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Une proposition de loi visant à interdire l'usage non-agricole des pesticides

Gestion des risques  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com

Joël Labbé, sénateur Europe Ecologie Les Verts (EELV) du Morbihan, lance en partenariat avec la Fondation de l'Ecologie politique, une consultation sur Parlement-et-Citoyens.fr afin de "co-élaborer" à compter de jeudi 20 Juin "avec les citoyens une proposition de loi visant à interdire l'usage non-agricole des pesticides sur le territoire national", a-t-il annoncé dans un communiqué.

Le 5 juin au Sénat lors  d'une réunion du Comité de soutien des élus à l'abeille et aux apiculteurs, Joël Labbé avait déjà annoncé son intention de déposer une proposition de loi au Sénat en octobre visant à interdire dans un délai de cinq ans l'usage de pesticides dans les espaces publics des collectivités locales, ainsi qu'à Réseau ferré de France, consommateurs de désherbants pour l'entretien des voies et des voiries.

Les usages non agricoles des pesticides "représentent entre 5 et 10% des utilisations selon les années. A titre d'exemple, avec plus de 5.000 tonnes utilisées pour les jardins d'agrément et les potagers, les particuliers sont également des utilisateurs importants", rappelle le sénateur en pointant la "nocivité" des phytosanitaires dénoncée en octobre dernier dans un rapport de la mission d'information sur les pesticides du Sénat dont il était l'un des vice-présidents. Ne plus utiliser de pesticides dans les espaces publics "à court terme" figuraient parmi les propositions du rapport alors que 10% des collectivités se sont déjà converties au « zéro phyto ».

Joël Labbé formule donc trois propositions. Il demande aux collectivités territoriales, mais également à l'Etat et aux autres organismes publics gérant des espaces verts et naturels de cesser d'utiliser des pesticides d'ici au 1er janvier 2018. "Près de 60% des communes de plus de 50.000 habitants se sont engagées depuis 2010 dans une démarche d'arrêt total de l'utilisation de ces produits", souligne-t-il. Le sénateur propose également d'interdire la vente de pesticides aux particuliers d'ici au 1er janvier 2018. Il demande aussi de développer les alternatives aux pesticides en favorisant le développement des préparations naturelles peu préoccupantes (PNNP)."Ces produits existent, il convient donc de comprendre dans un premier temps quels sont les freins à leur développement. Cela fera l'objet d'un rapport que le Parlement demandera au gouvernement", précise Joël Labbé.

"Les pouvoirs publics doivent montrer l'exemple et les citoyens peuvent aussi être acteurs de ce changement nécessaire", a-t-il déclaré.

Réactions9 réactions à cet article

 

Suprimmer l'emploi des "pesticides"=phytosanitaires Pourquoi pas?
Quelles solutions en face pour faire leur travail? Il y a quelque chose d'agaçant à entendre sans cesse les critiques sur ces produits (même si elles sont fondées) parce qu'on croirait qu'on les ACHETE rien que pour polluer! Donc il faut le rappeler ces produits ont une utilité et répondent a de vrais besoins. Maintenant que certains produits soient trop dangereux, trop persistants est un problème qu'il faut prendre en compte sérieusement. Pour cela il faut se donner la peine d'acheter le Guide des Phytosanitaires ACTA: on y trouve des informations importantes qui peuvent guider intelligemment les choix: cibles visées par les moélcules de phyto dans le fonctionnement des insectes, des champignons. Familles de produits ayant la même cible biologique.
Pour revenir à l'utilisation chez les particuliers il est clair qu'une partie ne saura pas gérer les paramètres Dilution, Surface traitée & débit. La protection de l'utilisateur face aux pulvérisations est encore un problème trop souvent négligé, dans le cas des insecticides c'est critique.Et en mettant trop de produits on risque bien souvent de mauvaises surprises.

ami9327 | 20 juin 2013 à 09h58
 
 

On les achète par facilité et a cause d'un manque flagrant de volonté de faire changer les choses, des solutions alternatives et non polluantes existent, il faut les favoriser comme le font déjà certaines villes, supprimons donc l'usage des phytos et changeons l'approche de conception de l’aménagement des espaces verts urbains

lio | 20 juin 2013 à 11h35
 
 

Mon petit cousin apprenti en agriculture est décédé d'un cancer des testicules avnt ses 18 ans, ce cancer est la signature de l'exposition aux cocktails de pesticides!
Le seul besoin de pesticides est celui de l'engraissement de ces firmes écocides!
C'est un scandale, un écoeurement, une rage, NOUS NE VOULONS PLUS DE PESTICIDES EN VENTE LIBRE!
L'interdiction en 2018! Mais c'est une blague, y'en a ras le bol, il faut interdire dès maintenant ces poisons dont nous n'avons AUCUN besoin!
Cela fait 10 ans que je me bat pour faire respecter la loi sur les phytos mais tout cela c'est du vent, il FAUT une une interdiction pure et simple de ces poisons présents partout dans notre eau notre alimentation et dans notre air, dans nos nappes phréatiques, nos sols etc...
Les gentils écolos ça suffit! Nous avons en face de nous des meurtriers des écocidaires, montrons que nous sommes des combatants!
Un peu de hargne que diable! Tous ces polluants y'en a pour 50 ans et plus pour s'en débarasser commencons maintenant pas en 2018!
De plus la gestion des bassins versants est un vrai scandale : "on va essayer de réduire avec l'écophyto 2018" c'est du fou.. de g...., d'autres pays on complètement interdit toute polution aux abords des captages et bassins versants et nous avec une armée méxicaine d'écologiste on arrive même pas à diminuer!
Il serait peut-être temps de se réveiller, notre santé et notre planète tombe en ruine sous nos yeux et nous on concerte, on demande, on brasse du vent!

