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Nucléaire : le secret défense renforce l'opacité complète de la filière française

Tandis que le « j’accuse » d’ex-cadres de l’atome japonais amplit de terreur au regard de la catastrophe toujours en cours, force est de constater que subsistent toujours en France, les conflits d'intérêts qui renforcent le déni de démocratie dans les choix énergétiques français.

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Nucléaire : le secret défense renforce l'opacité complète de la filière française
Corinne Lepage
Ancien Ministre de l'Environnement, Présidente de Cap21
   

Le « j'accuse » d'ex-cadres de l'atome japonais est terrifiant et sonne tellement « juste ». Reconnaissant que l'ampleur du tremblement de terre comme celui du tsunami était bien supérieur aux scenarii envisagés à Fukushima, ces ingénieurs avouent que les canalisations étaient posées en surface et non enterrées, ce qui explique qu'elles aient été arrachées. Ils ont accepté les plans de General electric sans trop se préoccuper de leur adaptation à la géographie locale pour assurer l'indépendance énergétique du Japon. Mashashi Goto, ingénieur ayant travaillé à la construction de la centrale admet que les systèmes de pompes étaient destinés à éteindre des incendies mineurs, pas à refroidir les réacteurs. Ces ingénieurs réunis dans un collectif font le procès de leurs négligences, de leur indifférence, de leur légèreté, mais surtout du système auquel ils ont appartenu. Mais ils ont été contrôlés par le NISA, équivalent de notre ASN, par l'AIEA, par leur administration. Comment expliquer cet aveuglement collectif dans un pays où la culture du risque apparait si ancrée et les techniques si sophistiquées. Ces ingénieurs ne supportent plus la culpabilité qui les ronge mais qu'en est-il de TEPCO et des organismes de contrôle ?

Ce type de comportement n'est-il pas en définitive inhérent au système nucléaire lui-même ? En réalité, la consanguinité entre les contrôleurs et les contrôlés dans le système nucléaire n'exclut-il pas a priori un réel contrôle ? Ainsi, à titre d'exemple parmi des centaines, faut-il le rappeler, la réponse de Mr Repussard, Directeur Général de l'Institut de Radioprotection, répondant à une interrogation sur les risques de contamination dus aux dégagements nucléaires de la centrale de Fukushima pour la France, lors de son audition dans le cadre de la commission parlementaire du 16 Mars, ayant pour sujet la crise nucléaire Japonaise, fût la suivante : « Il n'y a pas plus de risques que durant la période des Essais Nucléaires ».

Conflits d'intérêts

Si on ne comprend pas que c'est bien la raison d'État qui est à l'origine du développement de l'énergie nucléaire civile (et bien sûr a fortiori militaire), on ne peut pas comprendre ce système hors du droit commun qui dispose de ses propres organismes, de son propre droit, de son propre contrôle. Or, ce "j'accuse" japonais devrait résonner dans la société française comme un avertissement sans frais en ce qui nous concerne. En effet, nombre d'ingénieurs, y compris venus du nucléaire ont, au cours des années, souligné les faiblesses et les risques de nos installations. Ils ont été évidemment poursuivis et mis sur la touche au bénéfice d'"experts" qui défendaient le nucléaire, y compris en occultant au passage le fait qu'ils étaient consultants pour les exploitants nucléaires eux même.

Grâce à Michèle Rivasi, nous disposons aujourd'hui en France de la CRII-RAD, qui est en capacité de donner des informations fiables sur la pollution radioactive. Grâce à Youri Bandajevsky, nous disposons dans le domaine médical d'un certain nombre d'informations fiables sur la réalité de la tragédie de Tchernobyl. Mais, pour l'essentiel et en particulier pour l'information qui est donnée à nos concitoyens, nous sommes victimes d'une désinformation permanente qui dénie le risque et cache les fragilités. Bien évidemment, l'extension du secret défense à la quasi-totalité du domaine nucléaire n'a fait que renforcer une opacité complète qui exclut la réalité d'une information au sens propre du terme sur les centrales nucléaires françaises pour se limiter dans le meilleur des cas à une communication et dans le plus mauvais à une propagande.

