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Sables coquilliers de Lannion : le Conseil d'Etat rejette le recours des opposants

Aménagement  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Lundi 5 décembre, le Conseil d'Etat a rejeté les recours des opposants contre l'exploitation de sables coquilliers dans la baie de Lannion en Bretagne. L'association Sauvegarde du Trégor et cinq autres associations, ainsi que la commune de Lannion (Côtes d'Armor), demandaient l'annulation du décret du 14 septembre 2015 qui autorise la Compagnie armoricaine de navigation (CAN) à exploiter une concession de sables calcaires coquilliers. Les opposants critiquaient la procédure suivie et le projet d'exploitation en lui-même.

Le Conseil d'Etat "estime que la procédure suivie a été régulière", précisant que "les modifications apportées après l'enquête publique ne justifiaient pas l'organisation d'une enquête complémentaire car elles diminuaient l'envergure du projet". A l'issue de l'enquête publique, le projet avait été revu à la baisse : réduction du périmètre de 4 à 1,5 km, volumes d'extraction ramenés de 400.000 à 250.000 m3 par an, réduction de la durée de la concession de 20 à 15 ans et limitation de l'exploitation à la période de septembre à avril. Le Conseil d'Etat considère aussi que l'étude d'impact et l'évaluation des incidences sur les sites Natura 2000 à proximité sont suffisantes. De même, l'examen du dossier par les services de l'Etat ne présente pas d'irrégularité.

La Haute juridiction administrative explique par ailleurs que la validation de l'autorisation d'exploiter se justifie par "l'utilité des sables coquilliers pour l'agriculture et les précautions qui ont été prises pour limiter l'impact sur l'environnement". Certes, l'exploitation du sable coquillier aura un impact sur l'environnement, mais "il n'a pas été démontré au Conseil d'Etat qu'il existait une alternative crédible à l'utilisation de ces sables". Il pointe en particulier les précautions qui on été prises pour "ne pas compromettre le renouvellement des ressources biologiques", ainsi que pour préserver le trait de côte et l'activité touristique.

Réactions3 réactions à cet article

 

C'est simple
Encore un dossier pipé, de 4 km à 1,5 km
A mon avis moi qui suis candide, le volume devrait être proportionnel à la surface!!!
Quand ils auront fini de creuser comme ils l'ont fait pour le permis précédent, qu'ils auront vidé cet endroit d'ici 15 ans, ils auront un nouveau permis malgré les restrictions et au bout du compte tout sera détruit com'd'ab

c'est pourtant simple | 07 décembre 2016 à 10h31
 
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On constate une fois encore que le Conseil d'Etat prend systématiquement le parti des destructeurs de la nature .
Il faut chercher la raison de cet aveuglement dans le mode de désignation des membres de cette instance dont la révision s'impose tant elle est nocive et archaïque .

sirius | 07 décembre 2016 à 10h52
 
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Une fois encore, comme d'ordinaire, le Conseil d'Etat prend parti contre les défenseurs de la nature .
Quand va-t-on se décider à réformer cette institution aussi partiale ?

sirius | 07 décembre 2016 à 19h28
 
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