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Le tarif d'achat éolien remis en cause

La CJUE vient de blesser mortellement l'arrêté tarifaire éolien français. Le Conseil d'Etat devrait lui donner le coup de grâce. Les professionnels de l'éolien réclament une réaction du Gouvernement.

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Environnement & Technique N°333 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°333
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Alors que le ministère de l'Ecologie vient d'ouvrir une consultation générale sur les mécanismes de soutien aux énergies renouvelables, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a rendu jeudi 19 décembre 2013 une décision qui remet en cause le mécanisme de soutien actuel de la France à la production d'électricité d'origine éolienne.

Une aide d'Etat

La législation française prévoit que les producteurs d'électricité d'origine éolienne bénéficient d'une obligation d'achat de l'électricité à un prix supérieur à celui du marché. Ce mode de financement engendre donc des surcoûts pour les distributeurs d'électricité, EDF en tête. Or, ces surcoûts font l'objet d'une compensation intégrale financée par des contributions dues par les consommateurs finals d'électricité.

L'association Vent de Colère et onze autres requérants, opposés au développement de l'énergie éolienne, considéraient ce mécanisme de financement comme une aide d'Etat et avaient par conséquent demandé au Conseil d'Etat l'annulation de l'arrêté ministériel de 2008 fixant les conditions d'achat de l'électricité d'origine éolienne.

Ce dernier avait toutefois sursis à statuer afin de connaître préalablement la position de la CJUE afin de savoir si ce mécanisme constituait une "intervention de l'Etat". Question à laquelle la juridiction européenne vient de répondre par l'affirmative, suivant en cela les conclusions de son avocat général rendues le 11 juillet dernier. "La qualification définitive de cette mesure en tant qu'« aide d'Etat » incombera au Conseil d'Etat", précise le communiqué de la Cour. Mais les jeux semblent faits. D'autant que la CJUE a refusé à la France sa demande visant à différer les effets de sa décision.

Les professionnels de l'éolien retiennent leur souffle

"La décision de la Cour de justice de l'Union européenne déclenche le compte à rebours (…). Les 11.000 employés de l'éolien français retiennent leur souffle", réagit Frédéric Lanoë, président de France Energie Eolienne, qui alerte le Gouvernement sur l'urgence de la situation.

L'annulation du tarif d'achat par le Conseil d'Etat, d'ici environ deux ou trois mois, ne fait maintenant guère de doute mais l'association professionnelle estime qu'il s'agit d'une question de pure forme et que le niveau même du tarif d'achat, "réputé juste par nombre d'observateurs", n'est pas remis en question. Reste que l'annulation de l'arrêté tarifaire pourrait entraîner la disparition momentanée du tarif d'achat. Or, "l'incertitude est délétère", insiste FEE.

Très inquiet également, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) demande au Conseil d'Etat de faire en sorte que l'annulation, "si elle devait avoir lieu", n'ait pas un caractère rétroactif. "Alors que la filière vit une période extrêmement difficile qui se traduit par un net décrochage par rapport à la trajectoire de développement nécessaire à la transition énergétique, cette décision est de nature à générer un chaos économique si le Conseil d'Etat devait annuler rétroactivement l'arrêté attaqué", alertent Jean-Louis Bal et Jean-Baptiste Séjourne qui président aux destinées du syndicat.

Une annulation différée permettrait à l'Administration, expliquent-ils, de prendre un nouvel arrêté avec l'accord de la Commission européenne afin d'éviter toute discontinuité dans le dispositif de soutien. Le gouvernement français a en effet notifié formellement le tarif éolien à l'exécutif européen en octobre dernier.

Aussi, FEE appelle-t-elle la Commission à rendre sa décision sans tarder afin que le Gouvernement puisse prendre un nouvel arrêté tarifaire "seul à même de rassurer les investisseurs". En jeu ? Plusieurs milliards d'euros d'investissements et des milliers d'emplois, selon les syndicats professionnels.

La demande est toute autre du côté de Vent de colère qui, fort de cette décision, réclame maintenant à l'exécutif européen une enquête afin que soient déterminés et remboursés les bénéfices excessifs captés par les investisseurs éoliens en France. "Ce qui a été présenté depuis 2001 comme une incitation au développement des énergies renouvelables est en réalité une aubaine financière fonctionnant à guichet ouvert aux frais des consommateurs", s'indigne la fédération qui indique combattre aux côtés de plus de 900 associations locales.

