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Ségolène Royal présente son plan d'actions en faveur des paysages

En attendant la loi relative à la biodiversité, dont l'étude par l'Assemblée nationale est au point mort, la ministre de l'Ecologie présente un plan d'actions pour relancer la mobilisation collective sur ce sujet.

Amenagement  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com
Ségolène Royal présente son plan d'actions en faveur des paysages

Plus de 20 ans après avoir porté la loi sur la protection et la mise en valeur des paysages en 1993, lors de son mandant en tant que ministre de l'environnement du gouvernement Bérégovoy, Ségolène Royal récidive. La ministre de l'Ecologie a présenté jeudi 25 septembre en Conseil des ministres un plan d'actions pour "donner à la reconquête de nos paysages l'élan d'une mobilisation partagée".

 
Le titre VI de la loi Le projet de loi relatif à la biodiversité en cours d'examen à l'assemblée nationale consacre son titre VI aux paysages. Selon l'exposé des motifs, il introduit une réforme des sites inscrits pour renforcer l'efficience de la politique des sites (chapitre 1) et complète (chapitre 2) l'actuel titre Paysage du code de l'environnement.
L'objectif est de concrétiser le changement de paradigme de la politique des paysages initiée par la loi de 1993 et renforcée par la Convention européenne du paysage que la France a ratifiée en 2005, en passant d'une logique de protection des paysages remarquables vers une prise en compte de tous les paysages.
 
Ce plan se veut "cohérent" avec les objectifs du volet "paysage" prévu dans le projet de loi sur la biodiversité (cf. encadré). Il prévoit notamment le soutien à 10 chantiers-laboratoires de restauration paysagère et requalification de territoires péri-urbains dégradés, la généralisation des plans de paysage, la pérennisation de l'inscription du patrimoine naturel dans les journées annuelles du patrimoine, le parrainage de la création d'une chaire d'entreprise "Paysage et Energie" au sein de l'Ecole nationale supérieure du paysage de Versailles, et la constitution d'un réseau de territoires d'exception afin de soutenir l'obtention du label Grand Site de France et l'inscription de biens naturels au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Le ministère prévoit également d'intégrer les paysages au 3ème Plan national Santé-Environnement pour mettre en évidence leur rôle en tant que barrière contre les agents pathogènes, l'influence des espaces verts sur les convalescences post-opératoires, la santé psychique et les apprentissages scolaires.

Un volet du plan est dédié à l'emploi avec l'appui à la reconnaissance pleine et entière du métier de paysagiste. La valorisation de ces compétences sera prochainement certifiée par un nouveau diplôme d'Etat. Le gouvernement espère un renforcement de l'emploi dans ces métiers qui constituent un marché de 10 milliards d'euros pour plus de 150.000 emplois : entreprises du paysage, paysagistes concepteurs, entreprises du végétal.

Enfin, le ministère de l'Ecologie prévoit de rénover le Grand Prix national du Paysage (qui n'était plus attribué depuis 2012) autour du thème "les paysages de la transition énergétique et de la croissance verte ". Il annonce également le lancement du Printemps des Paysages et des Jardins en mai 2015, avec la création d'un palmarès de "1.000 projets pour les paysages". Cinq catégories sont déjà définis : éducation et sensibilisation ; planification urbaine et paysagère incluant la participation des citoyens ; réalisations remarquables de professionnels du paysage en milieu rural, urbain et péri-urbain ; actions d'entreprises conjuguant transition énergétique et conception paysagère ; agro-écologie et gestion paysagère).

Réactions9 réactions à cet article

 

Comment peut-on à la fois promouvoir de façon soutenue l'éolien et évoquer la protection de nos paysages ?

Ok, le promoteur éolien, dans mon village , nous offre "d'apporter de la verticalité" à notre minable paysage, puis d'apporter du "mouvement " à notre environnement qu'il trouve si mort....mais nous avons les arbres et la vie.
Peut-on se payer de mots ?

Laurence | 26 septembre 2014 à 21h14
 
 

Sauver les paysages...
Quand on voit le tas de m***e qu'est devenue la France en matière de paysage notamment grâce aux libéraux de tous poils dont fait partie madame Royal, on peut s'attendre à du grand n'importe quoi mais surtout à du grand vide....

