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Des collectivités franciliennes signent la Déclaration du ''Compte-à-rebours 2010'' pour la Biodiversité

En signant la Déclaration du ''Compte-à-rebours 2010'' pour la biodiversité, la Région Ile-de-France, le Conseil Général de Seine Saint-Denis et plusieurs communes franciliennes s'engagent à enrayer la perte de la biodiversité.

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Des collectivités franciliennes signent la Déclaration du ''Compte-à-rebours 2010'' pour la Biodiversité
M. Placé, Président de Natureparif, M. Letourneux, représentant de l'UICN France et M. Winkler, responsable du Count-down 2010
   
Réunis par Natureparif, l'agence régionale pour la Biodiversité en Ile-de-France, en présence de Sebastian Winkler, responsable international pour le Count-Down 2010 au sein de l'UICN, une dizaine d'élus franciliens ont signé le 20 janvier la Déclaration du ''Compte-à-rebours 2010'' et s'engagent à enrayer la perte de la biodiversité.

''Le Compte-à-rebours pour la Biodiversité 2010'' est né en 2002, lorsque les Etats réunis au Sommet mondial de la Terre à Johannesburg, ont décidé de ralentir de manière significative le recul de la Biodiversité d'ici à 2010. En effet dans le monde, 16.928 espèces sont menacées d'extinction sur 44.838 espèces mises sous surveillance, selon la dernière liste rouge établie par l'Union Mondiale pour la Nature (UICN). Afin de conserver la faune et la flore du pays en Métropole et Outre-Mer, la France qui est signataire depuis 1992 de la Convention sur la Diversité Biologique, a mis en place en 2004 sa Stratégie Nationale pour la Biodiversité (SNB) dont la finalité consiste à stopper la perte de la biodiversité d'ici 2010.

C'est dans ce contexte que Natureparif a accueilli les premières collectivités locales franciliennes signataires de la Déclaration du ''Compte-à-rebours 2010'' pour la Biodiversité : Arcueil (94), Aubervilliers (93), Auvers-sur-Oise (95), Cesson (77), Champagne sur Seine (77), Chelles (77), Conflans-Sainte-Honorine (78), Coubron (93), Fontainebleau (77), Marcoussis (91), Méry-sur-Oise (95), Paris (en cours de délibération), Savigny-le-Temple (77), Saint Rémy les Chevreuse (78) ainsi que le Conseil Régional d'Ile-de-France et le Conseil Général de Seine Saint-Denis.

La Région Ile-de-France a été la première région française à signer la déclaration, en 2006, rappelle Jean-Vicent Placé, président de Natureparif qui espère que d'autres collectivités franciliennes seront nombreuses à suivre cet exemple. Par ailleurs, la région Ile-de-France a rejoint les 550 pays, villes et régions du programme LAB (Action Locale pour la Biodiversité) coordonné par l'ICLEI (International council for local environnemental initiatives). La Région prévoit un budget de 5 millions d'euros par an consacré à la préservation de la biodiversité.

Un objectif qui reste difficile à atteindre en 2010

Nous avons fait des progrès mais il reste beaucoup de choses à faire, a indiqué Sebastian Winkler, responsable international pour le Count-Down 2010 au sein de l'UICN.

En décembre dernier, la Commission européenne avait fait part de son scepticisme face aux objectifs à atteindre en 2010 et appelé à ''redoubler d'efforts au cours des deux prochaines années'' pour maintenir la diversité biologique. Rappelons qu'en Europe, 42% des mammifères, 43% des oiseaux, 45% des papillons mais aussi 30% des amphibiens, 45% des reptiles et 52% des poissons d'eau douce sont menacés d'extinction.

Pour Sebastian Winkler, les Gouvernements seuls ne parviendront pas à atteindre cet objectif en 2010. A deux ans à peine de l'échéance, le ''Compte à Rebours'' pour la biodiversité entend mobiliser tous les acteurs et rassemble les gouvernements, les organisations internationales, les ONG, les entreprises et 400 autorités locales. Un maire sur cinq au Danemark a signé la déclaration, a précisé M. Winkler qui se félicite de l'engagement en France des collectivités locales franciliennes.

Il faut demander des actions concrètes au niveau local pour stopper l'érosion de la biodiversité (agendas 21, etc.) et ne pas négliger les petites actions autour, a ajouté le responsable international de l'UICN. En Europe, nous n'allons pas arrêter la perte de la biodiversité avec Natura 2000, a souligné M. Winkler. Si le réseau de zones naturelles protégées Natura 2000 ''s'est considérablement étendu'' et comprend désormais plus de 25.000 sites (17 % du territoire terrestre de l'UE), des efforts restent à faire pour achever la mise au point du réseau, notamment en ce qui concerne les zones marines protégées, avait indiqué la Commission européenne.

Vers un GIEC de la biodiversité

Aux côtés de la lutte contre le changement climatique, la biodiversité est notre plus grand défi, a indiqué M. Winkler qui recommande de s'aligner sur les objectifs fixés par le protocole de Kyoto pour empêcher la destruction des ressources végétales et animales.

En mai dernier, les membres de la conférence de l'ONU sur la biodiversité avaient également émis à Bonn l'idée de créer un groupe d'experts consacrés à l'étude et la protection de la biodiversité à l'image du GIEC sur le climat, prix Nobel de la paix 2007. Rappelons que l'idée de la création d'un GIEC de la biodiversité avait été soulevée en janvier 2005 à Paris, à l'occasion d'une conférence internationale, à l'initiative du président Jacques Chirac. Les négociations ont déjà débuté pour l'après 2010 avec l'idée de mettre en place des mesures plus concrètes, comme la lutte contre les espèces invasives, cite Sebastian Winkler.

Dans la lignée du rapport Stern qui chiffrait le coût du changement climatique, le rapport de l'économiste indien Pavan Sukhdev souligne que la perte de la biodiversité coûterait au moins 7% du PIB mondial en 2050.


www.countdown2010.net

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Natureparif

Pour connaître les suites de cette campagne et obtenir des information complémentaires : www.natureparif.fr

Christophe | 23 février 2009 à 17h32
 
 

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