Réactions59 réactions à cet article

 

Décision salutaire! Depuis le début je suis choqué de savoir que nous finançons malgrès nous des entreprises PRIVEES qui sans NOTRE AIDE n'existeraient même pas. Il ne s'agit pas de savoir si les éoliennes permettent de limiter les émissions de gaz à effets de serre mais du principe d'organisation artificiel de cette fillière. Si encore tout était nationnalisé on pourrait conclure que l'effort de la collectivité soit (trés indirectement....) profitable aux contribuables.
On voulu developper artificiellement les énergies renouvelables qui n'étaient pas ENCORE concurentielles alors qu'il suffisait d'attendre quelques années pour que le prix des carburants fossiles aie augmenté jusqu'au point ou elles pouvaient faire jeu égal. Cela sera le cas bien avant la fin du siècle (explosion démographique + ammélioration du niveau de vie dans certains pays)
Parce qu'enfin il y a bien une raison pour laquelle ces ENR ne s'étaient pas developpées.

ami9327 | 19 décembre 2013 à 15h41
 
 

@ami9327
effectivement, mieux vaut utiliser du nucléaire car le cout n'est pas supporté par les contribuables...
Sérieusement, je trouve cette décision absurde à l'heure ou nous devons atteindre les cotas fixés par les accords de Kyoto. Enfin, non les ENR ne sont pas toutes subventionnées, il existe une bourse des énergies ou des producteurs vendent leur production sans aucune aide financière.
Le système d'obligation d'achat permet pérenniser des emplois et d'en créer d'autres. C'est "le prix à payer" pour garder une planète encore un peu saine pour les générations futures.

stephana | 19 décembre 2013 à 16h14
 
 

ami6327
Certes "les énergies renouvelables n'étaient pas ENCORE concurentielles "
Certes on peut être choqué par ce financement d'entreprises PRIVEES.

Mais au moins ces énergies nouvelles étaient sensées être peu polluantes.

Que pensez vous alors des aides MONUMENTALES accordées à ces gros pollueurs d'éleveurs ou de céréaliers pour qu'il puissent exporter à bon compte pour eux mais pas pour la nature ?

jms | 19 décembre 2013 à 16h28
 
 

Comptabilité incomplète
La photo en tête d'article illustre un aspect toujours ignoré par la comptabilité publique : le coût sociétal d'un paysage saccagé. Or ce coût est bien réel ,les professionnels du tourisme le savent , les spécialistes des sites aussi, les habitants le manifestent fortement quand on vient leur imposer des machines semblables .Une société ne se résume pas à la production d'énergie, surtout quand cette production est dérisoire au regard de notre consommation.D'autres valeurs interviennent dans une vie.Elles n'entrent pas dans le champ intellectuel des promoteurs éoliens .

sirius | 19 décembre 2013 à 21h46
 
 

Justifier des avantages indus par d'autres gabegie est inutile. On comprend que la FEE et le SER transpirent de honte et d'angoisse.
Les bénéfices acquis de façon illégales ont été des charges imposées aux consommateurs.
Ils ont le droit d'être remboursés.

clem53 | 19 décembre 2013 à 21h59
 
 

à Stephana:
la France est un des rares pays qui satisfait déjà aux exigences du protocole de Kyoto.
Marre de cette "écologie" culpabilisante.ça ne marche pas!

Carmen | 19 décembre 2013 à 22h02
 
 

Merci l'Europe !
Pour une fois, les promoteurs font grise mine.
Gageons que leurs lobbyists protègerons au mieux leurs intérêts et que nos politiques remettrons au plus vite en marche le moulin à pomper l'argent public..

Nathalie.B | 19 décembre 2013 à 22h05
 
 

Stéphana,le prix à payer pour garder une planète encore un peu saine pour les générations futures.Belle utopie si vous regardez chez nos voisins avec l'Allemagne qui est devenue le plus grand pollueur européen et dans les 10 premiers au monde.Un peu plus loin,les états de l'ex Russie avec à coté la Chine,le plus pollueur des pays.Viennent ensuite les pays en voie de développement qui mettent à mal la planéte car leur logique est le productivisme,pourquoi avoir un quelconque avis sur la survie de la planète ,eux survivaient avant leur développement économique.

kyrnos 43 | 20 décembre 2013 à 10h16
 
 

Pan sur le groin des investisseurs véreux qui se grugent avec leurs complices écolos et bonne nouvelle pour nos porte monnaies de citoyens honnêtes.
Il serait salutaire qu'on se penche enfin l(es journalistes) sur la grande imposture de la transition énergétique au lieu de crier au miracle à l'apparition de toute nouvelle extravagance !