Pour ma part, ayant vu de très près le dossier de Fessenheim, je suis scandalisée des risques pris par l'exploitant avec la bénédiction de l'autorité de sûreté. Le refus d'investir des sommes, qui auraient été nécessaires pour répondre aux normes de 2000, témoigne de la prise de risques de manière délibérée tant par le ministre que par l'exploitant et par l'autorité de sûreté.

Dès lors, si la France est un pays démocratique, si la presse fait son travail et en particulier croise les "informations" qui lui sont fournies par le lobby nucléaire et se pose les bonnes questions, alors, des bouleversements sont à attendre dans l'organisation même du contrôle des installations nucléaires. À l'heure où le sujet des conflits d'intérêts est brûlant et public, ce sujet ne peut pas être exclu du débat sur le nucléaire. Simplement, il revêt une configuration très particulière dans la mesure où le lobby nucléaire a accrédité l'idée que son intérêt se confondait avec celui de l'État, qui se confondait avec celui des Français. C'est évidemment faux. Mais, partant de là, il ne peut y avoir conflits d'intérêts puisqu'il s'agit du même intérêt.

C'est la raison pour laquelle il est fondamental de bien distinguer l'intérêt de l'industrie du nucléaire, celui de la Défense Nationale (nucléaire militaire) et celui de tous les Français. À partir du moment où ces séparations sont bien marquées, il devient alors possible et finalement assez simple de démontrer les conflits d'intérêt évidents entre ceux qui sont chargés de porter l'intérêt de la nation et ceux qui ne font que défendre un intérêt industriel, dont le profit est de plus en plus privé mais dont la nation française assume les risques technologique et financier. C'est la raison pour laquelle il est indispensable d'ouvrir un très large débat pour bien déterminer ce dont nous parlons. Qu'est-ce qu'aujourd'hui le nucléaire en France ? Quels avantages économiques ? Combien d'emplois créés ? Combien d'impôts perçus ? Quels coûts collectifs ? Quels coûts financiers passés présents et futurs ? Quels impacts sur les autres activités économiques ? Quel coût sanitaire pour les populations exposées et pour les salariés, à commencer par les sous-traitants ? Quel coût pour le démantèlement ? Autant de questions qui démontrent à l'évidence que l'intérêt des uns n'est pas nécessairement celui des autres et qu'en conséquence confondre intérêt général et intérêt du nucléaire, par les gouvernements successifs et nombre de parlementaires depuis près de 50 ans, est non seulement faux mais dangereux à bien des égards. Espérons que la raison sera suffisante pour ne plus perdre de temps avant de changer notre fusil d'épaule.

Des alternatives sont possibles, il suffit de les mettre en place.

Corinne LEPAGE, avocate, ancien Ministre de l'Environnement, Présidente de Cap21.

Réactions17 réactions à cet article

 

"si la presse fait son travail et en particulier croise les "informations" qui lui sont fournies par le lobby nucléaire et se pose les bonnes questions"

madame, c'est le coeur du débat ! personne dans la presse spécialisée ou généraliste s'est offusqué des postes de charpin chez EDF avant ErDf aujourd'hui. Personne n'a enqueté sur le fait que les chiffres avancés sur TF1, F2... étaient fallacieux alors qu'un gosse de 5e aurait résolut l'équation. Merci tt de meme a certains de donner la parole ou une tribune dans leur colonne a des avis spécialisés mais forcément partisant, ce que l'on ne peut reprocher, en général a la presse non engagée (le monde pâr exemple)

