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Ministère de l'Ecologie : nouveau coup de rabot sur son budget 2015

Le ministère de l'Ecologie n'échappera pas à l'effort budgétaire en 2015 avec des crédits en baisse de 5,8% par rapport à 2014. Bercy assure que ces moyens seront suffisants pour mettre en œuvre la transition énergétique.

Economie  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com
Environnement & Technique N°341 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°341
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Le ministre des Finances Michel Sapin et le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert ont présenté le 1er octobre le projet de loi de finances pour 2015 (PLF 2015). Pour respecter le plan triennal (2015-2017) d'économies de 50 milliards d'euros du Gouvernement, les ministères et leurs opérateurs devront à nouveau se serrer la ceinture. Sur les 7,7 milliards d'euros d'économies réalisées par l'Etat en 2015, les dépenses des ministères "diminueront de 1,8 milliard d'euros par rapport au dernier budget 2014", a précisé Michel Sapin.

Nouvelle coupe des crédits du ministère de l'Ecologie

Parmi les grands perdants, le ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie voit de nouveau son budget raboté. Les crédits de paiement du ministère (hors programme d'investissement d'avenir et contribution de l'Etat aux pensions notamment), passeront de 7,1 milliards d'euros en 2014 à 6,7 milliards d'euros en 2015. Soit une baisse de 5,8%.

En 2014, le budget du ministère de l'Ecologie avait déjà été réduit de 6,5% par rapport à 2013. La coupe dans ses crédits avait provoqué la colère, en juillet 2013, de l'ex-ministre Delphine Batho qui avait critiqué un budget ne répondant pas aux engagements environnementaux. Ce qui avait entraîné son limogeage immédiat. Pourtant, Bercy assure que les moyens du ministère permettront de mettre en œuvre le projet de loi sur la transition énergétique, en cours d'examen en plénière à l'Assemblée, ainsi que le projet de loi sur la biodiversité examiné en juin dernier en commissions à l'Assemblée. Le crédit d'impôt en faveur de la transition énergétique et la rénovation du bâtiment est renforcé en 2015. Son taux passe à 30% et "les conditions de recours sont assouplies : l'effort consenti atteint 700 millions d'euros à ce titre", a souligné Christian Eckert.

Le ministère de l'Ecologie verra ces crédits se maintenir en 2016 et 2017 à hauteur de 6,6 milliards d'euros, prévoit Bercy.

Les missions du ministère "au service de la sécurité des biens et des personnes" verront également leurs moyens "préservés dans les domaines de la sûreté nucléaire et de la prévention des risques technologiques et naturels". Dans le domaine des transports, conformément aux recommandations de la commission Mobilité 21, les crédits d'entretien routier et les concours à Réseau ferré de France (RFF) pour l'entretien du réseau ferré seront également "stabilisés", ajoute le ministère des Finances, sans toutefois préciser le montant de ces dotations.

Suppression de la subvention de l'Etat à l'Afitf

L'Agence de financement des infrastructures de Transport de France (Afitf) doit également "bénéficier" de la mise en place du péage de transit poids lourds prévue début 2015 (en remplacement de l'écotaxe) et du produit de l'augmentation de 2 centimes par litre de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) sur le diesel. Ce qui permettra de "supprimer la subvention de l'Etat à cette agence", annonce Bercy. "L'effet de la suppression de la subvention budgétaire à l'Afitf, compensée par l'évolution des recettes de l'agence, représente 0,3 Md€". Le financement des dépenses de mobilité de contrats de plan Etat-régions sera assuré par l'Afitf.

Les agences de l'eau contribueront également à "l'effort de redressement des comptes publics" via un prélèvement de 175 M€ par an sur "leur fonds de roulement" entre 2015 et 2017. L'impact de cette mesure sur "le niveau global des interventions des agences sera limité compte tenu de leurs disponibilités financières et de la phase actuelle de montée en charge du Xe programme d'investissements (2013-2018)", estime Bercy.

Le ministère de l'Agriculture aussi à la diète

Autre perdant : le ministère de l'Agriculture qui voit ses crédits de paiement baisser de 4,1% par rapport à 2014 liés à un transfert des aides européennes de la nouvelle politique agricole commune (PAC) en 2015. Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a annoncé un budget total de près de 4,7 milliards d'euros pour 2015 (incluant notamment les crédits de l'enseignement agricole à hauteur de 1,7 milliards d'euros et 40 millions d'euros du programme d'investissement d'avenir).