Le Glaude | 20 décembre 2013 à 10h49
 
 

Enfin, le combat a été long, mais un coup d’arrêt va être donné à cette escroquerie !
Quitte à payer des impôts, j’aime mieux que mon argent soit investi dans des énergies pérennes, et non en pure perte, dans la poche de spéculateurs.

En passant, je note ce sous-titre dans l’article :
« Les professionnels de l'éolien retiennent leur souffle »
Ce qui est un comble quand on fait son commerce sur du vent !

Enfin, et comme le souligne très bien Sirius, il n’est encore pas tenu compte du « coût sociétal d'un paysage saccagé. ».
Il nous suffit de mettre la pression dans ce sens pour que cela devienne une réalité demain.
Je fais le vœu que 2014 voit arriver enfin la fin de l’imposture éolienne.

Tireman | 20 décembre 2013 à 11h27
 
 

On connait l'Allemgne pour avoir développé les énergies renouvelables a grande échelle et avoir renoncé au nucléaire. On la donne en exemple.
Mais c'est en oubliant qu'elle a réactivé a trés grande échelle l'extraction du lignite. Entrez donc dans google "hambach mine" ou "garzweiler mine" et vous serez aterrés de voir les ravages sur des dizaines de kilomètres carrés d'un seul tenant. Chaque excavatrice extrait 240 000TONNES /JOUR dont 1/5 est du lignite. En fin d'exploitation de certaines mines on laissera se remplir en 20 ans deux lacs de 42 Km² et 23km². Alors quand on parle de préserver les paysages...
Pour revenir à la France je ne me fait pas d'illusions: le lobby éolien appuyé par les écologistes (pro-éoliens parce qu'il y a aussi les écologistes anti-éoliens...) trouveront bien le moyen de préserver au moins leurs avantages.
En ce qui concerne le nucléaire j'ai toujours trouvé absurde qu'on puisse confier a une société privée cette activité. Dans ce domaine les erreurs ne sont pas permises ou exprimé autrement il est impensable de vouloir faire des économies sur la sécurité a tous les niveaux. De plus les échelles de temps dans ce domaine ne sont pas celles d'une entreprise privée. De toute façon ce sera toujours l'état qui finira par tout prendre en charge.

ami9327 | 20 décembre 2013 à 11h55
 
 

Je rebondi sur l’analyse de Ami9327, et je voudrais y apporter ce complément :

Il faut savoir qu’en Allemagne, le nouveau gouvernement a décidé de mettre fin au "sur-subventionnement" des énergies renouvelables et de réduire les objectifs de croissance de l’éolien.
Comme quoi, quand une idéologie soi-disant "écolo" est rattrapée par le principe de réalité on finit par prendre de bonnes décisions.

En France, les écologistes anti-éoliens sont bien plus nombreux qu’on veut bien le dire.
Yves Vérilhac, ancien directeur du parc naturel régional des monts d’Ardèche, en est un exemple.

Pour imposer le "dogme éolien", il a été fait appel au marketing.
Jusqu’à présent les producteurs d’électricité annonçaient la couleur. Quand ils parlaient de "Centrale au charbon", de "Barrage hydroélectrique", de "Réacteur nucléaire", ou d’ "Usine marémotrice", tout le monde comprenait qu’il s’agissait d’industrie, pas de petites fleurs.
Pour les éoliennes, il a fallu inventer des termes bucoliques et éloignés de la réalité tels que "fermes éoliennes" ou "parcs éoliens".

