Francis Saint Léger, député UMP de Lozère, a déposé le 15 septembre dernier à l'Assemblée nationale, une proposition de loi
''visant à considérer en territoire de montagne comme carrossable et donc ouverte à la circulation toute voie praticable par des véhicules homologués pour une circulation routière et adaptés à ses caractéristiques''.
Le député souligne dans l'exposé des motifs que
''la protection des espaces naturels est parfaitement légitime mais le critère de carrossabilité semble bien trop réducteur. Il est donc impératif de faire évoluer la définition des voies accessibles aux véhicules de tourisme''.
Mais ce projet de révision de la circulation des véhicules dans les espaces naturels inquiète la Fédération des Parcs naturels régionaux qui craint
''l'extension de l'usage de véhicules motorisés en zone de montagne''.
La Fédération des Parcs a voté une motion s'opposant à la proposition de loi du député qui vise
''à réformer la loi n°91-2 du 3 janvier 1991, relative à la circulation des véhicules terrestres dans les espaces naturels'' .
''Cette évolution législative permettrait à tous les engins motorisés dit homologués de parcourir et d'emprunter toutes les voies, y compris les sentiers de montagne. Cela aurait des conséquences très graves sur les milieux naturels, sur la flore et la faune de montagne et la sécurité des pistes'', a dénoncé la fédération.
Le syndicat national des personnels de forêt et des espaces naturels (le Snupfen) a, de son côté ouvert, une pétition en ligne contre cette proposition de loi.
Rachida Boughriet