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Pas de nouveaux risques pour les phtalates DIDP et DINP, sauf peut-être pour les utilisateurs de sextoys

Gestion des risques  |    |  Actu-Environnement.com

L'agence européenne des produits chimiques (ECHA) soumet à consultation publique un rapport publié à la suite de la réalisation d'une revue scientifique sur les risques posés par les articles contenant des phtalates DINP et le DIDP.

Ces phtalates sont principalement utilisés pour rendre le PVC flexible (fils électriques, revêtements de sol, cuirs synthétiques) ou dans des applications autres que PVC (caoutchoucs, colles, mastics, peintures, laques, encres textiles, lubrifiants). La Commission avait demandé à l'ECHA de réévaluer, au regard des nouvelles données provenant des dossiers d'enregistrement de Reach, les risques liés à ces phalates.

Dans son rapport, l'agence estime que l'interdiction déjà effective de ces substances dans les jouets et les articles de puériculture pouvant être mis en bouche par les enfants est justifiée mais qu'aucune autre mesure de réduction des risques n'est nécessaire pour réduire l'exposition des enfants. L'ECHA précise que si cette interdiction n'est pas correctement respectée, il existe un risque de toxicité hépatique pour les enfants de 0 à 12 mois. L'agence estime qu'il n'y a pas de risque pour une exposition des enfants par voie alimentaire ou dans l'environnement intérieur.

Pour les adultes, l'ECHA souligne un risque potentiel de toxicité hépatique lié à l'utilisation de sextoys contenant du DINP mais surtout pour ceux contenant du DIDP. Des incertitudes importantes demeurent quant à la durée d'exposition et aux taux de migration des phtalates. L'agence préconise donc d'enrichir les connaissances sur ces points.

En revanche, l'exposition cutanée à partir de vêtements en PVC par exemple ne devrait pas entraîner un risque pour la population adulte, ni pour le fœtus chez les femmes enceintes, bien que l'exposition pourrait conduire à une charge corporelle considérable chez certains individus. Enfin, l'exposition au DINP et DIDP par voie alimentaire et dans l'environnement intérieur n'est pas très significative.

La Danemark a déjà soumis à l'UE une demande de restriction pour les phtalates DEHP, BBP, DBP et DIBP dans des articles destinés à un usage intérieur ou pouvant être mis en contact direct avec la peau ou les muqueuses, contenant un ou plusieurs de ces quatre phtalates dans une concentration supérieure à 0,1% en poids. L'ECHA a prévu de rendre un avis final en septembre 2012. Sauf pour le DIBP qui a été inscrit le 15 février dernier sur la liste des substances désormais soumises à autorisation.

Réactions2 réactions à cet article

 

Trop fort,mettons donc des capotes sur les "gods"!

lio | 10 mai 2012 à 14h02
 
 

@lio
C'est malin çà !

Sinon,
Je trouve un peu curieux que la commission disent que les phtalates sont dangereux dans la bouche des enfants lorsqu'il s'agit de jouets, mais pas dangereux lorsqu'il s'agit de nourriture.
Ça sent la pression industrielle sur le règlement REACH a plein nez là !

Dommage, c'est la première législation du genre dans le monde. Et les toxicologues américains nous l'envie pour une fois !

AtomicBoy44 | 11 mai 2012 à 03h40
 
 

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