Et quand on nous parle de CO², argument des "pro-éoliens" le bilan est sans appel au regard de la Proportion d’électricité produite à partir du charbon, pétrole et gaz :
Allemagne 62%
Danemark 88%
France 9%

Tireman | 20 décembre 2013 à 13h12
 
 

Certes les centrales à charbon polluent,c'est un fait, mais moins que les transports et en particulier les véhicules diesels dont les Français sont si friands, et que fait on pour y remédier? rien!
Le CO2 on s'en sert quand ça nous arrange, sachant que beaucoup d'opposants à l'éolien sont des pros nucléaires plus ou moins climatosceptiques c'est plutôt drôle.
Les subventions elles dérangent quand il s'agit de l'éolien mais pour le nucléaire la par contre ça ne pose pas de problème ,c'est pourtant le même budget,combien va couter l'EPR, l'enfouissement des déchets (NIMBY),etc,etc?
La dégradation des paysages c'est complétement subjectif, il est clair que l'on ne doit pas faire n'importe quoi, n'importe comment, mais cela ne constitue pas un argument valable pour s'opposer systématiquement au développement de cette énergie.
Que les Don Quichottes en herbes continuent de s'agiter, le vent qu'ils déplacent fera tourner les éoliennes

lio | 20 décembre 2013 à 15h40
 
 

Je rebondi sur le message de lio. En effet, pourquoi surbventionner les autres modes d'ernergie dans ce cas ? Que ce soit le nucléaire avec le tres (trop) couteux EPR ou le photovoltaique qui bénéficie lui aussi d'un tarif d'achat bonifié !??
Cela démontre qu'il serait temps, qu'au delà des luttes partisanes des pro et anti, l'Europe apporte un peu de cohérence sur la politique énergétique qu'elle souhaite mettre en place au niveau du vieux continent et montre sa volonté de réduire les GES.

CRICRI80 | 20 décembre 2013 à 16h18
 
 

Enfin un coup d'arrêt au fait de nous prendre de l'argent pour le déverser sur des investisseurs protégés.
Enfin un coup d'arrêt à des pressions de toutes sortes pour obtenir des autorisations de construire des installations dégradantes pour les paysages tout en étant d'utilité faible.

Ronceray | 20 décembre 2013 à 18h44
 
 

L’énergie éolienne est après l’hydraulique l’ENR la plus efficace mais elle est (

fleurent | 20 décembre 2013 à 18h48
 
 

Arguments de Lio :

« Certes les centrales à charbon polluent, c'est un fait, mais moins que les transports »…
Désarmant de candeur !

« Les subventions elles dérangent quand il s'agit de l'éolien mais pour le nucléaire là par contre ça ne pose pas de problème »
Comme je l’ai déjà dit, quitte à payer des impôts, je préfère que ce soit sur quelque chose qui fonctionne.
De plus, ne vous en déplaise, mais en tenant compte de tous les paramètres, c’est encore le nucléaire qui a le moins d’incidence sur le climat.
Quand au problème des déchets, il est de notoriété publique que si le programme des recherches sur la surgénération n’avait pas été sabordé pour des raisons purement électoralistes, ce problème n’en serait plus un.

« La dégradation des paysages c'est complètement subjectif ».
Cette déclaration de l’est pas moins.

L’éolien industriel n’est qu’une pompe à fric pour quelques-uns, et qui n’a rien d’écologique.

Tireman | 20 décembre 2013 à 18h52
 
 

"Ce qui a été présenté depuis 2001 comme une incitation au développement des énergies renouvelables est en réalité une aubaine financière fonctionnant à guichet ouvert aux frais des consommateurs"

Très bien résumé. la transition énergétique ne peut se faire par des effets d'aubaines Il y a lurette que les ER ne sont plus des démarches écologiques réfléchies mais des investissement strictement individuels, rapaces et souvent inutiles, dont les rentes sont réglées par les français aisés comme les plus pauvres. Il est temps de trouver un financement raisonnable, encadré et prévoyant pour les ER.

sylviane | 20 décembre 2013 à 20h27
 
 

"Paysage :affaire subjective"?
Certes on peut ,au nom de sa sensibilité personnelle ,préférer la Baie des trépassés au plateau de l'Aubrac,une cathédrale gothique à l' l'église romane du Monastier, ou l'inverse,Donc choisir entre deux valeurs ,mais la subjectivité ne permet pas de dire que des éoliennes dans ces lieux les enrichissent.
Le divorce entre site élégant et machines de 150 m. ressort de l'analyse et non de l'option ,tout le prouve :couleurs,matériaux, formes partout répétées ,occupation du ciel etc.
Enfin la subjectivité ne m'autorise pas à imposer mon choix à tous,ce que font les promoteurs dont on sait le mépris pour la beauté,il suffit de siéger dans uns Commission des sites pour en faire l'expérience.

sirius | 20 décembre 2013 à 22h36
 
 

