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Tara Oceans tente de faire la lumière sur le continent plastique

Loin de l'image traditionnellement colportée de masse épaisse de plastique agglomérée, le continent plastique a pourtant de quoi susciter l'inquiétude. Au delà des macro déchets bien visibles, c'est l'effet de la concentration des petites particules que Tara entend évaluer.

Reportage vidéo  |  Pollution  |    |  Actu-Environnement.com
Tara Oceans tente de faire la lumière sur le continent plastique

On imagine souvent pouvoir marcher dessus. Il n'en est rien. On nous l'a décrit épais et visqueux. On en est loin. Si au sein du continent plastique les macrodéchets sont bel et bien plus nombreux qu'ailleurs, c'est surtout l'importante concentration de particules plastiques de toutes tailles qui a valu ce surnom à cette zone de l'océan pacifique située à la croisée des courants océaniques.

Mesurer l'effet sur les microoganismes

Après avoir dénombré entre 956 à 42.826 morceaux de plastique par kilomètre carré à la surface de l'océan Antarctique, les scientifiques de la goellette Tara se sont fixés pour mission dans le Pacifique - au delà de l'échantillonage traditionnel des particules en nombre et en taille - de mieux évaluer l'interaction de ces fragments avec la faune microscopique. En effet, alors que la contamination de la chaine alimentaire marine est désormais avérée, l'impact de la pollution plastique sur le plancton est peu connu.

Réactions3 réactions à cet article

 

Apres les pesticides encore un risque pour la biodiversité et nos descendants. Supprimmer les plastiques ? c'est maintenant tellement developpé que l'humanité ne l'acceptera pas sans raisons serieuses d'investir dans des technologies moins polluantes. Les particules sont très souvent plus dangeureuses que les gros dechets, elles sont invisibles alors que le public réagit plus à ce qu'il voit, aux odeurs qu'a ce qu'il ne voit pas et qui provient de la vie quotidienne. Continuer les recherches deja entreprises c'est essentiel. Ce n'est pas avec des discours ideologiques mais avec un travail scientifique long, methodique et rigoureux que l'on pourra avancer. Cela devrait etre une motivation pour les filières scientifiques qui attirent de moins en moins de jeunes. Bravo pour les scientifiques qui s'y attelent.

FLEURENT | 24 octobre 2011 à 12h06
 
 

Il est intéressant de voir de quoi il s'agit lorsque l'on parle de ce continent de plastique.
Il y a tellement tout et n'importe quoi de dit sur le sujet du type "pouvoir marcher dessus" ou "décrit épais et du type visqueux".

baudou1 | 24 octobre 2011 à 12h23
 
 

Les déchets en plastique dérivé du pétrole témoignent du gaspillage de cette ressource fossile qui devrait être réservée à des usages plus valorisants qu'un produit d'emballage. A quand une filière des matières d'origine renouvelable comme celle des énergies renouvelables ? Il existe déjà des petites entreprises dans ce secteur mais on ne leur donne pas une grande visibilité.

Sowl | 11 novembre 2011 à 08h24
 
 

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