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Actu-Environnement

Pesticides : 1.200 médecins appellent à de profondes réformes pour protéger la population

Inquiétés par l'augmentation des maladies chroniques, 1.200 médecins ont signé un appel demandant des réformes, notamment en matière d'usages des pesticides, de mise sur le marché et d'évaluation sanitaire des perturbateurs endocriniens.

Hygiene / Securite / Sante  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Ce jeudi 30 janvier, a été présenté l'appel "Pesticides : l'alerte des médecins de France métropolitaine et des Antilles" signé par quelque 1.200 médecins à l'initiative des associations médicales Alerte des médecins limousins sur les pesticides (AMLP), Association Médicale Sauvegarde Environnement Santé (AMSES) et EnVie Santé.

"Médecins de terrain, nous avons constaté l'augmentation des maladies chroniques chez nos patients (cancers, troubles de la fertilité, mais aussi maladies neurologiques, diabète, allergies…)", déplorent les signataires, précisant "[avoir] aussi constaté que les preuves de la responsabilité de substances chimiques très largement répandues dans notre environnement s'accumulaient".

Revoir les autorisations et les usages de pesticides

Concrètement, les médecins signataires formulent cinq demandes. En premier lieu, ils appellent à la reconnaissance de nouveaux tableaux de maladies professionnelles agricoles dont l'apparition est liée à l'exposition aux pesticides.

La protection des populations constitue la deuxième attente. Les médecins réclament en particulier la fin des dérogations à l'interdiction européenne des épandages aériens, la réduction des risques vis-à-vis des populations vivant à proximité des cultures à forte utilisation de pesticides (signalisation sur les zones d'épandages, distance de sécurité avec les habitations) et des agriculteurs (séparation nette entre les activités de conseil et de vente des produits), l'interdiction de l'usage des pesticides dans les zones non agricoles, un étiquetage des produits destinés à l'alimentation permettant de visualiser les substances chimiques utilisées pour leur fabrication et la disparition, à très brève échéance, des résidus de pesticides perturbateurs endocriniens dans les produits alimentaires.

Le troisième volet de leurs demandes concerne les mises sur le marché des pesticides. Ils attendent que les tests réglementaires nécessaires à l'autorisation de mise sur le marché (AMM) soient confiés à des laboratoires indépendants désignés par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et que l'AMM soit délivrée conjointement par les ministères de la Santé, de l'Ecologie et de l'Agriculture.

Au niveau européen, les signataires demandent que les perturbateurs endocriniens soient assimilés à des substances sans seuil afin que les perturbateurs endocriniens avérés et fortement suspectés fassent l'objet d'une substitution obligatoire et que les perturbateurs endocriniens faiblement suspectés fassent l'objet d'une vigilance ou de restrictions. Ils souhaitent aussi que la caractérisation des perturbateurs endocriniens se base sur des tests toxicologiques recherchant des effets à faibles doses et par effet cocktail, comme préconisé par un rapport de 2012 rédigé à la demande de la Commission européenne.

Enfin, ils souhaitent une augmentation des surfaces en agriculture biologique pour que l'ensemble de la population puisse choisir une alimentation sans pesticides.

Augmentation significative des risques

Certes, les pesticides ne sont pas seuls en cause dans la progression des maladies chroniques, expliquent les signataires, mais ils souhaitent néanmoins que "des politiques agricoles, économiques et de santé publique soient enfin efficacement mises en œuvre". Pour justifier leurs demandes, ils mettent en avant une série d'éléments établissant un lien entre l'utilisation de pesticides et certaines pathologies.

C'est le cas de l'expertise de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) "pesticides et santé" publié en juin 2013 qui conclut qu'"il semble exister une association positive entre exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies chez l'adulte". La maladie de Parkinson, le cancer de la prostate et les cancers hématopoïétiques sont explicitement cités par l'Inserm. Toujours selon cette étude, il semblerait que l'exposition professionnelle des femmes enceintes aux pesticides entraîne "une augmentation significative" du risque de fausses-couches et de malformations congénitales. Quant à l'exposition "domestique" ou "de voisinage", elle entraînerait une augmentation significative du risque de leucémie et de tumeurs cérébrales.