EnR37 | 21 mars 2011 à 23h09
 
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Bonjour,
Bien que tout ces liens, et toutes ces "combines" d'auto-protection du nucléaire soient connus, une piqure de rappel fait toujours du bien. Ce qui m'offusque personnellement, c'est que plus personne ne peut nier la connivence entre les états, l'industrie nucléaire, etc. Ma question est alors la suivante: Pourquoi, diantre, les populations ne réagissent pas? Car une chose est sûr. Avec je ne sais combien de dizaines de réacteurs rien qu'en Europe, aucun état ne prendra la décision, seul, de sortir du nucléaire pour des raisons de sécurité. Car quoi qu'il arrive, que l'on soit en France, en Allemagne en Suisse ou en Pologne, nous savons tous qu'une catastrophe aura des répercutions sur l'ensemble du continent.
Autres questionnement... Que vont-ils faire de Fukushima? Après même pas 30 ans, la structure qui "protège" Tchernobyl cède... Allons nous faire la même chose au Japon? Faire un sarcophage de béton et d'acier qui tiendra 15 ou 20 ans? Les ingénieurs pourront-ils démanteler les restes des réacteurs partiellement fusionnés? Chose techniquement impossible à entreprendre à Tchernobyl selon certains experts...

kluck | 22 mars 2011 à 12h16
 
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Peut-être faut il communiquer autrement, sans utiliser le nucléaire pour défendre des idéologies : il faut moins consommer, retour à la nature, etc.. Le simple bon sens permettrait de faire réaliser que le jeu n'en vaut pas la chandelle. Certes le principe du nucléaire est scientifiquement magnifique et peut servir à certaines applications, tout au moins à la recherche fondamentale. Néanmoins, ce n'est économiquement pas rentable si on compte réellement les coûts des déchets et démantèlements. Aussi le risque de mort à notre continent est trop élevé, sans tomber dans le délire du principe de précaution, la preuve est faite que la probabilité d'un accident n'est pas négligeable.

Lambda | 22 mars 2011 à 13h55
 
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On tourne en rond ... que ce soit pour les filières alimentaires ou pour les énergies c'est tjs pareil, l'aspect financier domine sur le sanitaire et l'environnemental.
Pourtant ces mêmes gens mangent la même chose que nous, respirent notre air et boivent la même eau, auraient ils des tendances suicidaires pour cautionner tout ça ?

samanthaoups | 24 mars 2011 à 09h02
 
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Bravo à Corinne Lepage pour cet excellent plaidoyer juste, honnête, non pour ou contre le nucléaire, mais pour que la décision de prise de risques sur le nucléaire soit celle des français et et non celle des intérêts de groupes industriels qu'ils soient publics ou privés.

Olivier64 | 24 mars 2011 à 09h26
 
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La prise de position de C.Lepage est interessante en montrant que les manques de precaution vis a vis du tsunami proviennent des decisions de la société privée japonaise qui a conçu la centrale dangeureuse. En France on oublie que le nucléaire n'est pas l'oeuvre d'une société privé, mais a été crée par des fonctionnaires, le CEA et l'EDF (à l'époque entièrement publique). Ce que l'on apelle le "lobby" du nucléaire resulte de la volonté de fonctionnaires voulant assurer l'independance energetique de la France et non pas d'intêrets privés. L'industrie privée a ensuite pris le train en marche. Alors retablissons la vérité même si la France est le pays ou les "rumeurs" se developpent bien.
On pourrait comparer le nombre de morts dus au nucléaire civil en Europe à celui qui est dus aux pesticides , pollution automobbile (NOx et particules cancerigène) plusieurs dizaines de milliers en Europe chaque année. En face des lobies bien réels des automobilistes, ou des pesticides je pose la question ; les avocats du système libéral agissent-ils dans ce domaine ?

fleurent | 24 mars 2011 à 10h13
 
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D'accord avec "Fleurent" concernant les décès que l'on ne compte plus à cause des pesticides qui polluent l'eau, l'air, les sols et pour longtemps. Bien sur, s'il est possible de réduire, voire de supprimer à terme le nucléaire c'est bien. Mais en attendant, nous pouvons, immédiatement, (en changeant notre façon d'acheter), commencer par supprimer complètement les pesticides en France. Montrons l'exemple en achetant tout BIOLOGIQUE. ça c'est en notre pouvoir. le nucléaire ne dépend pas que de nous.

bienvivrebio | 24 mars 2011 à 10h31
 
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Chacun a le pouvoir d économiser l énergie et de développer les énergies renouvelables chez lui et dans sa commune. Soutenir l agriculture durable est une manière de participer.