Les mesures agro-environnementales climatiques (MAEC) "territorialisées" et "systèmes" seront dotées d'un financement de 304 millions d'euros d'autorisations d'engagement en 2015, afin d'accompagner les projets agro-écologiques. Le ministère "confirme également son soutien" à l'agriculture biologique en dédiant 4 M€ au "Fonds avenir bio" et en augmentant les moyens de l'Agence bio de 17% (qui passeront à 1,2 millions d'euros). Ces moyens permettront "d'atteindre l'objectif fixé de doublement des surfaces bio d'ici 2017", a souligné Stéphane Le Foll (soit 8% de surfaces agricoles utiles bio).

En revanche, les Chambres d'agriculture (-60 millions d'euros en 2015) et l'Office national des forêts (ONF, -20 millions d'euros) verront notamment leurs subventions de l'Etat réduites. Le fonds stratégique de la forêt et du bois sera doté de 11 millions d'euros de crédits en 2015.

Ministère du Logement : le grand gagnant

Le ministère du Logement sort quant à lui grand gagnant du PLF 2015. Il sera doté d'un budget de 13,4 milliards d'euros, en augmentation de 80 millions d'euros en 2015, a précisé Sylvia Pinel. Le Gouvernement a mis en place un plan de mesures fiscales pour relancer la construction, dont l'impact s'élève à 400 millions d'euros en 2015 et à 1,2 milliard en 2016.

Outre le crédit d'impôt pour la transition énergétique, les aides à la rénovation thermique des logements, pour les personnes aux revenus modestes seront confortées par un renforcement des ressources de l'Agence nationale de l'habitat (Anah), passant de 306 millions d'euros en 2014 à 468 millions d'euros en 2015, a annoncé la ministre du Logement.

Réactions21 réactions à cet article

 

Voila Voila... Et on continue de faire port'nawak
Budget de l'armée 3 fois supérieur à celui de l'écologie...
Ministres, sénateurs, députés, etc... grassement rémunérés...
Un grand Merci aux "représentants du peuple"

cedric | 03 octobre 2014 à 09h41
 
 

« Le ministère de l'Ecologie n'échappera pas à l'effort budgétaire en 2015 » ?

Encore heureux ! Quand on voit l'inutilité, voire la nocivité de certaines de ses actions...

Quant à l'agriculture, c'est lamentable. Le ministre allemand de l'agriculture a refusé toute nouvelle aide à l’agriculture biologique. « Nous avons une obligation éthique et morale de produire, de manière pérenne, des denrées alimentaires sur les surfaces que nous avons ».

Le nôtre, met 304 millions d'euros dans des « projets agro-écologiques », alors qu'on se demande encore ce qu'est l'agro-écologie selon M. Le Foll ; 4 M€ au "Fonds avenir bio" et quelque 200K dans une Agence bio dont on s'interroge sur l'utilité réelle. Tout cela pour « atteindre l'objectif fixé de doublement des surfaces bio d'ici 2017 ». En fait, produire moitié moins – au bas mot – en productions végétales.

Mais M. Le Foll ne connaît pas les obligations éthiques et morales... juste la démagogie.

Wackes Seppi | 03 octobre 2014 à 12h01
 
 

"M. Le Foll ne connaît pas les obligations éthiques et morales... juste la démagogie."

Parfaitement d'accord !

Du coup, au regard de l'ensemble de votre "production", je ne comprends pas en quoi cela vous pose problème...

Romario | 03 octobre 2014 à 12h57
 
 

Ce ne sont pas les "projets agro-écologiques" qui sont dotés de 304 millions d'euros mais l'ensemble des mesures agro-environnementales climatiques (MAEC) territorialisées et systèmes, mesures qui par exemple aux Etats-Unis existent depuis plus de 75 ans et qui en Europe concernent plusieurs milliards d'euros par an avec de nombreux objectifs.

En outre l'agriculture bio - qui ne produit pas moitié moins mais souvent de façon quasiment équivalente à l'agriculture aidée d'importants apports d'engrais et pesticides, ou à l'élevage, a de meilleures performances environmentales, utilise nettement moins d'intrants, a un meilleur bilan qualitatif etc - est différente de l’agroécologie, science de pointe intensive en connaissances qui donne de très bons résultats dans plus de 57 pays et n'est certes pas un concept d'agriculture de grand papa.