Absence d'évaluation

En cause ? L'absence d'évaluation des produits mis sur le marché, suggère l'appel qui s'appuie sur le constat formulé par l'expertise "cancers et environnement" publiée en octobre 2008 par l'Inserm : "près d'un millier de molécules ont été mises sur le marché en France ; les risques liés à ces molécules ne peuvent être évalués faute de données toxicologiques et épidémiologiques suffisantes".

Plusieurs des rares études réalisées sur l'ensemble de la population et sur les riverains concluent que des expositions environnementales sont susceptibles de provoquer des cancers et des maladies de Parkinson. C'est le cas d'une étude relative au Chlordecone publiée en 2011 par l'Institut national de veille sanitaire (Invs), d'une étude relative à certains fongicides publiée en 2009 et de l'expertise "pesticides et santé" qui pointent une diminution du poids de naissance, des atteintes neurodéveloppementales et une hausse des risques de malformations congénitales et de leucémie chez les enfants des femmes vivant au voisinage d'une zone agricole ou liée aux usages domestiques de pesticides.

Imprégnation de la population

"Or personne ne conteste l'imprégnation générale de la population", estiment les médecins, rappelant que 90% de la population française est contaminée par les organophosphorés, selon des travaux réalisés par l'Invs. Quant à la cohorte Pélagie, elle a montré qu'en Bretagne "seul 1,6% des échantillons d'urine de femmes enceintes ne contient pas de trace des pesticides recherchés".

Le fait que l'imprégnation soit à faible dose ne rassure pas les médecins qui avancent que de nombreux pesticides sont des perturbateurs endocriniens. Or, "leurs effets ne dépendent pas de la dose, mais de la période d'exposition, ils ne sont pas linéaires, ils s'ajoutent à ceux d'autres substances (effet cocktail) et ils sont susceptibles d'être transgénérationnels". Une menace face à laquelle il est difficile de se prémunir, l'Union européenne n'ayant toujours pas validé de méthode permettant de déterminer si un pesticide est un perturbateur endocrinien ou non, comme l'a souligné le rapport sénatorial "Pesticides, vers le risque zéro" d'octobre 2012.

Réactions18 réactions à cet article

 

Le problème "du danger des pesticides" est toujours présenté de façon trop générale pour qu'on puisse y apporter une réponse pertinente et constructive. Il faut considérer aussi que ces dernières années on a retiré du marché un nombre trés considérable de substances qui posaient des problèmes graves mais qui, longtemps, n'avaient pas été pris en compte. Il est donc clair qu'une partie des problèmes recensés ont pour origines ces substances aujourd'hui bannies. Cela ne signifie pas pour autant que les substances encore employées ne présentent pas de risques.
Seulement aujourd'hui on prend en compte bien davantage de critères.
Le problème qui n'a pas de solution concerne les "effets cocktails" parce qu'il n'est pas possible de tester toutes les combinaisons de substances dans une large gamme de dosages. Il est possible par contre d'étudier des cohortes par catégorie professionnelle ou par activité (par exemple culture des bananes, culture des pommiers ) parce qu'alors on pourra étudier l'effet des divers produits employés dans LEUR activité.

ami9327 | 30 janvier 2014 à 17h43
 
 

Certes, il a été retiré du marché certaines substances dont on savait pertinemment qu'elles étaient nocives, mais le problème reste le même : on ne teste pas assez en amont l'effet des pesticides et on se contente d'en étudier les conséquences une fois l'AMM délivrée.