Et disons haut et fort que nous ne voulons plus payer pour le nucléaire dans nos impôts. C est trop cher (je parle du vrai coût.. recherche, stockage des déchets, chauffage électrique, etc.), trop dangereux et personne ne veut de déchets nucléaires chez lui.

Par ailleurs nous ne sommes pas une compagnie d assurance pour les industriels du nucléaire ! Si aucune assurance ne veut les assurer parce que le risque est énorme, alors qu ils montrent qu ils ont les crédits pour payer seuls et que les politiques soient jugés où il se doit en cas de catastrophe (à la Hague).

123soleil | 24 mars 2011 à 11h50
 
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Un article qui fait réfléchir (ça change) sur un sujet qui devrait nous faire réagir. Peut être sommes nous trop conditionner à ne pas se poser de questions de fonds sur le nucléaire en France ?

Romain | 24 mars 2011 à 12h06
 
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@fleurent:
Il y a un point essentiel dans l'argumentaire de Corinne Lepage que vous semblez escamoter. C'est la transparence, le nucléaire civil est sous la "protection" du secret-défense. Pourquoi des entreprises ou instituions publiques ont besoin de cacher les risques au citoyen?
Qui plus est, c'est l'effet inverse qui est ainsi obtenu, celui d'une méfiance excessive du citoyen à l'égard du Nucléaire.

Olivier64 | 25 mars 2011 à 10h10
 
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récemment, j'ai signé une pétition sur un site: Pétition sur "Pour une remise en question du "Tout Nucléaire Français""

Je suis pour la réduction de l'énergie nucléaire dans la juste mesure et de compenser cette réduction par l'énergie renouvelable(éoliennes, hydraulique, panneaux solaires et bien d'autres encore) qui ne manquent pas.je pense aussi que les déchets radioactivités peuvent être recycler sans danger et reproduire de l'énergie....le tout c'est de si mettre
bravo pour cette article qui interroge notre conscience collectif

Henri | 27 mars 2011 à 10h53
 
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"L'obligation de subir nous donne le droit de savoir" Jean Rostand (1894-1977). Mais faut-il vouloir exercer ce droit. Qui regarde les reportages- débats sur ARTE ou sur FR3 (pesticides, déchets et autre sujet qui, vu le taux d'audience, n'ont pas l'air de passioner particulièrement les francais) ? Qui consulte le site de l'ASN (qui a le mérite d'exister) ou, certe avec parfois un peu de retard, on peu trouver l'historique des incidents des centrales francaises. Site trés interressant au demeurant ou vu le cumul de petit incident sur certaine centrale on peut se poser quelques questions.

Duport Claude | 28 mars 2011 à 18h25
 
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Sortir du nucléaire grâce à la territorialisation de l'énergie et les économie de ressources : la responsabilité des communes
L'énergie non consommée est la meilleure économie. Or, à l'heure qu'il est nous gaspillons. 1 700 KWh/an par habitant en Allemagne, 2 500 kWh/an par habitant en France. Cherchez l'erreur. Il est grand temps que les communes se lancent dans la généralisation de l'efficacité énergétique des bâtiments communaux et aident les administrés à isoler leur habitat. Il est grand temps l'agriculture et que les communes deviennent des centres de production d'énergie : déchets municipaux (méthanisation), production chaleur renouvelable (solaire thermique, biomasse, Pompe à chaleur..), énergies de récupération, géothermie, réseaux de chaleur.... De même, les communes doivent redevenir gestionnaire de l'eau. Toutes ces ressources de service national sont désormais source de profit pour des actionnaires ! De même l'agriculture de proximité s'inscrit dans l'économie des ressources foncières, pétrolières et la lutte contre le CO2. Voici de quoi remplir les Plans énergie climat territoriaux durablement et donner sans risque industriel majeur du travail en local.

