Le WWF et l'Association Santé-Environnement Provence (ASEP), constituée de 300 médecins ont lancé début mars leur propre étude sur l'impact de la pollution aux PCB (polychlorobiphényles ou pyralènes) dans les fleuves français. 52 prélèvements ont été effectués sur 60 volontaires dont l'âge était compris entre 9 et 83 ans. Cette étude, qui a débuté dans le Rhône puis s'est étendue à Paris, a été réalisée auprès de trois catégories de populations : une population consommant régulièrement des poissons d'eau douce du Rhône et de la Seine (groupe 1), une population résidant sur les rives mais ne consommant pas ou très peu de poissons de fleuve (groupe 2) et une population témoin de représentation diverse (groupe 3).
Résultat, des PCB sont retrouvés chez les trois groupes de personnes mais en plus grande quantité chez ceux qui vivent et mangent les poissons des fleuves : 16,83 picogrammes de PCB par gramme de matière grasse pour le groupe 3, 28,3 pgPCB/g pour le groupe 2 et 69,9 pg/g pour le groupe 1.
Les résultats prouvent que l'on a bien fait de mener cette étude, différentes catégories de population présentent un fort taux de contamination, a déclaré Patrice HALIMI, chirurgien pédiatre et Secrétaire Général de l'ASEP.
Certains volontaires ont des concentrations qui atteignent plus de 570 pg/g contre 5 pg/g pour les plus faiblement imprégnés. La région, les habitudes alimentaires et l'âge expliquent ces variations. Les personnes les plus imprégnés sont celles qui vivent près du fleuve depuis longtemps et qui consomment beaucoup de poissons.
Nous aurions bien sur préféré que les résultats démontrent que les PCB ne touchent pas l'Homme mais ce n'est pas le cas, a déclaré Serge ORRU, Directeur Général du WWF-France.
Le principe de pollueur-payeur doit devenir une règle intangible dans notre pays, a-t-il ajouté.
F.ROUSSEL
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