Alors que la France et le Brésil ont adopté une position commune en vue de la réunion internationale de Copenhague, les leaders des pays Asie-Pacifique (Apec) réunis en sommet ce week-end, n'ont pas conclu sur des objectifs contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Rappelons que l'Apec comprend les trois plus gros émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre que sont la Chine, les Etats-Unis et l'Indonésie.
Les dirigeants de l'Apec ont déclaré que la conférence internationale sur le climat de Copenhague déboucherait seulement sur un accord politique et non sur un accord légalement contraignant, qui serait, lui, reporté à une date ultérieure et indéterminée après des négociations plus ''techniques''. Cette position a été rendue publique par Barack Obama, président des Etats-Unis et Anders Fogh Rasmussen, le Premier ministre danois, qui s’est rendu à la dernière minute au sommet de l’Apec.
Pour Greenpeace,
''abandonner l’objectif d’avoir un accord juridiquement contraignant à Copenhague est totalement irresponsable''. L'association accuse le Premier ministre danois de ''vendre'' un ''mauvais compromis'' aux pays industrialisés membres de l’Apec alors que le Danemark accueille lundi 16 novembre la « Pré-Cop », une réunion rassemblant les ministres de l’Environnement et qui est supposée présenter les contours d’un succès à Copenhague.
''Les leaders européens, en particulier Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Gordon Brown, doivent s’opposer publiquement à cet abandon d’un accord légalement contraignant à Copenhague'', estime Karine Gavand, responsable de la campagne Climat à Greenpeace France.
Ce ''compromis'' risque toutefois d'être à nouveau évoqué par le président chinois Hu Jintao et Barack Obama en visite en Chine à partir de lundi.
Florence Roussel
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