Il en est ainsi parce que les tests ne sont pas réalisés par des laboratoires indépendants et que la pression des agro-chimistes est énorme, comme nous pouvons le voir également avec les demandes de mises en cultures du MON 810. Et comme le souligne l'article, l'effet cocktail est quasiment impossible à évaluer, et pourtant il est primordial!

Alors oui, il faut séparer les activités de conseil/vente, cela paraît évident, mais j'encourage par la même occasion les agriculteurs à se réaffirmer vis à vis des décisions qu'ils prennent et à se poser à chaque fois la question : est-ce bien nécessaire? Ne suis-je pas dans le systématique?

Et ensuite, il ne faut pas oublier que tout est régi par le consommateur final : s'il exige des produits de qualité, s'il exige des produits bio, alors l'ensemble de la filière ne peut que se plier à sa demande. Ne l'oublions pas. Le prix des aliments aujourd'hui ne doit pas être le seul argument d'achat, car effectivement dans ce cas, les produits "conventionnels" ne sont pas payés aujourd'hui le prix auxquels ils devraient l'être, car ce prix n'inclue pas les externalités liées à leur production : pollution diffuse, coût potabilisation eau, frais de santé etc.

Rudy | 31 janvier 2014 à 08h49
 
 

* Il ne vient sans doute pas une minute à l'esprit de ces "braves médecins" que tous les médicaments (qui pour beaucoup d'entre eux sont des "pesticides") qu'ils prescrivent portent une part de responsabilité de ce qu'ils observent !

* Ils ne savent sans doute pas qu'une moindre utilisation (voire l'absence) des produits phytosanitaires favorisent donc "naturellement" le développement de pestes qui se mettent alors à produire des substances autrement plus dangereuses (les mycotoxines notamment) que les pesticides qu'ils incriminent ou qui (les pestes) sont toxiques elles mêmes !

* Ils ne savent sans doute pas non plus que l'espérance de vie continue à croitre malgré l'exposition croissante à divers pesticides (médicaments, produits phytopharmaceutiques, biocides à la maison !).

* Ils ne savent sans doute pas non plus que si on raisonne par tranche d'âge (la seule manière valable de raisonner), on observe alors une diminution du nombre des cancers de 22% pour les hommes et de 14% pour les femmes (celles ci se mettant à fumer et à boire).

* Ils ne savent sans doute même pas que le mode de préparation des aliments (sains par ailleurs et exempts de tout pesticides) peut générer des substances dangereuses (telle l'acrylamide par exemple... mais il y en a plein d'autres) ou ne pas éliminer ou détruire celles qui sont initialement présentes (et, une fois de plus, les mycotoxines... substances particulièrement connues pour leur cancérogénicité) !

Descartes, au secours !

gattaca | 31 janvier 2014 à 10h18
 
 

Tout est à remettre à plat...Trop de pesticides, trop de médecins, trop de fabriquant pharmacophytopesticides...Si on arrête de soigner les plantes, faut-il arrêter de soigner les chiens et les chats et pourquoi pas les Hommes...Serions nous dans un tel cercle vicieux, dangereux et pourri ??? L'Homme soigne ses plantes et ses animaux et ces plantes et ces animaux soignés par l'Homme empoisonnent l'Homme qui doit se soigner à son tour ??? que de causes à effets, c'est bien le problème du cercle, on commence par où pour y remédier ??? Qui arrête le premier ??? Nos médicaments sont-ils bénéfiques ou dangereux ??? après un infarctus, 5 médicaments m'étaient prescris...il a fallu en arrêter 3 ... problèmes rénaux, problèmes de l'estomac; si je lis les effets indésirables où les risques encourus mentionnés sur l'étiquette d'accompagnement du médicament, faut-il les prendre ou les laisser ??? Ou sont nos grands mères pour me conseiller des plantes saines et des tisanes ??? Alors , allons y moins de toubibs, moins d'ingénieurs, moins de chercheurs et surtout plus de labo...

bertrand | 31 janvier 2014 à 10h56
 
 

Agriculture industrielle malade, dopée aux phytos, ou en est le plan ecophyto? a quand une interdiction pur et simple de ces saloperies et une remise a plat de cette agriculture qui marche sur la tête, nous empoisonne et pollue l'environnement.
Je suppose que tous ces médecins ne sont pas des écologistes, c'est là que ça devient grave!

lio | 31 janvier 2014 à 12h05
 
 

Transparency please! release the report

Liz Cartlon | 01 février 2014 à 13h36
 
 

Enfin une réaction intelligente sur le sujet.