Notre société n'est pas prête de changer. On voyait pousser des fleurs métalliques dans les champs sans s'imaginer un instant que derrière cette volonté de produire de l'énergie propre, il y a de l'argent et des investisseurs véreux. Car l'aide publique leur a permis de faire de gros bénéfices et en plus, il semblerait que des maires, agriculteurs, auraient autorisé l'installation d'éoliennes sur leur territoires communaux, donc leur foncier, ce qui entraînerait une enquête pour conflit d'intérêts. Nous ne sommes pas prêt de le voir notre planète verte et nos enfants et petits enfants de nous reprocher ce rapport à l'argent immoral, anti-social, anti-environnement, avec une seule devise :" Après moi, le déluge!". La cocotte financière est au bord de l'implosion et notre terre aussi. Alors tout le monde peut porter son avis, écolo ou non, cela ne change rien. Grève des impôts, nettoyage des institutions, et ensuite on pourra mettre en place les actions de protection de notre environnement, lancer la transition énergétique sans que cinq plus tard on parle de corruption.

fab08022 | 20 décembre 2013 à 22h37
 
 

OUI cessons de subventionner tous les producteurs d'énergie et voyons ce qu'il en sortira!
D'ailleurs ça nous économiserai beaucoup de cet argent injecté en subventions diverses.
N'oublions pas que chaque subvention ou impôt nécessite une administration qu'il faut payer à cet effet: donc on économiserai en plus les frais de personnel.
Du côté des usagers cela évite une perte de temps a remplir des dossiers, trouver des justificatifs etc.. etc...

ami9327 | 20 décembre 2013 à 23h28
 
 

soutenir une technologie si aléatoire et perverse ...même écologiquement !!!! est effectivement imcompréhensible ...on avancera pas comme ça ...les industriels n'ont plus besoin de se décarcasser...ils se les font en or garanti , sans risque ...et en massacrant notre environnement en plus . ...dire qu'elles étaient prévues uniquement pour mettre sur quelques friches industrielles !!!

carl | 21 décembre 2013 à 08h41
 
 

N'oublions pas OU apprenez qu'en Allemagne l’éolien est mis en attente de précisions sur l'installation de câbles, car le coût des liaisons vers le réseau est très élevé !
Et ça, personne n'en fait état !
Qu'en sera-t-il pour les hydroliennes en mer ? Il faudra bien les relier au réseau elles aussi.

Maurice | 21 décembre 2013 à 11h12
 
 

Je lis des propos qui sont révélateur du niveau intellectuel des français ! Des bobos, des boeufs de consommateurs qui bouffent dans les mains des lobbys et payent bravement leur factures qui grimpent !
La ville de Montdidier dans la Somme ça vous parle !? Bandes d'incultes !Une parmi 160 villes !
Regardez sur le net ce que la maire y a fait avec des éoliennes, du PV...et c'est public !! Et ça marche et les gens ne subissent plus de hausses d'impôts depuis 2001 !!! Osez comparer avec votre commune dirigée par des butés conventionalistes adeptes des Lobbys !
Le plus gros problème actuel de l'humanité est le dérèglement climatique... n'en déplaise aux climatosceptiques !
Il est de notre DEVOIR à tous de passer MASSIVEMENT AUX ENR pour produire PROPREMENT de l'électricité ! Car la production d'élec est le premier poste émetteur de CO2 devant tous les autres !!!! Donc il faut s'attaquer à lui avant le transport ou les isolations des bâtiments !
Bien sur si on vous construisait une centrale nucléaire (ça fait combien de haut ?) à côté de chez vous ou qu'on choisissait votre commune pour creuser un complexe de stockage déchets hautement radio-actifs, vous en voudriez pas ! Et les pylones haute tension, ils ne vous gênent pas ??? Crétins d'hypocrites qui fermez les yeux quand sa vous arrange !!! Moutons et autruches sont la majorité des français...Allez, Bosser et payer vos factures aux grosses boites qui vous pressent le citrons et vous ont bien lavé le cerveau

Roro | 24 décembre 2013 à 01h21
 
 

@Tireman
"... c’est encore le nucléaire qui a le moins d’incidence sur le climat."

en revanche, c'est bien le nucléaire qui a le plus d'incidence sur la vie tant la catastrophe totale peut-être pour demain...

maumau | 24 décembre 2013 à 08h52
 
 

