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De l'eau de mer pour chauffer des habitations

Les sources d'énergies marines sont multiples. Pour preuve, la ville de Cherbourg (50) équipe un de ses quartiers de pompes à chaleur de l'eau de mer pour assurer le chauffage de plus de 1.300 logements et éviter l'émission de l'équivalent de 1.730 tonnes de CO2 chaque année.

Reportage vidéo  |  Energies  |    |  Actu-Environnement.com
De l'eau de mer pour chauffer des habitations

Deux pompes à chaleur (PAC) d'une puissance totale de 2,2 Mwh sont en cours d'installation dans la chaufferie collective du quartier de la Divette à Cherbourg (50). À la fin des travaux prévue pour l'été 2013, celles-ci seront reliées à un réseau souterrain de 300 mètres qui trouve son origine dans le Bassin du Commerce du port de la ville où va s'effectuer le pompage de l'eau du port.

Deux échangeurs thermiques ont été installés dans le local de pompage pour transférer les calories de l'eau de mer à un circuit secondaire d'eau douce qui alimentera les pompes à chaleur. 84 % des besoins en chauffage du quartier seront ainsi couverts. Les 16% restant seront assurés par les chaudières gaz existantes, notamment en période de grand froid.

Cette installation, qui s'inscrit dans la stratégie de maîtrise de l'énergie engagée depuis plusieurs années par Presqu'île Habitat qui gère ces habitations, a été mise en place par EDF Optimal Solutions.

Au final, l'installation devrait permettre d'éviter chaque année l'émission de 1.730 tonnes de CO2, soit l'équivalent de près de 850 voitures retirées de la circulation. La facture énergétique devrait en outre diminuer de 30% pour les habitants du quartier constitué en grande partie de logements sociaux.

Réactions8 réactions à cet article

 

Voila une démarche autrement réaliste que celle des promoteurs éoliens.
On peut aussi ne pas oublier qu'à Chaudes-Aigues ,en Auvergne ,l'eau jaillit à 83 °et que ce phénomène est exploité depuis le Moyen-Age !

sirius | 30 décembre 2012 à 17h36
 
 

Pour privé ou collectif, la pompe à chaleur est en effet une solution en France. Remplacer fuel ou gaz par 3 à 4 fois moins d'électricté' est à la fois économique,et surtout réduit les rejets de gaz carbonique.
Mais ceci repose sur une électricté qui grâce au nucléaire est décarbonnée.

clo 69 | 03 janvier 2013 à 08h13
 
 

Très bonne initiative, dommage que ne soit pas évoquée (entre autres) la question du rejet de l'eau de mer refroidie qui peut perturber l'écosystème marin.
En espérant que les enseignements tirés de l'installation existante à Monaco (4.8MW) aient été pris en compte.

Rouxbarbe | 03 janvier 2013 à 08h23
 
 

Bonnes années !
Si l’on se donne pour objectif l’ accès à une véritable autonomie énergétique, alors cet investissement est très prometteur. N'oublions pas non plus que les nouvelles technologies permettent aussi produire de l'électricité géothermique avec des sytèmes thermodynamiques travaillant à basse température (110 C) ...
Imaginons seulement toutes les côtes bretonnes équipées en systèmes aquathermes founissant du chaud en hiver et du frais en été... Le progrès passe aussi par là...
Seulement voilà, nous avons perdu tant de temps avec ces énergies fossiles qui n’ont plus aucun avenir.
L'aquathermie et la géothermie, c'est un bel avenir énergétique. Grâce à ces deux grandes ressources, la Bretagne deviendra sans aucun doute une région très riche..dans 25 ans. Par contre à cause du gaz de schiste (*) des états entiers seront complètement sinistrés dans les 10 ans à venir notamment aux USA. Heureusement pour nous les Bretons, nous sommes principalement sur des granites, des gneiss et de schistes et des grés bien dégazés. Rien ne nous menace donc de ce côté là. Rien ne nous empêche néanmnoins de convaincre les autres. Bonnes années !

PS(*) : dont la rentabilité de l'exploitation n'est prouvée entre autre au regard d'un coût environnemental extrêmement élevé)

Gerard Lemoine | 03 janvier 2013 à 09h23
 
 

Bravo pour cette réalisation!
Contrairement à ce qui est dit dans le reportage, c'est loin d'être une première.
Mais il est bon de promouvoir ces systèmes de production thermofrigorifique à partir de l'eau de mer, mis en oeuvre depuis les années 70 en France (Palais des festival de Cannes par exemple) et à de nombreux exemplaires à Monaco.
Attention toutefois à bénéficier de l'expérience des d'essuyeurs de plâtre en matière d'implantation des prises et rejets d'eau, de corrosion, de choix des matériaux, de dessablage, de filtration, de lutte (non chimique!) contre les algues, coquillages et autres incrustations, ...

chtipigny | 03 janvier 2013 à 11h49
 
 

Il ne s'agit pas, pour faire marcher ce système d'utiliser de l’électricité produite avec du nucléaire, du charbon, du fuel ou même du gaz, le bénéfice pour l'environnement serait alors casi nul, voir même négatif.

C'est donc bien avec l'éolien, le solaire, l’hydraulique que nous devons produire notre électricité.

Paul | 04 janvier 2013 à 13h15
 
 

à Paul :

le nucléaire, émet moins de CO2, moins de déchets que le solaire ou l'éolien. Les bilans matière sont en faveur du nucléaire d'un facteur dix au moins. Le solaire est en opposition de phase avec la demande thermique, donc inutile. Sans parler des problèmes de stockage, la ressource éolienne est limitée.

Très bon projet.

Berthier | 07 janvier 2013 à 18h05
 
 

Paul, quel dommage d'avoir abordé même de très loin le nucléaire, ça a permis à Berthier de nous lancer un bon Troll facile qui n'a absolument rien à voir avec le sujet principal...
Une petite intervention des modérateurs avant que les commentaires ne partent en discussion stérile?

Rouxbarbe | 08 janvier 2013 à 09h22
 
 

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