Colibri | 01 février 2014 à 21h50
 
 

A Rudy
« On ne teste pas assez en amont l'effet des pesticides et on se contente d'en étudier les conséquences une fois l'AMM délivrée. »
Vous répéter volontairement ses énorme bêtise ou vous ne savez pas ce que sont des AMM ?????

Quand ont connaît toutes les obligations de testes pour les AMM et ce qu'est une demande d'AMM votre affirmation est vraiment risible.

Que se soit pour la toxicité, l’écotoxicité ou le devenir des métabolites de dégradations, les AMM sont là justement pour vérifier l’acceptabilité de ces risques…(coût pour un usage d'une AMM: entre 1 et 1.5 million d'€ mais ces cout ne servent à rien d'après vous)

Votre affirmation fausse est vraiment l’exemple type des discours des escrolo qui pour certain (peut être vous) le font volontairement en connaissances de causes (la fin justifie les moyen comme pour les poseur de bombes) et pour d’autre (peut être vous) le font par ignorance totale du sujet mais répète sans vérification ces bêtises qui vont dans le sens de leurs croyances.

Dans les deux cas le résultat est le même. Ce sont des mensonges absurdes.

Pour le premier cas ce sont des personnes avec un objectif affirmer qui profite de la crédulité voir de la bêtise des autre : Des malhonnête

Pour le 2eme cas ce sont des croyants perdu dans le discours anxiogènes des escrolo qui se rattachent à leurs croyances devant la peur de sujets inconnus :des croyants de base pouvant aller jusqu’au integristes fanatiques.

Vous vous situez où Rudy ???

yannquirigole | 03 février 2014 à 12h01
 
 

Je trouve tout de même bizarre que " 1200 " médecins tirent la sonnette d'alarme ,dans une région comme le Limousin, pas vraiment " intensive" au sens " utilisation importante de pesticide " !!!

Je suis dans la Marne, certainement le département numèro 1 de l'agro-industrie utilisant par le fait énormément de pesticides depuis une bonne cinquantaine d'année, et les médecins de village ne tirent eux, pas la sonnette d'alarme !!!
Combien de fois j'ai pu posé cette question a mon médecin ; - es ce que les agriculteurs sont plus malades que les autres ?
Eh bien ,non,les agriculteurs se portent bien !!!

Encore une attaque des anti-pesticides que ne reculent devant rien !!!
La dernière " étude " de Séralini " El Docteur anti -pesticides" a été financée en partie par Malongo (le café en dosette bio et équitable) et Léa Nature (magasin de produits bios) !!!

Eh oui,faire peur aux consommateurs " conventionnel" est la technique habituelle employée par la Filière Bio , quelle honte !!!

ME51 | 04 février 2014 à 19h42
 
 

Et décrédibiliser la filière bio est la technique habituelle employée par la filière "conventionnelle"

Le consommateur doit simplement être informé. Bien informé. En toute transparence.
Il fera alors son choix.
N'oublions pas que le Bio utilise également des pesticides ...

Le consommateur et seulement lui doit pouvoir choisir, le reste n'est que lobbying.

Pour gattacca au delà de toutes les affirmations que vous donnez je me permets d'en dire une.

