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NDDL : les travaux stoppés par la découverte de cinq nouvelles espèces protégées ?

Nature / Ecologie  |    |  Dorothée LapercheActu-Environnement.com

"Au moins cinq espèces protégées n'ont pas été prises en compte dans les dossiers réglementaires. Ni observées ou recherchées par les bureaux d'études, elles n'ont donc pas été évaluées dans les dossiers", dénonce le Collectif des naturalistes en lutte qui a réalisé des inventaires sur la zone d'aménagement de Notre-Dame-des-Landes (NDDL). "Par conséquent, aucune demande de dérogation pour la destruction de ces espèces protégées n'a été faite. Puisque la préfecture de Loire-Atlantique et le ministère de l'Ecologie en ont été informés et que nous sommes dans un état de droit, les travaux ne peuvent pas commencer", assure-t-il.

L'association a identifié trois plantes, un amphibien et un mammifère qui pourraient ainsi venir contrarier le planning de la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Ils ont transmis leurs fiches descriptives et leurs localisations dans la zone d'aménagement de NDDL au ministère de l'Ecologie et à la préfecture. Interrogée par Actu-environnement, cette dernière a indiqué ne pas souhaiter s'exprimer sur ce sujet.

"Dès lors que la présence des espèces protégées est prouvée, les demandes de dérogation sont obligatoires : c'est au préfet de le vérifier et de demander une étude complémentaire, précise François de Beaulieu, membre des Naturalistes en lutte. Comme nous sommes sur un terrain privé, nous n'avons pas le droit de faire intervenir nous même un huissier".

Une des cinq espèces identifiées, la plante rampante, la Sibthorpie d'Europe, s'avère protégée au niveau régional (arrêté du 25 janvier 1993) et figure parmi les plantes en danger de disparition de la liste rouge régionale des Pays de la Loire.

La petite fleur de la famille des Gentianacées, la Cicendie naine (Exaculum pusillum) est également protégée au niveau régional (arrêté du 25 janvier 1993). Elle figure sur la liste rouge du massif armoricain et sur la liste des plantes vulnérables de la liste rouge régionale des Pays de la Loire. La fleur jaune Pulicaire commune (Pulicaria vulgaris Gaertn) est protégée quant à elle au niveau national (arrêté du 20 janvier 1982), inscrite sur la liste rouge de l'UICN, et également dans la liste rouge du massif armoricain.

Le Triton de Blasius est protégé au niveau national (article 3 de l'arrêté du 19 novembre 2007). Enfin, la Crossope aquatique (Neomys fodiens), une musaraigne vivant dans des zones humides, est également protégée sur le territoire national (arrêté du 23 avril 2007).

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