redcloud | 20 juin 2013 à 14h57
 
 

excellente idée, mais 2018 est encore très éloigné et cela pourra encore tuer pas mal de gents !
ici dans Le Dorat, le maire à signé une charte pour les Zéro Pesticide lancée l'année passée, MAIS les agents communaux continuent à utiliser des pesticides pour enlever les adventices des trottoirs et sur certaines parties du petit square, alors je rigole de cette mascarade, d'autant plus que ceux qui passent en voiturette pour asperger les trottoirs sont masqués !

de gussem. | 20 juin 2013 à 20h51
 
 

les consommateurs connaissent vraiment la toxicologie ? ET le réglementation des produits phytopharmaceutiques notament concernant les non professionnels.
LES insecticides ménagers sont souvent les même que ceux utilisés sur les végétaux et les personnes sont plus exposés quotidiennement au produits ménagers.

AGRAUD | 21 juin 2013 à 17h12
 
 

«Les pesticides sont des produits dangereux pour la santé (affections dermatologiques et respiratoires, troubles cognitifs et neurologiques (alzheimer, parkinson, etc), effets cancérogènes, etc.), comme pour l’environnement (déclin de certaines espèces animales (oiseaux, petits mammifères, insectes pollinisateurs …), pollution des eaux, etc.).»

C'est de l'ayatollah de l'« écologie » Joël Labbé et c'est tiré du site Parlement & Citoyens qui propose une consultation manifestement bidon.

Remplacez «pesticides» par «produits d'entretien», et la phrase garde tout son sens.

On peut se demander ce qui l'emporte chez ce monsieur: la bêtise crasse, l'idéologie ou la démagogie.

Il faudrait lui signaler que ces produits dangereux, on en met aussi sur la tête de nos chers petits (par exemple le lindane et le malathion, non autorisés en culture), ou la nuque de nos toutous (que l'on caresse cinq minutes après, ce que l'on ne fait pas pour un cactus traité contre les cochenilles). Il est urgent de les interdire!

Tout comme les produits et diffuseurs anti-moustiques, anti-cafards, etc.





Il lui faudra aussi interdire la vente de coumaphos (non autorisé en culture) aux apiculteurs amateurs, s'il veut rester cohérent.

Wackes Seppi | 23 juin 2013 à 12h41
 
 

La vérité est certainement pas dans les extrêmes !
Une chose est sure, nous parlons bien des produits phytopharmaceutiques dont leur nom est devenu 'Pesticides' qui lui est un mot Anglais qui ne veut certainement pas dire la même chose en outre Manche.
Pour ouvrir le débat, je vous propose d'aller dans les pharmacies, les hôpitaux...vous allez trouver aussi des pesticides. Ils ont la faculté de nous soigner voire de prolonger notre existence. Transposez cela aux plantes vivrières et vous comprendrez que c'est la même chose.
Tout le monde parle de méthodes alternatives, mais sont elles moins polluantes?? Aucunes études encore à ma connaissance.
Nous devons raison garder, la vie n'est pas blanche ni noire...

Philgood | 24 juin 2013 à 17h32
 
 

Mais non les pesticides ne sont pas si mauvais, surtout pour le compte en banque de certain hein philgood! Ceux qui vendaient hier des armes de destruction massive explosifs et gazs de combats, agent orange entre autre, vendent maintenant de l'engrais et des pesticides ainsi que des ogms. Le total de morts causé par ces industries depuis la 2éme Guerre Mondiale doit se compter en million, un suicide par jour en Inde de paysans ne pouvant rembourser ces bons produits!
Ces gens ne respectent pas les humains comment respecteraient-ils la nature? Sur toute la planète des millions de tonnes pesticides très dangereux sont répandues sans aucune protection pour les travailleurs et que dire de la faune et la flore!
Le but de ces produits icides est de détruire sommes-nous complètement aveugles pour ne pas voir cet immense écocide planétaire! Je le répète ils sont une industrie mortifère!
L'agriculture biologique, agroforesterie, permaculture la protection de l'environnement...etc..ça c'est l'avenir, c'est la vie et de nombreux rapports le confirme!

redcloud | 25 juin 2013 à 11h13
 
 

chateaubriand a écrit il y a 200 ans les forêts ont précédées les grandes civilisations, les déserts leurs ont succédés.
Charles Flahault et Georges Fabre en 1900 disaient déjà que l'on déforestait trop!
que diraient ces illustres et sages philanthropes, s'ils avaient vent de l'usage de produits chimiques minéraux et organiques, bactériologiques sans parler du nucléaire!!
qui se rappelle qu'en 1920 on vendait des produits de beauté à base de radium? et ces docteurs qui vantaient les bienfaits de la cigarette!!
je ne sais pas dans quel aliment se trouve le produit responsable de l'amnésie collective, mais force est de constater que peu n'en consomme pas!

person | 21 juillet 2013 à 15h06
 
 

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