On ne peut encore juger de l'accroissement de l'espérance de vie. La médecine (curative) a fait bcp trop de progrès.
Les gens qui meurent aujourd'hui sont ceux qui ont été élevés "sans pesticides" et on connu les avancées médicales.
Pour juger des impacts sur une vie des pesticides il faudra attendre que la génération ayant été alimentée par ces substances décède. C'est brutal, mais c'est bien la seule manière d'avancer ce genre d'explication.
Sinon je peux vous opposer qu'aux USA l'espérance de vie n'augmente plus ...

Terra | 05 février 2014 à 10h39
 
 

Désolé Terra, mais ceux qui meurent (qui sont dans leur espérance de vie) ... 80, 90, 100 ans voire même ou plus... sont ceux qui ont subi en totalité
la période "avec pesticides".
Il est sûr et certain que ces personnes qui meurent à ces âges (80, 90, voire 100 années) n'avaient pas l'espérance de vie qu'ils ont finalement eue (à leur naissance). Même si je vous l'accorde, l'amélioration considérable des conditions hygiéniques est pour grande partie responsable de cette amélioration de l'espérance de vie (devant de nombreux autres critères).

Remarquons aussi (on a des exemples multiples tout autour de nous et regardons l'histoire derrière nous) que ce sont les sociétés (pays, états) qui ont, de fait, une agriculture "bio" obligée car n'ayant pas les moyens de se payer des intrants (et donc des pesticides) qui ont toujours (eu de tout temps) l'espérance de vie la plus courte !!!

On vit aussi maintenant suffisamment longtemps pour attraper des maladies que l'on avait pas le temps d'attraper auparavant !

gattaca | 05 février 2014 à 12h21
 
 

enfin pour répondre au dernier point :

Terra écrit :
"Sinon je peux vous opposer qu'aux USA l'espérance de vie n'augmente plus ..."

Désolé encore, c'est faux ! l'espérance de vie augmente encore de nos jours aux USA.

gattaca | 05 février 2014 à 13h27
 
 

En 2012 (je n'ai pas les données 2013) l'espérance de vie aux USA est passé de 77,9 à 77,8.
Alors bien sur c'est peu et ça reste à confirmer, mais juste pour le principe il s'agit bien d'une baisse.
80 ans aujourd'hui c'est né en 1934.
L'avènement de l'agro industrie la "révolution verte" Française n'est réellement intervenue qu'après la seconde guerre mondiale alors qu'il fallait de la nourriture pour reconstruire la France.
Sur une hypothèse de 80 ans cela nous amène à 2025-2030. En gros.
De mémoire la révolution verte proprement dite c'est 1943. M'enfin je peux me tromper.

Donc je maintiens ce que j'ai dis :)

Cependant je suis bien d'accord avec vous lorsque vous dites "on vit aussi maintenant suffisamment longtemps pour attraper des maladies que l'on avait pas le temps d'attraper auparavant".
Et pour la "statistique" sur les pays qui sont bio-forcés ... il faut aussi ajouter que les conditions d'hygiène dans ces pays ne sont pas comparables à celle des pays développés.

Par ailleurs nous n'abordons pas ici la problématique des pesticides dans les eaux potables.
Aujourd'hui on retrouve des pesticide interdit il y a 20 ans ! Le temps pour la pollution d'atteindre nos ressources. Ce qui, de facto repousserait encore le délais de retour d'expérience (2050 du coup ?)

Bref, il y a 80 ans, encore plus il y a 100 ans on n'utilisait pas autant de pesticide et leur utilisation était loin (très loin) d'être systématique.

Terra | 05 février 2014 à 17h00
 
 

je pense effectivement que dans des décennies, on se rendra compte des méfaits de l'agriculture intensive sur la santé entre-autre et
maintenant, on reconnait enfin que les inondations sont en partie dus à l'arasement des talus et des haies !
on incite les gens à manger n'importe quoi, la viande industrielle également
mais la mageure partie de la population s'en fiche !

kabaod | 06 février 2014 à 12h12
 
 

un talus n'a jamais arrêté l'eau ,il est fait pour arrêter la terre !!!