En Allemagne la demande bio explose mais une exploitation bio reçoit 180€ de subvention par ha/an contre 2 000€ pour une exploitation traditionnelle. Résultat plus de 30% du bio est importé ce qui occasionne une perte supérieure au coût des pariries permanentes, motif en particulier invoqué par l'actuel ministre de l'agriculture allemand Hans-Peter Friedrich alors que la qualité des sols allemands et aquifères est le plus souvent dégradée. De plus le maïs énergétique concurrence largement le bio.

En France l'Inra notamment a bien démontré l'intérêt de plus d'agriculture bio, de robotique agricole et de méthodes d'agroécologie notamment.

Agronome | 03 octobre 2014 à 16h03
 
 

Je trouve extraordinaire qu'un « agronome » puisse affirmer que « l'agriculture bio [...] ne produit pas moitié moins mais souvent de façon quasiment équivalente à l'agriculture... »

Blé conventionnel en France : plus de 70 quintaux à l'hectare. Blé « bio » : autour de 30. Statistiques de FranceAgriMer. Maïs : plus de 100 contre moins de 60. Colza : on peut oublier en « bio ». On peut aligner les chiffres (quand on les trouve...).

Les exploitations « bio » allemandes ne recevraient que 180 € de subventions par hectare et par an ? C'est une blague ?

Les agribios allemands touchent plus de subventions par ferme et à l'UTH que leurs collègues conventionnels. C'est l'inverse en France.

Source : « Organic versus conventional farming, which performs better financially? »

Wackes Seppi | 03 octobre 2014 à 17h43
 
 

@ Wackes Seppi

Sylvie Brunel, ex-présidente d'Action contre la faim, confirme vos propos.

"Si tous les pays riches passaient au bio, la production alimentaire mondiale chuterait. Ainsi, en France, nous serions loin de dégager les excédents qui nous permettent aujourd'hui d'être un des premiers pays agro- exportateurs du monde."

luc | 04 octobre 2014 à 12h46
 
 

Heureusement, les salaires de nos politiques ne baissent pas...déjà surchargés, ils pourraient se mettre en grève...
Finalement, ça nous reposerait.

Bon , les seuls gagnants restent les promoteurs éoliens. Leurs revenus sont encore garantis à la hausse.

Clémence | 04 octobre 2014 à 22h04
 
 

@ W. Seppi : vous savez certainement qu'il existe plusieurs centaines d'études comparatives dans le monde et dans toutes conditions (+nombreux paramètres) entre l'agribio et le conventionnel. Je n'ai pas cité les cas où l'agribio donne une meilleure productivité (plusieurs cultures ou en cas de sécheresse etc). Les compilations statistiques telles que réalisées en Suisse et par l'UE entre autres donnent des écarts de productivité de seulement 5 à 20 % la majorité du temps sur l'ensemble des cultures qui se réduisent sur la durée (meilleure qualité des sols à l'origine lessivés par les engrais/monocultures etc) et avec en plus un potentiel certain d'améliorations. Et ce sans parler ni de tous les autres avantages de l'agribio (et techniques d'agroécologie et robotique associées) ni des bilans d'élevage. Je ne parle pas non plus des bien meilleurs rendements (et avantages) dans l'ensemble des pays en développement donc globalement dans le monde. Il faudrait aussi évoquer le fait que les engrais actuels répandus (phosphates etc) - env. 780.000 tonnes par an en France - de part leur qualité de moins en moins bonne (métaux lourds, uranium etc) outre problèmes associés pourraient notamment faire tourner plusieurs centrales nucléaires.

Concernant les subventions au bio je ne fais que citer Jan Plagge président de l’Union du secteur alimentaire biologique BÖLW (Bund Ökologische Lebensmittelwirtschaft) et les rapports (précis) de cet organisme.

Agronome | 06 octobre 2014 à 02h17
 
 

Agronome

Agronome

Votre pseudo est une tromperie !!!

Où avez-vous vue des moyennes de RDT en bio qui arrivaient aux niveaux des conventionnels ???

En pays de la Loire, une des zones avec les plus gros RDT en blé tendre bio ont dépasse effectivement quelque foi les 50 qx (très rare cette année) ! OUI mais juste à coté en conventionnel on est souvent à plus de 100 qx..
Votre niveau de compétence d’analyse ne serait il pas de comparer des rdt bio de Vendée avec des rdt de zone ou les potentiel des conventionnel serait de 65qx max (et où les blé bio passe en vérité à 25qx).

