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Réduction à 50% de la part du nucléaire : vers un report à 2028 de l'objectif ?

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Mercredi 29 janvier, François Hollande a présidé une réunion à l'Elysée sur l'énergie au cours de laquelle Pierre Moscovici, ministre de l'Economie, et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, auraient plaidé pour un report à 2028 de l'objectif de réduction à 50% de la part du nucléaire dans la production électrique française, rapporte Libération.

"50% reste l'objectif, mais 2028 [et non 2025, ndlr] est avec EDF un scénario qui nous va bien", indique au quotidien une source ministérielle à l'issue de la réunion. "Si on vient chuchoter à Hollande que [le nucléaire] c'est plusieurs points de PIB et des emplois, il l'entend hélas", se désole un acteur de la transition énergétique.

En décembre, Anne Lauvergeon, ex-patronne d'Areva, jugeait la réduction à 50% de la part du nucléaire "irréaliste" et croyait savoir qu'elle était "renvoyée à plus tard".

Réactions6 réactions à cet article

 

Voilà pourquoi je déchire ma carte politique car je ne comprends pas comment on peut rester dans ce gouvernement UMPS, avec une telle couleuvre qui met toute la base de notre existence à la poubelle ! Vive la démocratie directe hors parti politique !

gegedeso02 | 31 janvier 2014 à 23h40
 
 

Quand le lobby chuchote à l'oreille de Hollande, ce dernier entend mieux que quand la majorité des Français lui crie qu'elle ne veut plus du nucléaire. Ça s'appelle un ouïe sélective.
L'argument des emplois est fallacieux, puisqu'il est maintenant établi que la transition énergétique générera plus d'emplois qu'elles n'en détruira.
Changer de paradigme semble réellement inconcevable pour un politique comme pour un industriel français. Tant pis pour les 10 ans de retard que la France traine comme un boulet par rapport à l'Allemagne depuis plus de 20 ans sur les secteurs des énergies renouvelables.

StephT | 03 février 2014 à 09h21
 
 

Madame Lauvergeon a raison, baisser à 50% la part du nucléaire est impossible en favorisant l'énergie éolienne. Pour contrer soit les baisses de production ou à l'inverse les hausses par l'éolien il faut installer de la production thermique avec ses rejets de CO2. Pour l'instant nous sommes en indépendance énergétique et à des prix inférieurs de 30 à 50% par rapport au reste des pays européens, il en va de la sauvegarde des industries et de l'augmentation du coût pour les particuliers. Un peu de bon sens serait nécessaire.

cougnat | 03 février 2014 à 11h12
 
 

Franchement pouvait-on vraiment croire a une telle réduction de notre production nucléaire? Notons aussi l'échéance lointaine retenue qui enlève encore de la crédibilité.Notons aussi combien de quinquennats avec des changements politique ( va et vient....) s'écouleront....
Toute les énergies INTERMITENTES renvouvelables nous posent des problèmes et aucune n'est rentable: il faut demander à tout le monde de les subventionner. Avant la fin du siècle elles deviendront rentables, mais aujourd'hui le cout des combustibles fossiles ne le permet pas. Il faut chercher des Energies Renouvelables NON intermittentes= à production continue (GEOTHERMIE) ou alors developper de vastes dispositifs de stockage de l'énergie: ce sont des GIGAWATTS qu'il faut stocker et non pas des KILOWATTS.

ami9327 | 03 février 2014 à 18h39
 
 

La meilleure énergie, tant pour la planète que pour notre portefeuille est celle que l'on ne consomme pas. Mais comme, avant de vraiment lancer des programmes ambitieux de réduction de la consommation énergétique, on demande l'avis des producteurs d'énergie, qui bien sur freinent des 4 pieds, les programmes sont au minima, juste de pouvoir invoquer le développement durable. Alors que des progrès gigantesques sont à faire dans l'habitat et dans l'industrie, nous préférons, courbe de croissance de Total ou d'EDF oblige, continuer à croire que nos ressources sont infinis.

Duport Claude | 04 février 2014 à 19h37
 
 

@ Duport Claude Les programmes de réduction des dépenses énergétiques existent depuis longtemps: par exemple la consommation moyenne des véhicules automobiles a baissé de manière lente et continue au fil des années, la consommation dans l'industrie a diminué d'autant plus qu'elles disparaissent inexorablement, reste les dépenses liées au logement ou des efforts considérables sont fait. Seulement le chantier est non seulement immense mais trés couteux. Et ce n'est pas en obligeant ceux qui ont les moyens qu'on réussira: les autres resteront laissé pour compte. Donc pour les logements, TOUS les logements il faut un effort de solidarité nationale= accepter de payer pour que d'autres citoyens aient AUSSI un logement bien isolé. Et ne pas oublier d'éduquer sur les économies, qu'il ne faut pas laisser ouvertes des fenêtres "parce qu'il fait "trop chaud" dans la pièce. Chose courante dans les immeubles a chauffage collectif et charges forfaitaires.

ami9327 | 06 février 2014 à 00h13
 
 

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