Si les beaucoup de haies ont effectivement disparu suite aux aménagement foncier,vous oubliez de citer le principal responsable:
l'urbanisation !!!
Quant aux pesticides = agriculture , croyez ce que vous voulez, la plupart des agris qui les ont utilisé depuis les années 50 sont encore vivants et bien portant, sans avoir pris de précaution!!! alors derrière cela que risque les consommateurs ????? Si vous avez la réponse ,je suis preneur !!!

ME51 | 06 février 2014 à 12h53
 
 

la disparition des haies et talus est du également à l'urbanisation, mais pas que !
on a supprimé ces talus en bordure des champs pour gagner de la surface supplémentaire, des champs ont et ont étés modifier pour les engins agricoles, çà se comprend, mais il pourrait (encore) être reconstruis des talus et des plantations de haies en bordure des champs,
il y a des champs b'une surface beaucoup trop grande
suivant les régions celà choque plus, surtout là où il n'y a pas d'arbres.
ceci pour répondre à ME51
il serait tort également de croire que lorsque l'on se souci de l'environnement, des agriculteurs se sentent agressés, çà n'est pas le but, le but c'est le bien vivre ensemble
je connais des agriculteurs ayant la maladie de parkingson
et combien de cas de cancers entend ton parler autour de nous, à mon avis, les cas de cancers vont empirer, (c'est mon impression)

kabaod | 06 février 2014 à 18h56
 
 

A kabaod

Attention à ne pas tomber dans le piège subjectif du « j’observe autour de moi et je constate » :

Mauvaise nouvelle
Autour de vous plus le temps va avancer plus vous allez constater un nombre de mort important touchant votre entourage proche (avec impact émotionnel forte qui marque le conscient et subconscient).
Chez vos proches, plus de cancers, AVC, maladies du à L’AGE.

Et c’est là le problème vous vieillissez comme tous le monde et votre entourage (vos amis, votre famille…) vieillit aussi avec vous !

Toutes vos « références » vieillissent avec vous

Tout le monde à un moment constate qu’il se retrouve de plus en plus souvent à fréquenter les cimetières, comparé à ses 20ans.
Mais ce n’est pas du forcement à une augmentation du nombre de cancers, d’AVC ou autre maladies dans l’absolu, mais du à une avancée de vous et votre « monde » dans l’ages avec une augmentation exponentiel du risque de PB de santé qui finissent même toujours par être mortels.

Il est même sur, que vous comme nous tous allons être touché de près ou de loin par plus de cancers (avec nos plus ou moins proches) !

Et la réalité sera qu’il y en aura moins de cancer que par le passer ce qui est déjà le cas dans l’absolu en ce moment !

Cette « erreur d’attribution » des perceptions est souvent la base et même la clef de voûte des croyances anxiogènes que savent manipuler les escrolo .

Si il faut toujours optimiser la gestion des risques (phyto compris) le risque zéro restera impossible.

yannquirigole | 09 février 2014 à 18h13
 
 

L'Homme est destructeur de l'environnement. Depuis qu'il est arrivé d'ailleurs. Il ne cessera ça. Pourquoi ?
Qui dit pesticideS, dis production massive de fruits et légumes. Qui dis production dit ARGENT !

L'argent est LE pouvoir qui ne laissera pas reculer l'Homme malgré les tas de demandent de personnes égoïstes !

Le fameux 4ieme pouvoir nous convaincrai que tous les agriculteurs et autres sont de gentils gugus qui n'utilisent pas ce genre de merde, mais derrière, dans notre p*tain de dos, ne cesseront de le faire. D'utiliser du matériel, des manières, qui détruis l'environnement. Pas NOTRE environnement, mais L'environnement.
Les animaux en ont plus besoin que nous, et je peux vous garantir que si des espèces tenait à disparaitre, cela peut engendrer pas mal d'inconvénientS pour l'être humain que j'aime tant

carotte39 | 13 février 2014 à 04h47
 
 

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