Vos discours sur les subventions allemandes sont complètement à coté de la plaque aussi !!

Quel rapport pouvez vous avoir avec l’agronomie pour dire autant de contre vérité (pas la première foi de votre part).

Si on débat souvent avec d'autre agro sur divers sujet,il n'y a pas de débat sur la faiblesse des rdt bio par rapport au conventionnel (constat de terrain suffisant)!

Pour vous "l'agronome":
Vos affirmation prouvent que:
Vous n’etes pas sur le terrain !
Vous ne pouvez être en développement ou recherche !

Reste une hypothèse qui fais peur:
l’enseignement et là on a un grave problème .Si c’est le cas car cela signifierait que vous etes sortie de l’école et seriez passé directement a l’enseignement sans aucune expérience de terrain pour le résultat que vous affiché.

Dieu merci, il y a aussi des profs de phyto qui savent vraiment de quoi il parle !

yann | 06 octobre 2014 à 12h23
 
 

Pour la baisse du budget du ministère des écolo-politiques, il ne faut pas oublier les engagements hors budget comme les appels d'offres pour l'éolien en mer qui se montent à ce jour entre 48 et 60 milliards d'euros pour les six lots attribués.
Il seront remboursés par un impôt déguisé qui s'appelle la CSPE une taxe sur les factures l'électricité assujettie de surcroit à la TVA.
Il semblerait que pour que cela se voie moins, cette CSPE serait étendue à d'autres formes d'énergie comme le fuel domestique et ou le gaz.
A quand la transparence sur les "vraies" dépenses des ministères?

ITC78 | 06 octobre 2014 à 21h11
 
 

M. Luc a écrit le 4 octobre 2014 à 12h46 :

« Sylvie Brunel, ex-présidente d'Action contre la faim, confirme vos propos. »

Oh non ! Mme Brunel – une personnalité remarquable pour ce qui est de l'alimentation – a fait sa propre analyse. Ce que vous citez est un euphémisme, bien rare chez elle.

Si la France passait intégralement au « bio », elle nourrirait convenablement sa population... huit mois par an (à vue de nez).

.

M. ou Mme l'imposteur qui se dit agronome,

Oui, je sais qu'il y a plusieurs dizaines d'études comparatives (centaines, je doute). Figurez-vous que j'ai écrit sur le sujet sur un autre site, après analyse détaillée. Figurez-vous aussi que vous n'allez pas m'impressionner avec « des écarts de productivité de seulement 5 à 20 % la majorité du temps sur l'ensemble des cultures », quand les statistiques de FranceAgriMer sur la réalité de terrain – pas les essais plus ou moins bidonnés – donnent des écarts de plus de 50 %.

En revanche, vous m'impressionnez quand vous laissez entendre que les engrais phosphatés « pourraient notamment faire tourner plusieurs centrales nucléaires ». Ça vous classe...

Vous auriez cité des chiffres du BÖLW ?

Bizarre !

J'y ai fait un tour... et je n'ai pas trouvé vos chiffres. Il y a au contraire un tableau qui donne en moyenne 550 € de paiements directs et de subventions pour le « bio » contre 399 € pour le « conventionnel ».

[À suivre]

Wackes Seppi | 07 octobre 2014 à 01h45
 
 

C'est dans « Zahlen, Daten, Fakten: Die Bio-Branche 2014 », « Kapitel 11: Wirtschaftlichkeit des Öko-Landbaus ».

Il n'y a pas – pour reprendre le propos de M./Mme Yann – que votre pseudo qui est une tromperie !

.

M./Mme Yann a écrit le 6 octobre 2014 à à 12h23 :

« Où avez-vous vue des moyennes de RDT en bio qui arrivaient aux niveaux des conventionnels ??? »

Il – l'imposteur qui se prétend agronome – a lu ça dans sa littérature favorite. Ce n'est pas forcément faux. Prenez un « conventionnel » sans beaucoup d'intrants et un « bio » qui met beaucoup de matière organique dans des situations sans pression de mauvaises herbes et dans une année sans pression de parasites et maladies...