Marjolaine | 28 mars 2011 à 21h21
 
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1) Stress-tests Si les stresstests des centrales est aussi rigoureux que ceux des banques irlandaises, ils ne décèleront aucun défaut. Il conviendrait d'en tirer des leçons. Pourquoi la CRIIRAD n'est-elle pas invitée ?
2)Pour éviter les risques nucléaires et l'effet de serre la principale solution est d'économiser l'énergie comme on l'a fait dans l'industrie automobile. Pourquoi l'Etat français subventionne t il plus le changement des chaudières que l'isolation des maisons ? Les sources d'économies sont énormes : panneaux publicitaires, chauffages électriques, éclairage publique, efficacité énergétique ...
3) La taxation de l'énergie électrique n'est pas suffisamment élevée. Une taxe élevée n'est pas synonyme de perte d'emploi. Dans l'industrie automobile, les victimes industrielles de la crise furent américaines bien que les taxes soient faibles sur le carburant. Ainsi, il serait opportun de mettre un tarif faible pour les 1er kwh nécessaires pour les + pauvres et un tarif progressif, au-delà, pour encourager l'achat d'équipements sobres. En effet, la diminution de consommation des tv led est perdue dans l'explosion des dimensions des diagonales-écran et dans le nombre de tv par foyer.
3) Quel est l'intérêt d'introduire de la concurrence dans le système énergétique européen ou français qui a l'énergie la moins chère ? Pour ressembler au système japonais avec ses 2 fréquences incompatibles (50-60Hz) et sa fragilité (tepco), au système américain avec sa vétusté ?

Erwann | 31 mai 2011 à 09h12
 
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"Grâce à Michèle Rivasi, nous disposons aujourd'hui en France de la CRII-RAD, qui est en capacité de donner des informations fiables sur la pollution radioactive."
Je crois en l'utilité des ONGs d'une manière générale, mais la CRII-RAD est malheureusement devenue une association qui refuse d'admettre que l'IRSN applique effectivement la transparence. Voir les critiques de la CRII-RAD sur les résultats d'analyse de l'IRSN, alors que la CRII-RAD a participé à l'élaboration du système de mesures et donc sait très bien, tout comme l'IRSN, comment cela marche. C'est dommage que, portée par son combat anti-nucléaire, la CRII-RAD n'admette pas que les personnes travaillant pour l'IRSN font bien leur travail. Au final je pense que les gens ne savent plus qui croire : doute vis à vis de l'IRSN comme de la CRII-RAD.
Voir http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Documents/IRSN_Position-IRSN-sur-critiques-CRIIRAD_16-juin-2011.pdf pour les explications de l'IRSN.

espritcritique | 22 juin 2011 à 11h54
 
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@esprit critique

J'ai posé cette question de la transparence à une personne travaillant à l'IRSN en lui demandant si elle était libre de communiquer les résultats des analyses qu'elle effectue.

Sa réponse a été que ce n'est pas possible, ne serait-ce que parce que l'IRSN est financée par ceux qu'elle contrôle et qu'ils partagent même les mêmes locaux.

Alors la transparence à l'IRSN.. De toute façon tous les pays cherchent à persuader leurs citoyens que leurs centrales nucléaires sont les meilleures et ne présentent aucun risque, les japonais en étaient convaincus, les allemands ne gobent définitivement plus, et les français.. ?

Quand l'économie passe avant l'humain.. après tout ça passe bien dans la logique d'ensemble..

no_risk_no_fun | 22 juin 2011 à 23h31
 
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la logique d'ensemble!!!! surement, où les générations à venir finiront surement radioactives...voir carrément fluo :-),cependant je suis sur que cela un cout.....mortellement humain tôt ou tard si rien n'est fait pour trouve une VRAI solution durable de recyclage des matières radioactives dans son ensemble...les idées en cette matière seraient elles humainement défaillantes??? qui parmi vous tous à trouver une solution, et si elle existe ,cela serait intéressant d'informer les médias et au plus grand nombre

Henri | 23 juin 2011 à 09h58
 
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