Actu-Environnement
 
 
 
 

L'orpaillage clandestin continue de détruire la biodiversité en Guyane

Pollution  |    |  Actu-Environnement.com
Un survol du Parc amazonien de Guyanne, effectué par le WWF-France, a permis de constater la présence de plusieurs chantiers actifs d'orpaillage clandestins au sein même du parc, indique un communiqué de l'organisation.

Le survol montre par ailleurs que les fleuves avoisinant d'autres communautés amérindiennes du parc, sont également impactés par l'exploitation aurifère illégale.
Or, l'orpaillage clandestin constitue une source d'impact majeur sur la biodiversité et sur la disponibilité en eau potable. En effet, la principale technique utilisée par les exploitants illégaux est encore basée sur l'emploi du mercure qui amalgame les particules d'or. À titre d'exemple, pour récupérer 1kg d'or, 1.3kg de mercure sont employés et près de 30% des pertes sont rejetées dans le milieu naturel.

Aussi, plusieurs représentants des communautés amérindiennes du Haut Maroni ont adressé à la Préfecture une demande urgente d'intervention des forces de l'ordre contre l'orpaillage clandestin.
Le WWF-France réclame également au Gouvernement de rétablir le dispositif Harpie qui avait permis le démantèlement des filières d'approvisionnement des sites illégaux, avant d'être interrompu cet été, après seulement quatre mois de mise en œuvre.

Réactions1 réaction à cet article

 
L'état est responsable !

J'habite en Guyane, et je travaille pour une compagnie minière, alors je suis au coeur de se désatre écologogique, mais pas responsable puisque la compagnie pour laquelle je travaille, respecte le cahier des charges qui lui est imposé. A savoir, plus de mercure, remplacé par une table à secousse, pour la récupération du minerai, et surtout en fin d'exploitation, la revégétalisation des sites, effectués par des entreprises spécialisées dans la revégétalisation et possèdant leur propre pépinière de végétaux adaptés à la forêt amazonienne. Toutes les entreprises d'orpaillage sont obligées de respecter ses conditions sous peine de ne plus obtenir de nouveaux permis d'exploiter, et c'est juste ! Mais cela représente un gros investissement et toutes les entreprises ne peuvent pas assurer financièrement.
De l'autre coté les clandestins ne sont pas soumis à ce genres d'obligations.
Ils ne sont même pas inquiétes par les autorité. Toutes ces opérations "HARPIE" et "ANACONDA" c'est de la poudre aux yeux, pratiquées ocasionnellement pour montrer que l'état prend à coeur les problèmes d'insécurité de la Guyane, mais ça ne dure jamais longtemps, juste de quoi faire un joli reportage promotionel à la télé, et ça tombe dans les oubliettes.Moi je pense qu'il faut aller plus loin, les amerindiens devraient porter plaite contre l'état français auprés du procureur pour "nos assistance à personne en danger, destruction des réserves naturelles (protégées par le code minier de de l'environnement)et sutout pour hébergement illégal de destructeurs clandestins (puisque les terres appartiennent à l'état français).

solanacee | 20 janvier 2009 à 19h58
 
 

Réagissez à cet article

1500 caractères maximum
[ Tous les champs sont obligatoires ]