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Petit hydraulique : une énergie locale et renouvelable

Loin des grands barrages hydroélectriques, le petit hydraulique fait appel à des installations de petites tailles, le plus souvent en cascade. Un dimensionnement idéal pour une mise en régie locale de cette source d'énergie renouvelable.

Reportage vidéo  |  Energies  |    |  Actu-Environnement.com

Générer de l'électricité grâce à la force d'écoulement de l'eau issue de retenues en montagne : tel est le principe de l'hydroélectricité. Les centrales gravitaires mettent à profit l'écoulement de l'eau au long d'une dénivellation du sol. Il s'agit donc d'une énergie renouvelable , même si ses impacts continuent d'alimenter la polémique.

Mais entre les grands barrages hydroélectriques et le petit hydraulique la différence est de taille. Alors que la puissance cumulée des turbines des grands barrages se comptent en dizaines voire centaines de mégawatts, celle du petit hydraulique est de l'ordre du MW. Comment ? En mettant en série de petites roues à eau d'une puissance de l'ordre de centaine de kW à chaque fois.

Mise en régie

Si le renouvellement de concession est bientôt prévu pour les grands barrages sous l'égide directe de l'état, le petit hydro-électrique se gère quant à lui au niveau local à l'instar des installations mises en régie municipale. L'électricité « verte » est alors réinjectée sur le réseau public, et les revenus de la production électrique bénéficient directement aux populations locales via le budget de la ville.

Réactions15 réactions à cet article

 

avec les moulins a bief le probleme n existe pas ont peut mettre en route quand la demande de courant est maximum et pour la faune pisicole (sauf pour la truite) c est le top

sirius | 25 novembre 2011 à 07h01
 
 

les barrages s adaptent très bien au paysage c est +joli que la centrale nucléaire pour l aquatique ils assurent un étiage

geojuju | 28 avril 2011 à 10h04
 
 

"...car il est au coeur d'une contradiction que l'écologie devra surmonter sous peine de tomber dans un "naturisme" de mon point de vue aussi négatif que le scientisme ou productivisme... " Conseillère régionale Europe ecologie"

Tout est dit

Turbinier | 02 avril 2011 à 08h55
 
 

bonjour,
tout a fait d'accord avec "escroquerie".il faut réduire ces micro centrales.
l'application de la directive européenne est importante pour le rétablissement de la libre circulation des eaux et sédiments.
filou

filou88 | 26 mars 2011 à 08h05
 
 

L'ironie n'est pas un argument, seulement une façon de ne pas traiter le problème. Il est nécessaire d'augmenter les capacités de production des grands barrages tout en leur faisant respecter un certain nombre de critères environnementaux. Quant à l'emploi à la campagne, c'est un leurre : il y a le propriétaire, ailleurs et s'occupant de son groupe financier, et l'exploitant , qui souvent sur plusieurs installations. Et pour les collectivités locales, une petite redevance : pour citer un exemple que je connais bien : 6000 euros /an pour la commune 70.000 (net!) pour l'exploitant. Que la micro-hydraulique produise de l'électricité (en quantité assez infime) est un fait, mais qu'on ne la fasse pas passer pour ce qu'elle n'est pas et ne peut être.
Le problème qui va devenir crucial dans les décennies à venir est celui de l'eau, et la petite hydraulique a un rapport avantages / inconvénients presque toujours négatif, sauf à installer des dispositifs extrêmement coûteux et assez peu efficaces, comme les turbines ichtyophiles.
Dernier point : "autrefois"... L'argument est toujours le même : ce n'est pas de notre faute si les rivières se sont dégradées. Oui, mais elles le sont, et le changement climatique fait que les débits ne sont plus les mêmes, la stagnation dans les biefs augmente la température et concentre la pollution, il n'y a plus de gestion coordonnées des ouvrages etc... Ce n'est plus le passé, c'est le présent. La nature n'est pas un simple décor.

Escroquerie | 24 mars 2011 à 19h41
 
 

bonjour,
escroquerie a tout a fait raison pour les dégats que cause les micro-centrale sur la faune et sur la flore en aval de ces installations. Dommage que Ben soit si agréssif.
La DCE est une très bonne chose et heureusement que l'europe est là pour essayer de faire protéger un peu nos rivières.

free54 | 24 mars 2011 à 19h35
 
 

Je trouve que cet article est intéressant. Les petites centrales hydroélectriques (pch) peuvent contribuer au développement de l'électrification rurale chez nous à Madagascar. Nous avons plusieurs sites intéressants. Techniquement, l'exploitation des PCH ne pose pas de problème. Mais je pense que le problème se trouve plutôt au niveau du financement des projets des PCH . Nos paysans ont de très faible pouvoir d'achats. Leur consommation reste très faible. Les investisseurs hésitent beaucoup. A mon avis, l'État doit toujours tenir un rôle important dans le développement de l'électrification rurale.

