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La sale guerre des terres rares sur France 5

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La chaîne France 5 diffuse mardi 18 septembre à 21h40 le documentaire de Guillaume Pitron sur les terres rares, matière première présente dans sa majorité dans l'écorce terrestre dont l'extraction se révèle polluante.

Actuellement utilisées dans la production de produits de grande consommation tels que les véhicules hybrides, écrans, téléphones et encore ampoules fluocompactes, leur demande explose.

C'est la Chine qui détient le monopole de la production de ces métaux. Selon le réalisateur, sous 5 ans, ses ressources commenceront à décliner et ne seront plus suffisantes pour assurer ses besoins propres et ceux du reste du monde. Après le pétrole, c'est une course aux terres rares qui s'engage. Guillaume Pitron mène l'enquête.

Réactions5 réactions à cet article

 

les terres rares ne sont pas rares !
En réalité les terres rares sont des lanthanides bien connus des chimistes. Contrairement à ce que l'on lit dans les médias, les lanthanides sont fréquents dans l’écorce terrestre. Ce qui fait leur rareté est que comme leurs propriétés chimiques sont presque identiques, il est difficile de les isoler les uns des autres, ce qui fait leur coût élevé.
Les ressources en lanthanides pourraient aussi provenir de leur recyclage comme envisagé en Allemagne.
L'investissement est élevé mais rentable à long terme. De nouvelles usines de séparation sont envisageables mais demandent quelques années pour leur réalisation.

Pierrot89 | 19 septembre 2012 à 08h45
 
 

Vous avez raison sur l'abondance de ces "terres rares" dans l'écorce terrestre, mais pour le coût, vous ne semblez parler que du prix économique dans cette affaire, or dans le reportage, ils montrent clairement que les coûts sont aussi environnementaux. Sans même parler des coûts énergétiques. Trois types de couts élevés, ça fait bcp, non ?
Je retient également que ces fameux procédés d'extraction des lanthanides dis rares produit des déchets MAVL, donc ceux qui nous bassinent avec les Éoliennes et les Cellules solaire PV feraient mieux regarder d'un peu plus près en ce qui concerne les déchets nucléaires de l'industrie électronucléaire qui garde ses déchets confinés et sous contrôle.
Voilà enfin de quoi comparer la pollution entre les ENR EIF (Électriques Intermittentes et Fatales) dites "vertes" et "propres" et les autres technologies qui produisent bien plus d'électricité pour un cout économique ET énergétique ET environnemental plus élevé !

Qui a entendu l'une des personnes parler du cuivre dans le reportage ? La révolution industrielle de Riftkin via les réseaux électriques intelligents et décentralisés ne se fera pas sans les réseaux performants, vastes, multiples, réactifs et complexes. Et comme le cuivre va manquer, la décentralisation qu'il décrit ne se fera pas tout court. Ou alors, au prix d'une pollution bien pire que celle des sources de production centralisées.

AtomicBoy44 | 20 septembre 2012 à 04h45
 
 

à @AtomicBoy44,
j'ai bien lu votre message.
Cependant, il me semble que la pollution au cours des procédés chimiques d'extraction des lanthanides (Terres rares) est plutôt due au système chinois qu'une caractéristique intrinsèque de cette chimie. Il est envisageable de faire une chimie "propre" en utilisant les bons solvants et réactifs retraités et recyclés. Bien sûr cette chimie plus "propre" aurait un surcoût économique mais la pollution représente aussi un surcoût cachée.
Bien évidemment la voie d'extraction à partir des produits de fission nucléaire n'est pas réaliste.
Bonne journée.

Pierrot89 | 20 septembre 2012 à 10h31
 
 

"Il est envisageable de faire une chimie "propre" en utilisant les bons solvants et réactifs retraités et recyclés. Bien sûr cette chimie plus "propre" aurait un surcoût économique mais la pollution représente aussi un surcoût cachée."

C'est là tout le pb qui est pointé dans le reportage. Des mines d'extraction de ces métaux et éléments spéciaux existaient avant que la chine n'en fasse un cheval de bataille comme le pétrole, mais leur coûts economico+enviro+énergétique est devenu plus élevé que d'importer a cause du fait que la chine n'a pas internalisées ce que les économistes appellent les externalités négative. Dans le reportage ils montrent une mine aux USA et un autre en Australie. Je peux vous dire que çà n'a pas l'air mieux pour ces externalités.
Lorsque je parle de déchets nucléaires MAVL dans cette affaire, je ne parle pas de la fission de quoi que ce soit. Encore que des gaz éléments rares sont récupérés lors des opérations de fissions dans cette industrie. Non, je veux parler des éléments radioactifs naturellement présents dans l'écorce et dans les millions de tonnes de terres qui sont retournées pour extraire les éléments rares de l’industrie high tech. Comme le radium ou le Thorium. Mais a la différence de l'industrie électronucléaire, ces éléments radioactifs sont rejetés dans l'environnement et exposés a la vue ou a la population qui se retrouvent concentrés par l'action de l'homme et expose encore plus que nos déchets nucléaires concentrés sous contrôle.

AtomicBoy44 | 20 septembre 2012 à 17h56
 
 

Il ne faut pas oublier que jadis l'entreprise Rhône Poulenc avait une usine d'extraction de lanthanides (terres rares) à la Rochelle à partir de gisements provenant de l'Inde.
Malgré quelques reproches des écologistes, elle était relativement "propre". Malheureusement elle a été fermée et maintenant il faut se fournir en Chine.

Pierrot89 | 21 septembre 2012 à 11h18
 
 

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