JCC | 26 septembre 2014 à 22h13
 
 

Le paysage avant les années soixante était la résultante d'un aménagement approprié, produit sur la base d'une longue expérience. Ces paysages étaient fonctionnels tant sur le plan écologique qu'économique. Depuis l'évolution de la considération du paysage en tant que simple élément esthétique a conduit à des excès regrettables. Les espèces intégrées dans les haies notamment sont pour la grande majorité exogènes et ne sont d'aucune utilité en terme de biodiversité, de préservation de la ressource en eau. Nous observons une homogénéisation des paysage qui conduit à une perte d'identité des territoires, mais aussi à une monotonie paysagère qui n'a plus d'incidence positive sur l'équilibre psychologique des population.
Ces divers points doivent être impérativement reconsidérés au sein des écoles du paysage mais aussi parmi les techniciens et autres acteur de la création et de l'entretien du paysage. Ce dernier ne peut se suffire a un simple esthétisme ou à d'éventuelle barrières aux agents climatiques ou chimiques.

jacques Blot | 27 septembre 2014 à 11h07
 
 

Excellente photo pour illustrer le saccage d'un paysage .

sirius | 28 septembre 2014 à 23h12
 
 

Une fois de plus, mécontents et contestataires n'apportent aucunes solutions excepté celle de se plaindre.
Alors dites moi, où va votre préférence pour la paysage : des champs de panneaux de solaire, une centrale nucléaire, une centrale à charbon, des usines d'exploitation pour le gaz de schiste ou rien de tout cela et vous vous débrouillez à vivre sans électricité...

cédric | 29 septembre 2014 à 10h40
 
 

Et les entrées de villes ? Comment va-t-on faire pour réhabiliter ces espaces périurbains qui sont devenus la honte de la France ?
Et l'affichage publicitaire qui agresse les paysages ? D'après de nombreuses associations, les textes qui encadrent l'exercice de la publicité sont bafoués par tous les professionnels du secteur. Qui s'en soucie ? Ces textes honteusement permissifs (et mal rédigés) ont été mis à mal par le "grenul" de l’environnement de sinistre mémoire ! Notre ministre de l'environnement aura-t-elle le courage de rouvrir ce dossier qui concerne aussi le paysage ?

raslapub | 29 septembre 2014 à 18h58
 
 

Hé oui, 20 ans que la Madone du Poitou nous pollue le paysage! Et elle continue.
Cédric, des "solutions" avant de construire des moulins partout et n'importe comment (notamment au large du Pays de Caux, sur-excédentaire en énergie): moins consommer, isoler, limiter les déplacements, encourager la cogénération (si on veut une industrie encore en France) et toutes les récupérations pertinente d'énergies, mieux gérer EDF et Areva (l'Etat actionnaire), analyser de manière critique les postures allemandes, etc.
Et surtout, apprendre (ou réviser) la thermodynamique (notamment son second principe) quand on cause énergie.
A quand de "belles" pub sur les zéoliennes?

Albatros | 30 septembre 2014 à 11h05
 
 

je rejoins entièrement l'avis de Raslapub ! Beaucoup d'entrées de ville ne donnent pas spécialement envie d'aller plus loin, alors que la 1re impression sur la valeur d'un paysage (en l'occurence d'une ville) est souvent déterminante ! Sans être totalement contre la publicité, il faudrait déjà que la réglementation soit respectée et éviter des implantations anarchiques. Des solutions existent: signalisation d'information locale, reglement local de publicité et un peu de bon sens !

Flo | 02 octobre 2014 à 10h41
 
 

Bonjour, et meilleurs vœux à tous.
"Alors dites moi, où va votre préférence pour la paysage : des champs de panneaux de solaire, une centrale nucléaire, une centrale à charbon, des usines d'exploitation pour le gaz de schiste ou rien de tout cela et vous vous débrouillez à vivre sans électricité..."
Déclare Cédric le 29 septembre 2014 à 10h40...
- Les champs de panneau solaire, au facteur de charge encore plus déplorable que celui de l'éolien, a l'avantage de pratiquer un pollution visuelle qu'au ras du sol.
- Une centrale nucléaire se suffit à elle même pour produire de l'électricité, et se concentre en un point unique.
- Si l'éolien devait remplacer ladite centrale nucléaire, sur quelle surface devrait on étendre ses moulinettes ?
Et combien ?
- De plus, du fait de leur production intermittente, il faudra AUSSI y ajouter les centrales à charbon... Voir l'exemple allemand.

What else ?

Tireman | 06 janvier 2015 à 10h00
 
 

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