pollution EDF a d'abord imaginer de construire cette immense cheminée: ainsi les fumées seraient diluées en altitude. Seulement cette solution a déplus aux habitants et finalement une unté de traitement neutralisation filtration a été ajoutée. Quelques années plus tard l'exploitation du Charbon a cessé parce qu'il était moins cher d'en importer de l'autre bout du monde.
Pour revenir a la mégacentrale c'est un projet disproportionné et surtout au niveau écologique et développement durable c'est parfaitement contestable. Le propre des EnR est d’être des Énergies diffuses, cela entraine la nécessité de construire des unités de petite taille. Franchement voir qu'il faut 1 milllion de tonne PAR AN pour juste 150 MW électrique c'est choquant!

ami9327 | 07 avril 2014 à 22h42
 
 

Vous voulez voir comment E-ON traite l'environnement, il n'y a qu'a voir leur toutes premieres mesures prises.....CA PROMET!
E-ON: LE CAUCHEMARD DANS LA REGION D'AIX EN PROVENCE VIENT DE COMMENCER!
Gardanne, l'un des sites Cézannien touché par une construction industrielle au sommet d'une colline!

Veuillez cliquer sur le lien ci-dessous qui permet de voir une photo prise sur les hauteurs d'une des collines de la ville de Gardanne, un site magnifique Cézannien massacré maintenant par une construction industrielle qui vient de sortir de terre! Ce serait sur le terrain de l'ex-Péchiney une société maintenant bien connue sur Gardanne....E-ON!
Comment a-t-on pu autoriser une chose pareille qui défigure ainsi notre belle Provence? Et faire une telle construction au sommet d'une colline! Sans parler de la suite dramatique que nous réserve E-ON....
Pour info, ce batiment horrible est illuminé toute la nuit!!

VOIR TOUTES LES PHOTOS! Il faut tout faire pour enlever RAPIDEMENT une telle horreur! ARRETER RAPIDEMENT ce projet E-ON destructeur.

Domi2266 | 12 octobre 2014 à 10h45
 
 

@Domi2266.
Je n'ai pas vu votre lien. Mais j'ai été voir les photos disponibles sur Internet. Et les explications qui vont avec.
Ce site industriel n'est pas plus vilain qu'un autre. Il est tout simplement vilain. Et il est implanté de manière sans doute inconsidérée compte tenu de l'environnement exceptionnel de cette région.

Mais E-ON n'y est pour rien puisqu'il ne propose qu'une réaffectation d'installations déjà existantes. Le sujet à traiter est la pertinence du projet de production d'électricité avec du bois. D'autres s'en chargent.

J'en revient à votre question : "Comment a-t-on pu autoriser une chose pareille qui défigure ainsi notre belle Provence ?"
Il n'y a pas que la Provence et ses paysages qui soient ainsi massacrés par des constructions "déplaçées" car, de toute évidence, leurs concepteurs ou réalisateurs, pas plus que ceux qui les ont autorisés à y commettre de telles installations, n'ont eut conscience de leur mauvaise action.
Je vous propose un début d'explication : ils ont tous été user leurs fonds de culottes sur les bancs de notre belle école républicaine qui, depuis sa création, n'a jamais jugé utile d'apporter aux futurs citoyens le sens du respect de l'histoire des hommes bâtisseurs de beauté et d'harmonie. Peut-être faut-il leur trouver l'excuse d'avoir été aveuglés par le sens du progrès tecnhico-scientifique et de la croissante de la toute puissante économie financière qui, l'un avec l'autre ont permis des progrès considérables de niveau de vie.

Jean-Claude Herrenschmidt | 13 octobre 2014 à 14h01
 
 

Tours était dans le rouge les 31 dec. Et 1 janv, faible circulation automobile .. Depuis l'arrivée du Tram, la rue Nationale est peu encombrée. la super centrale à bois biomasse St Pierre des Corps ( 37 ) 92 000 tonnes de bois / an. bois collecté 100 km à la ronde.
relevés -> http://jc25mercier.free.fr/chaudieres/#qualite-air Ce dont la presse locale ne parle pas dans ses bulletins d’alertes : En cause : Les brûlages/combustions du BOIS.
Il était apparemment plus facile d’en parler à mi -décembre lorsqu’il s’agissait de Paris et Ile de France !
L’air de Nantes 4 jours dans l’orange, alors que des projets de chaudières bois se succèdent en bord de Loire.
Pic de pollution à Poitiers le 1 janvier ..Va t –on faire ces supers centrales biomasse à Chatellerault ( 70 000 t de CO2 ) et à Descartes ( 20MW ) ? Attention les zones de collectes de bois se recoupent ! Les camions !
Ces projets sont pour la plupart aidés par l’ADEME ( fond chaleur ) parce qu’ « elles économisent du CO2 » … , on va finir par dire STOP arrêtez d'économiser.
On arrivera peut être à faire les « 23 % d’énergie produite par énergies renouvelables pour 2020 » mais à quels prix ? ( argent public, pollutions , coût sécurité sociale de ces incinérateurs en puissance de faire des particules fines-dioxines.., reboisement, réfection routes, et puis importations bois ! )
Ces chaudières à bois " aidées " , c'est une aussi mauvaise idée que les agro carburants ( pour lequel rétropédalage ..)

jeannot37 | 04 janvier 2015 à 10h28
 
 

Encore un projet " retenu" par l'appel d'offres CRE4 et qui suscite peu de réactions - voir article "La centrale brûlera 220.000 tonnes de biomasse" de la Nouelle République - en projet aussi à ( 86 ) Chatellerault , 70 000 t de bois /an.

Déjà existe à St Pierre des Corps( 37 ), la centrale biomasse 92 000 t de bois / an, Tout ça à 72 km de distance max.

jeannot37 | 04 janvier 2015 à 11h18
 
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Agnès Sinaï

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]