Actu-Environnement
 
 
 
 

Les technologies photovoltaïques organiques souples émergent

Alternative aux cellules cristallines traditionnelles, les films photovoltaïques flexibles ouvrent la porte à de nouvelles applications embarquées sur les secteurs de l'automobile et de l'informatique par exemple. Focus sur les procédés de fabrication par… impression.

Reportage vidéo  |  Energies  |    |  Actu-Environnement.com
Les technologies photovoltaïques organiques souples émergent

Qui dit solaire photovoltaïque pense panneaux composés de cellules fabriquées avec du silicium mono ou polycristallin. Ces technologies ont en effet permis de développer la production d'électricité renouvelable en toiture voire dans le cadre de grandes installations solaires au sol. Les technologies silicium amorphe équipent quant à elles les petits équipements mobiles comme les calculatrices ou les montres « solaires ». Mais dans tous les cas, la rigidité des cellules reste de mise, limitant l'intégration de l'énergie solaire dans les objets du quotidien.

Plus de flexibilités pour de nouvelles opportunités

Les cellules photovoltaïques souples offrent des perspectives attrayantes : plus faciles et moins chères à produire, tout en étant résistants, les films PV organiques permettent d'envisager de nouvelles applications : revêtement des toits de véhicules automobiles pour le développement de climatisations électriques solaires ; meilleure autonomie des ordinateurs et autres téléphones mobiles etc…

Reste que pendant longtemps le développement du photovoltaïque souple a été bridé par le faible rendement des cellules organiques. Avec des recherches et développements importants et soutenus par les pouvoirs publics notamment en France, nombre de barrières ont été levées et permettent d'envisager une production industrielle basée sur des procédés d'impression ou d'enduction à l'instar des solutions développées par les sociétés DisaSolar en France et Heliatek en Allemagne.

Réactions4 réactions à cet article

 

C'est super les idées que donne le patron de l'imprimerie PV dans la vidéo ! Mais :
- Quel est le coût actuel ? (parce que si cela coût a peine moins cher que les rigide, c'est même pas la peine d'espérer une vrai démocratisation mis-à-part sur les objets très haut de gamme et pour faire de la com pour les entreprises)
- Y-a-t'il toujours des terres rares dans les cellules PV ?
- Quelle est la toxicité de l'encre en question ? Si elle s'avère nocive (comme beaucoup d'encres) - perso je mise sur des allergisants pour la peau et cancérigène par inhalation (mais pas d'inquiétude, il n'en est peut-être rien : les risques devront juste être dévoilés AVANT la démocratisation) - les "feuilles flexibles" devront être les moins déchirables/perçables possibles.
- pour le recyclage, je vous encourage à aller voir la mini-vidéo sur le travail de Volfman Palitzsch "je recycle les terres rares". Mais cela marche, bien sûr, qu'à partir du moment où on sait ce qu'il y a dedans... c'est chimiquement très simple à savoir mais les personnes qui ont le matos pour le savoir (n'import quel labo de chimie bien équipé, même ceux de certains lycée) auront-ils le droit de divulguer l'info ?

Lionel | 31 janvier 2013 à 10h59
 
 

Lionel,

Le coût, il serait "plus" faible, mais une évaluation précise est encore difficile, selon mes sources la différence ne devrait pas être si spectaculaire.
Nous devrions bientôt avoir une réponse avec la commercialisation des premiers modules allemands prévue cette année.
Il n'y a pas de terres rares dans la composition.
La toxicité ? à analyser...
Pour les plastiques, ils sont effectivement très résistants, ce qui engendre un coût...

Cordialement, Baptiste Clarke

BC | 31 janvier 2013 à 15h37
 
 

Merci pour les info Baptiste ainsi que pour votre travail. C'est déjà une importante avancée qu'il n'y ait pas de terres rares. Je vous souhaite une agréable soirée.

Lionel | 31 janvier 2013 à 17h57
 
 

TOUS les fabricants de cellules souples (parce que cela existe depuis 15 ans) ont déposé leurs bilans l'année dernière: Unisolar (USA – le leader), Global Solar (USA), Flexcell (Suisse), etc. Pourquoi: des technologies qui scotchent le prix du Wc à deux fois celui du rigide et des rendements deux fois plus faibles. Conséquence une efficacité économique divisée par 4. Et encore, toutes ces technologies conduisaient à des produits pérennes, susceptibles de durer 20 ans. Je veux bien dès lors qu'on mentionne le développement des encres photosensibles, mais de là à faire comme si le souple n'avait pas déjà connu une première existence (il s'en est posé des milliers de mégaWc) et à le présenter comme la technologie d'avenir sans risque.

PS: les cellules souples citées étaient inoffensives (pas de terres rares, que du silicium amorphe)

Aloyse | 14 février 2013 à 11h06
 
 

Réagissez à cet article

1500 caractères maximum
[ Tous les champs sont obligatoires ]