Dans les pays en développement, prenez d'un côté un jardin, de l'autre un jardin alimenté par de la matière organique issue de la forêt voisine ; et surtout un « expert » militant ou incompétent ou, de préférence les deux... Et oh ! Miracle de la « bio »...
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Wackes Seppi | 07 octobre 2014 à 01h49
 
 

@ Yann et W Seepi : Hormis l'invective votre spécialité, vous n'avez visiblement pas une approche scientifique (ou vous faîtes de la propagande pour des lobbies engrais pesticides que vous représentez ?) il est regrettable que je ne puisse vous mettre ici de nombreux liens scientifiques.

L'agribio existe depuis 1 siècle et les comparatifs agribio et conventionnel depuis plusieurs décennies ont généré des centaines d'études et nombreuses méta-études = des millions d'exploitations concernées. Tous les vrais agronomes (comme moi, désolé) vous confirmeront que les rendements bio augmentent avec le temps à l'inverse du conventionnel. Donc prendre une étude de très court terme comme vous le faîtes n'a pas de sens. Je vous ai cité une moyenne d'écarts des méta-études dans les pays développés reprise entre autres par Eurostat Farm Structure Survey. Les analyses statistiques à grande échelle permettent de repérer des cas où l’agriculture biologique est la plus intéressante. Je partage l’avis de l’Inra et du Cirad (prospective Agrimonde etc) où l'argument qui veut que le rendement de l’agriculture biologique représente 1/3 ou 1/2 du rendement de l’agriculture traditionnelle est basé sur des hypothèses biaisées et un manque d’information et où agribio et agroécologie ont une part importante vus leurs multiples avantages - 20 à 50% de Ges - d‘énergie - d’engrais - de N2O, 4,4 à 5,6 fois - d’infiltration de produits azotés - de pesticides (-233 fois parfois) - métaux + antiox etc

Agronome | 08 octobre 2014 à 01h36
 
 

Agronome
Vous dites :
« Tous les vrais agronomes (comme moi, désolé) vous confirmeront que les rendements bio augmentent avec le temps à l'inverse du conventionnel »

STOP


Vous etes un menteur incompétent en agronomie !
Oui les rdt bio progresses (on y travail monsieur l’usurpateur)
Mai vous mentez en disant que les RDT en conventionnel n’augmente plus !

Ce que l’on constate seulement sur le blé, c’est que la courbe d’augmentation n’est plus aussi forte qu’avant 1990.Mais les progrès continu.
Pour le maïs la betterave par exemple on est toujours sur les mêmes hausses annuelles de rdt.
Pour la stagnation des blé (qui ne progresse plus aussi vite qu’il y a 15 ans) plusieurs hypothèses sont mis en avant, mais aucune n’a avoir avec se que vous sous entendez.
Entre autre au début des années 90, la surface en blés de panification supérieure (BPS) représentait 31 % des surfaces de blé françaises, elle est passée à 80 % en 2007-2008.L’augmentation de la qualité qui améliore les prix de ventes au qx se fait au détriment de la quantité obtenu par les blés fourragés (rdt blé F supérieur en moyenne au rdt blé BPS).

Dire qu’il y a que le bio qui augment est d’une bêtise sans nom qui prouve votre volonté d’être un escrologiste environnementeur ! (Ou alors « bonjour » pour vos capacités d’analyses si vous croyez ce que vous dites…)
Je travail pour les agriculteur conventionnel et bio et non pour les firmes.

suite

yann | 08 octobre 2014 à 10h28
 
 

suite et fin pour le faux agro

vous dites:
« Donc prendre une étude de très court terme comme vous le faîtes n'a pas de sens ».
Sans commentaire : que vous fassiez des remarques sur les sources d’informations est risible de votre part au vues de vos références!
En recherche et développement (mon activité principal au sein d'un des plus gros service agronomique de france) il est bien connue que nous nous informont grace au reportage de la Cinq ou avec des séralini et consort.LOL.

une crainte me titille: et si agronome croyait vraiment se qu'il dit et avait quand même une formation agro et si pour finir la cata il était prof (jamais sur le terrain ).....
Un lycée dans la vienne refusait des élèves autrefois et les choisissait sur dossier.De jeunes profs sans expériences sont arrivés avec des idées formaté par la mode écolobobo....Aujourd'hui après quelque années seulement, le lycée a perdu sa réputation et cherche des élèves pour ne pas fermer de classe.....Constat rassurant :Les élèves en formation agri sont souvent d'origine agricole et on ne peu pas leur raconter n'importe quoi.



