Attention, il existe plusieurs bémol à ajouter à ce reportage :
- On sait pertinemment que les roseaux ne retiennent qu’une partie infime des polluants, seules les bactéries (biomasse épuratrice) présentes en biofilm à la surface des granulats de filtration sont impliquées dans la dégradation des polluants.
- Le fonctionnement à circuit fermé tend forcément à concentrer les polluants : le piégeage des métaux lourds implique que les boues (qu'ils nomment compost) ne respecteront certainement pas les normes pour être valorisées en épandage agricole et seront dirigées vers une incinération par exemple.
- La « fameuse » idée de Thierry Jacquet quant au fait de remettre cette eau sous Paris est une aberration quand on connaît l’abondance de ces ressources, et quand on sait qu'il faut des milliers d'années d'infiltration de l'eau au travers du sol pour arriver à une eau aussi pure que celle des nappes du bassin parisien !
- Rappelons donc qu’une eau de sortie de station d’épuration n’est PAS potable et nécessite une auto-épuration par le milieu naturel.
- Enfin, la VRAIE phytorestauration nécessite des surfaces très très importantes : quels sont ici les rendements et seuils atteints ? Quel est le dimensionnement proposé ? Quels composés sont réellement retenus ?
- En fin de toutes fins : cette société est aujourd’hui interdite de séjour sur la station de Honfleur suite au dysfonctionnement de la station, et bien d’autres stations ne fonctionnent par après seulement 3 jours de mise en route…
En conclusion : attention.
Pour répondre à la question précédente : des bureaux d’études réputés ont adaptés les filtres plantés de roseaux pour l’assainissement non collectif : le système est très performant lorsqu’il est bien dimensionné !
Message déposé par Spécialiste le 27/11/2009