Rakoto | 24 mars 2011 à 18h36
 
 

merci

saibi mohamed | 24 mars 2011 à 17h44
 
 

En réponse à Escroquerie
Tu fais beaucoup de trop de généralité sur la petite hydro, et en particulier sur la continuité écologique qui est parfaitement réalisable et compatible avec la production d'hydroélectricité.
Premièrement l'hydroélectricité c'est développé sur les rivières il y a 100 ans et l'état lamentable de nos rivières avec des populations notamment d'anguilles qui dépérisse depuis 30 ans n'a rien a voir avec les microcentrales électrique... Peut-être faudrait t-il étudier les cause réel des problèmes avant d'appliquer des "solutions" sectaire.
Ensuite produire de l'électricité a bas cout, l'hydro est le moyen le moins cher pour produire de l'électricité (Le cout du nucléaire est totalement faussé puisqu'une partie significative des centrales a été payé par le contribuable et non par EDF et les déchets n'en parlons pas...), au plus prêt des consommateurs, ce qui permet d'éviter les grands réseau de transports et les innombrable perte d'énergie lié a ce transport.
Ensuite conserver des hommes qui travail dans des campagnes ou il y a de moins en moins d'industrie et d'activité n'est pas inutile, a moins que ce soit également une espèce nuisible a éliminer dans la directive cadre européenne.
Alors effectivement cette production a un impact mais comparé a la solution de substitution que tu prend soins de ne pas évoquer, a savoir quelques tranches de centrale nucléaire de plus, cet impact est très supportable.

Ben | 24 mars 2011 à 12h56
 
 

Certaines collectivités locales ayant des ressources en eau exploitables devraient se pencher sur la petite hydraulique (PE) avant que certains requins ne s'en chargent à leur place. La PE pourrait subvenir à bénéficier aux administrés sous forme de royalties issues de la vente d'énergie, alimenter le réseau d'éclairage public et autres, etc.
N'oubliez pas la formule simple : 8 x Q x H = Puissance en kWh
- 8 = la Gravité de 9.81 m/s2 => ramenée à 8 (prenant en compte les différentes pertes),
- Q = le débit turbiné en m3,
- H = la hauteur en mètre.

Banki | 24 mars 2011 à 11h47
 
 

Enfin, Actu environnement aborde un vrai sujet d'énergie renouvelable en dehors des élucubrations pseudo-scientifiques que l'on a baptisées ainsi et qui sont "à la mode. Comme toutes les autres, la petite "hydraulicité" est déjà connue depuis bien longtemps sous la forme de microcentrales. A mes débuts de carrière, mon employeur en avait déjà vendue une en Colombie en 1953. Deux méthodes dépendant de la force du courant et de son débit : celle du groupe bulbe au fil de l'eau, celle du barrage de plus ou moins grande hauteur, emmagasinant de l'eau, tout en inondant, des surfaces en général agricoles, d'où un débat à n'en plus finir.A l'heure où l'Edf se voit obligée d'acheter du courant à n'importe qui et à des prix supérieurs à son prix de vente du KWh; cette énergie devrait donc être exploitée un peu mieux. De là à en faire de la régie à niveau communal, faut quand même pas rêver ! Paul Chérel

Paul Chérel (je ne pratique pas le pseudo ) | 24 mars 2011 à 10h25
 
 

Bonjour.

J'ai un client avec une génératrice synchrone pouvant produire une 30A.
La génératrice est sans âge (mais elle fonctionne) et je cherche une personne/société pouvant m'aider dans sa remise en service afin réinjecter l'énergie produite sur le réseau.

Cordialement

Nicolas S.

NicolasS13 | 24 mars 2011 à 10h16
 
 

Edf prévoit une augmentation des tarifs de 30% dans les 5 ans!

si on ne cherche pas des solutions maintenant, il faudra en assumer les conséquences!

Par la réduction de la consommation, les économies d'énergies (il n'y a pas de pléonasme), et les énergies renouvelables.
objectif: le meilleur rapport investissement / watts produits.

je travaille dans le petit éolien, qui ne peut être implanté n'importe ou, ni dans n'importe quelles conditions, et je soutiens activement les différentes enr, chacune dans ses possibilités, avantages et inconvénients.

c'est par la diversification des enr que l'on pourra palier aux pics de consommation.

les considérations écologiques sont partie intégrante de cette démarche; les barrages ont aussi participé a la création de milieux (non naturels) favorables a la biodiversité.

guede | 24 mars 2011 à 07h41
 
 

A "escroquerie"
Toujours le méme? quand on parle des grands barrages..il crie au scandale des éclusées... mais evidemment pas trop fort car c'e n'est pas PRIVé.... et EDF n'est sans doute pas en bourse (?) tandis que le petit moulin, lui est surement coté au CAC quarante.... ah ces vilains "privés" La nostalgie du collectivisme est bien enracinée.... heureusement qu'il reste le paradis de la Corée du Nord.
Une ou deux tranches de nucléaire queques tonnes de chabon.... Bravo, L'ideologie doit primer.
Salut Camarade, enfin un vrai ecologiste.

bravo | 23 mars 2011 à 12h02
 
 

Ces petites installations sont extrêmement dommageables pour les milieux aquatiques, et en complète contradiction avec le Directive-Cadre sur l'Eau (DCE), en particulier sur le volet "continuité écologique" (sédiments et organismes vivants). D'autre part la prétention à "économiser" du Co2 frise l'escroquerie. En effet c'est lors des pics de consommation que la production d'électricité génère du Co2. La mise en route de la grande hydraulique qui est instantanément mobilisable répond en partie à cette forte demande à court terme, mais il est presque toujours nécessaire d'avoir recours à des centrales thermiques fortement émettrices de Co2. Comment la petite hydraulique pourrait-elle être utile dans ce cas puisqu'elle est "au fil de l'eau", sans réserve de puissance, et surtout déjà mobilisée?
Les inconvénients (collectifs) l'emportent largement sur les avantages (privés). Quant aux prétendues économies de pétrole, d'une part on se trouve au cinquième ou sixième chiffre après la virgule en matière d'impact sur la consommation d'énergie, mais de plus cette énergie ne se substitue pas au pétrole. L'eau est-elle moins importante que la Bourse?

Escroquerie | 23 mars 2011 à 09h56
 
 

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