Du fait de votre triste attitude de désinformation en se faisant passer pour un agro (faux de toute évidence (ou éventuellement du niveau de Lefoll )), ne venez pas vous plaindre des invectives .Elle sont déjà contenues par respects pour les autres lecteurs.

yann | 08 octobre 2014 à 10h39
 
 

@ Yann : vous vous croyez obligé de faire d'immenses posts pour ne rien dire comme W. Seppi afin de tenter de cacher votre manque affligeant de références, connaissances et approches objectives et scientifiques. Vous n'avez rien compris à ce que j'écrivais sur l'évolution comparée d'une culture bio et conventionnelle avec le temps, en outre largement confirmée par maintes études de terrain justement.

Il est inquiétant que dans l'un selon vous "des plus gros services agronomiques de France" ils recrutent des abrutis demeurés incapables de comprendre un texte, d'écrire 3 lignes sans fautes d'orthographe et dont l'activité principale est d'éructer des invectives parsemées de vieux souvenirs personnels hors-sujet dont on se fiche, à défaut d'arguments sérieux.

Vous feriez mieux d'analyser sérieusement les études parmi les centaines disponibles dont nombreuses méta-études avant de poster la prochaine fois.

C'est dommage car le sujet qui occupe une part importante des activités de l'Inra notamment et dont le potentiel et la demande sont élevés au plan mondial était plus qu'intéressant mais vos interventions comme celles de W. Seppi sont souvent les plus déplorables, étriquées, passéistes et erronées du site, aussi je vous laisse à vos betteraves, vieux souvenirs hors-sujet, aigreurs et invectives.

Agronome | 08 octobre 2014 à 12h03
 
 

Vous dites
« Il est inquiétant que dans l'un selon vous "des plus gros services agronomiques de France" ils recrutent des abrutis demeurés incapables de comprendre un texte, d'écrire 3 lignes sans fautes d'orthographe. »

Et si tu savais ce qu’il me paye en plus (j’ai bien fait de quitter l’enseignement alors que toit apparemment tu ne pourras pas, pour le plus grand malheur des étudiants qui devrons te subir…) !
Pour les fautes, j’ai un secrétariat qui me corrige. (Je sais où sont mes compétences).

Vous rajoutez :
« Vous feriez mieux d'analyser sérieusement les études parmi les centaines disponibles dont nombreuses méta-études avant de poster la prochaine fois »

de t'as part, c’est vraiment rigolo .

« Vous n'avez rien compris à ce que j'écrivais sur l'évolution comparée d'une culture bio et conventionnelle avec le temps »

T’es vraiment mignon !
Tu n’as pas écrit :
« l'agriculture bio - qui ne produit pas moitié moins mais souvent de façon quasiment équivalente à l'agriculture »
ou
« Tous les vrais agronomes (comme moi, désolé) vous confirmeront que les rendements bio augmentent avec le temps à l'inverse du conventionnel. »

C’est complètement faux.
Tout vos blabla escrolomenteur et croyance bobo bio n’y changeront rien.

Sur ma zone (17, 85, 79,44) nous suivons 1800Ha de blé bio avec une des moyennes de RDT les plus élevée en France.
Mais je le répète ou l’on dépasse les 50qx en bio on arrive sans Pb à 100qx en conventionnel.

Le bio progresse et le conv. aussi

yann | 08 octobre 2014 à 14h03
 
 

Vous, agronome ? Quelle école ?

Pour l'invective et l'ad hominem, vous êtes fort ! Non, je ne fais pas « de la propagande pour des lobbies engrais pesticides », que je ne représente pas (et que je n'ai jamais représenté).

Vous vouliez nous mettre des liens scientifiques ? Vous devriez lire les critiques de la somptueuse « étude » de Badgley et al.

Vous pouvez aussi – enfin s'il vous reste un peu d'esprit critique sur un sujet que vous abordez manifestement par le côté dogmatique et idéologique – analyser en détail les merveilleux rapports compilés par l'UNEP et l'UNCTAD.

Je vous donne une méthode à la base des « études de cas » : soit un hectare de surface utilisée, avec un jardin de 100 m2. On ramasse toute la matière organique de l'hectare pour la mettre dans le jardin. La production augmente de 300 %. Et on annonce fièrement que l'agriculture biologique est capable d'augmenter les rendements de 300 %.

