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L'agriculture, principale source de la pollution aux particules fines en Ile-de-France ?

Pollution  |    |  Actu-Environnement.com

Des chercheurs de l'observatoire atmosphérique Sirta ont analysé la pollution aux particules fines survenue entre le 7 et le 15 mars 2014 en Ile-de-France. Ces travaux du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (CNRS – CEA – UVSQ), basé sur le plateau de Saclay (Essonne), ont permis d'affiner les connaissances relatives à l'origine de ces particules.

Le suivi réalisé par "la seule station française de surveillance de l'atmosphère capable de rendre compte en temps réel des niveaux de pollution ambiante et de la nature chimique des particules" indique que la principale source de pollution aux particules fines serait d'origine agricole.

Ce résultat, obtenu grâce au site atmosphérique Sirta, situé à 20 km de Paris dans une zone d'activité agricole, corrobore l'analyse d'Airparif qui met en avant l'importance que peut prendre la pollution de proximité. L'association a notamment observé, concernant le pic de pollution engendré par le trafic routier en Ile-de-France, que "les dépassements de seuils ont d'abord commencé avec une pollution locale, renforcée par un import en milieu d'épisode puis un ajout de pollution locale en fin de semaine".

Les nitrates d'ammonium utilisés dans l'agriculture créent, tout comme les oxydes d'azote émis par les transports et les composés organiques volatils, des polluants secondaires. Ces derniers ne sont pas émis directement, mais se forment dans l'atmosphère suivant un processus photochimique.

Réactions12 réactions à cet article

 

En conclusion il existe à la campagne une pollution de particules fines d'origine agricole. Il y a-t-il eu des travaux dans les champs qui puissent expliquer cela?

ami9327 | 24 mars 2014 à 22h47
 
 

Merci pour cette conclusion qui permet, encore une fois, de trouver un responsable aux pollutions sans remettre en cause l'utilisation des véhicules à moteur, notamment diesel !
Les travaux aux champs, qui nécessitent un temps sec, sont en outre soumis à des calendriers stricts. Ceci n'a pas dû arranger les choses : mauvaises conditions météo + réglementation encadrant les dates d'épandage = concentration des travaux sur une période très courte = émissions polluants secondaires au moment le moins favorable pour la qualité de l'air
Cocktail détonnant

joojoo | 25 mars 2014 à 09h47
 
 

Je trouvais surprenant cette affirmation mais maintenant je comprends mieux !
Juste avant on apprenait l'achat par la mairie de Paris de 200 nouveaux bus diesels, au lieu de privilégier des bus qui roulent au gaz naturel. En plein crise de pollution et juste avant les municipales, on comprend mieux dans quel contexte est sortie cette publication..
Comment en est-on arriver à la conclusion que la pollution aux particules en Ile-de-France provenait essentiellement des épandages ? A partir d'une seule station de mesure, située dans une zone d'activité agricole !?!
Cela veut donc dire qu'une épandeuse pollue autant que plusieurs milliers de véhicules.. Je doute que ce soit le cas.
On a deux types de pollutions, il faudrait donc au moins deux types de stations, une dans Paris et une dans la grande couronne. Cela permettrait de montrer l'origine non agricole de la pollution de particules dans Paris et éviterait de dédouaner les transports de leurs responsabilités.

Gaet | 25 mars 2014 à 14h04
 
 

le nitrate d'ammonium se forme dans l'atmosphère par réaction chimique entre l’ammoniac émis principalement par les engrais azotés utilisés dans l'agriculture et les NOx émis principalement par les véhicules.
Les deux polluants sont émis sous forme gazeuse et les microparticules sont le résultat de la réaction chimique. Ces particules très fines ne sont donc pas liées ni à l'agriculture ni aux transport, mais à la combinaison des deux.

Frank | 25 mars 2014 à 14h11
 
 

Et bien sûr, les aéroports ne sont pas non plus responsables... Il suffit de regarder les cartes d'Airparif jour après jour lors du pic de pollution pour voir TRES CLAIREMENT que les pics ont démarré au niveau de Roissy et d'Orly

Ah ça, personne pour faire des études dignes de ce nom pour évaluer les PM10 issues d'avions... même Airparif se défile pour mettre des capteurs (à moins qu'ADP l'interdise, ils en sont capables).

AngelB | 25 mars 2014 à 15h01
 
 

Il y a deux principaux responsables ici : les épandages agricoles et les véhicules diesel.
L'ammoniac est principalement émis (à quasi 100%) par les activités agricoles. Les oxydes d'azote sont principalement émis (pour plus de la moitié) par les transports et, dans cette part, 90% revient aux véhicules diesel.
Le fait d'attribuer cet épisode de pollution aux activités agricoles seules alors que les nitrates d'ammonium (51 % des particules fines observées dans l'étude) sont dues aux activités agricoles et aux transports routiers permet tout simplement d'effacer l'impact des diesels.

Gaet | 25 mars 2014 à 16h04
 
 

avec le regne de l'ECOLOCRATIE on entre dans le grotesque comment peut on publier de telles sornettes?? Quel lobby gagne le premier prix.Pauvre france livrée a des pseudoscientifiques

vertaco | 25 mars 2014 à 18h35
 
 

De qui se moque t on ? Il fallait le faire de démontrer que l' agriculture est responsable des pollutions en ville !!!!!

balxha | 25 mars 2014 à 19h24
 
 

L'Agriculture Responsable a cause des engrais? Certains evoquent la formation de SELS D'AMMONIUM en particules trés fines. Peut-être faut-il dire aussi que ces particules sont solubles dans l'eau et qu'elles ne peuvent pas rester bloquées dans les poumons. Aux concentrations qu'elles peuvent atteindre naturellement leur effet sur la santé est négligeable. En air sec elles renvoient la lumière comme n'importe quel poussière blanche.

ami9327 | 27 mars 2014 à 16h45
 
 

15% : c'est la part de pollution générée par les automobiles à Paris. A votre avis d'où viennent les 85% ? Des industries, des systèmes de chauffages urbains, des aéroports, ...
Arrêtons d'insulter l'intelligence des français juste pour des manoeuvres politiques.

lesvraischiffres | 27 mars 2014 à 21h02
 
 

"15% : c'est la part de pollution générée par les automobiles à Paris" (cf. commentaire ci-dessus). FAUX. Dans l'agglomération parisienne, le trafic routier représente 26% des émissions de PM10... un taux qui bondit à Paris où le trafic routier est responsable de 56% des PM10 (source: Airparif - www.airparif.asso.fr/etat-air/air-et-climat-quelques-chiffres).
Alors la prochaine fois, avant de choisir comme pseudo "lesvraischiffres", il serait bon de s'informer (ou éviter de recopier le communiqué de presse de l'Automobile Club).

AngelB | 28 mars 2014 à 18h47
 
 

quand dans ce pays arretera-t-on de se quereller stérilement entre agri et ecolos, entre profs et entrepreneurs, entre droite et gauche, entre chercheurs fondamentaux et appliqués...
OUI LES ACTIVITES HUMAINES ONT DES CONSEQUENCES. au lieu de s'engueuler avec son meilleur ennemi, serait il enfin possible de CHERCHER ENSEMBLE DES SOLUTIONS.
C'est tout ce que demande les jeunes gens intelligents de ce pays, jeunes agriculteurs en tête.

benjamin | 31 mars 2014 à 10h47
 
 

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