Vous pouvez aussi réfléchir, enfin peut-être.

« L'agribio existe depuis 1 siècle... » ? Quatre pour cent de la SAU en France, et encore grâce à des conversions qui suivent le rythme des incitations financières et autres subventions. Moins de 1 % dans les zones fertiles et productives. Les deux tiers en surfaces fourragères. Ça ne vous interpelle pas ?

Vous pouvez aussi vous demander pourquoi le FiBL n'a pas poursuivi la publication de ses essais comparatifs.

[À suivre]

Wackes Seppi | 08 octobre 2014 à 14h36
 
 

Et de chercher à en savoir un peu plus sur les méthodes qui permettent de « prouver » que le bio est compétitif par rapport au conventionnel.

.

Vous devriez aussi apprendre à rester sur le sujet. Vous pourrez tromper les béotiens et les naïfs en biaisant, pas les gens rationnels et encore moins les experts.

Votre argument de départ a été : « ...l'agriculture bio [...] ne produit pas moitié moins mais souvent de façon quasiment équivalente à l'agriculture aidée d'importants apports d'engrais et pesticides... »

Maintenant vous nous sortez : « Tous les vrais agronomes [...] vous confirmeront que les rendements bio augmentent avec le temps à l'inverse du conventionnel. »

La première assertion était fausse. La deuxième l'est aussi. Les rendements ne peuvent se maintenir – et a fortiori augmenter – que si les éléments fertilisants exportés par la récolte sont restitués, d'une manière ou d'une autre.

Vous ne contestez donc pas les chiffres que j'ai tiré des publications de FranceAgriMer. Vous auriez pourtant pu me rétorquer que les bases ne sont pas les mêmes... De mon temps on apprenait aussi à penser et à raisonner dans les Agros.

Mais vous n'iriez pas loin. Je vais vous citer à nouveau « Organic versus conventional farming, which performs better financially? »

[À suivre]

Wackes Seppi | 08 octobre 2014 à 14h38
 
 

Vous y trouverez des graphiques très intéressants. Pour le blé, les écarts sont semblables en Allemagne et en France : plus de 70 quintaux à l'hectare, en fait plutôt près de 80, en conventionnel, autour de 30 en bio. Même image pour le lait : en Allemagne, plus de 7000 litres/vache en conventionel, moins de 6000 en bio ; et pour la France plus de 6000 et plus de 5000, respectivement.

.

Sur la question des subventions.

Petit rappel : vous affirmiez : « En Allemagne la demande bio explose mais une exploitation bio reçoit 180€ de subvention par ha/an contre 2 000€ pour une exploitation traditionnelle. »

Puis, confronté à : « Les agribios allemands touchent plus de subventions par ferme et à l'UTH que leurs collègues conventionnels. C'est l'inverse en France », vous avez affirmé : « je ne fais que citer Jan Plagge président de l’Union du secteur alimentaire biologique BÖLW »

Je cite un tableau du BÖLW qui donne en moyenne 550 € de paiements directs et de subventions pour le « bio » contre 399 € pour le « conventionnel ». Trois fois plus d'un côté, quatre fois moins de l'autre...

Réponse : silence...

Au fait, M. Jan Plagge n'est pas président du BÖLW. C'est Felix Prinz zu Löwenstein...

Au fait aussi, votre citation de M. Plagge est au mieux de seconde main. Son deuxième chiffre – dont je n'ai pas vérifié l'exactitude – c'est les subventions pour le maïs destiné à la production d'agrocarburants.

[À suivre]

Wackes Seppi | 08 octobre 2014 à 14h39
 
 

Poursuivons : « Donc prendre une étude de très court terme comme vous le faîtes n'a pas de sens » ?

Ni M./Mme Yann ni moi-même avons pris une « étude à très court terme »...

« Je vous ai cité une moyenne d'écarts des méta-études dans les pays développés »... Vous devriez mieux vous informer. Seufert, dans Nature, trouve un écart de 34 % quand les systèmes bio et organique sont comparables.

« ...reprise entre autres par Eurostat Farm Structure Survey » ? Je n'ai pas trouvé. Et il m'étonnerait qu'un service de statistiques se référât simplement à des statistiques de tiers.

Agrimonde ? Il faudra être plus précis. Mais quand on lit : « ...pesticides (-233 fois parfois) »...

Wackes Seppi | 08 octobre 2014 à 14h40
 
 

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