Et bien, il est en colère le RORO. Et sa colère ne lui permet pas d'analyser correctement tous les propos tenus sur ce sujet. Car je pense que la grande majorité d'entre nous condamne ce qui se passe mais applaudisse des deux mains les initiatives comme celles de cette commune. Tout comme l'eau, les régies sont notre avenir de contribuables. Elles évitent les gaspillages et surtout de donner des royalties aux lobbys.
Petit élus (conseiller municipal) sur ma commune (360 hab) depuis 15 ans, j'ai toujours été très vigilant aux diverses augmentations d’impôts ou redevance (l'eau en particulier puisque nous la gérons).
Bien sur qu'il faut passer aux ENR, et rapidement. C'est là également la position d'une majorité des contributeurs sur ce post. Mais pas n'importe comment. L'exemple de MontDidier est effectivement un exemple à suivre, et je dirais :"Bravo Madame le Maire". Il en résulte malgré tout des profits réalisés par des promoteurs et des élus peux scrupuleux, tous ne sont pas comme cette élue Normande avec des idées que je partage (j'ai regardé la vidéo sur le site de la commune).
Comme je le disais plus bas, des élus sont prêts à signer pour une centrale sur leur commune si cela peut leur permettre de faire rentrer les devises nécessaires pour les maintenir au pouvoir. La majorité des Français ne voulant pas s'embêter en s’impliquant dans les affaires publiques, ils confient leur avenir à celui qui...

fab08022 | 24 décembre 2013 à 09h33
 
 

(suite)...ils confient leur avenir à celui qui leur apportera piscine, salle de sport, zone commerciale, belle ville pleine de fleurs même si c'est plein de désherbants et d'engrais pour être plus beau. Mais surtout, qu'ils puissent consommer sans penser. Que l'argent récolté vienne leur payer leurs Ordures Ménagères. Ils trieront si l'élus veulent qu'ils trient mais ne s'embêteront pas à faire attention.
Voilà, RORO, merci pour le rappel sur l'initiative de MontDidier et je pourrais également rajouter comme lien, celui des villes en transition et le proposer à Madame le Maire qui sera, je pense, très réceptive.
Soyons vigilants, ne nous égarons pas, l'avenir de nos enfants, c'est nous qui le construisons.

fab08022 | 24 décembre 2013 à 09h41
 
 

Simple rappel
La production d'électricité française est la cause d'environ 8 % de nos gaz à effet de serre,très loin derrière les transports ou l'habitat.
Les promoteurs éoliens espèrent produire 10 % de notre électricité ,donc économiser 0,8 % de nos GES .
Au prix de plus de 10000 machines .

sirius | 24 décembre 2013 à 10h52
 
 

De toute façon la facture 2025 va être au gout très salé - On peut parler non pas de transition énergétique mais de semblant de transition de conscience dans un sujet totalement inconnu du monde politique -Tous les indicateurs de l'énergie éolienne sont au rouge ! y compris pour le volet GES en prenant en compte les phases construction et déconstruction à moyen terme.

CITOYEN 2014/18 | 24 décembre 2013 à 12h08
 
 

Je suis assez amusé par la réaction de Roro, posté le 24 décembre 2013 à 01h21.
Qu’est-qui lui est arrivé ?
La dinde qui est mal passée ?
Le vin triste ?
Lui qui insulte si bien les français, n’en fait-il pas parti ?
Alors, cool man !
Pour les résultats mirifiques obtenus selon lui, à Montdidier, il ne faudrait pas perdre de vue que ces beaux résultat sont payés par TOUS les français…, même et surtout par cela même qu’il insulte.
Pour les pylônes haute tension, je l’informe que l’éolien va amener à en doubler le réseau…
Alors, une tisane de fleur d’oranger, et au lit !
Bonnes fêtes de fin d’année

Tireman | 26 décembre 2013 à 20h15
 
 

Pour ce qui concerne la mairie de Saint Didier : il ne s'agit pas seulement d'une démarche écologique, mais d'un placement, qui consiste à faire financer une éolienne par les subventions régionales, (nous), l'europe (nous) et vendre de l'électricité à EDF, c'est à dire...nous!!! Donc NOUS, les français, avons financé une éolienne pour que Mme le maire plastronne, fasse du fric, et nous fasse croire qu'elle est une grande écologiste.
Si les communes de France font pareil, le financement sera rapidement insupportable pour le budget de la France, de L'Europe et des ménages.
Les ER sont hors de prix, et seules quelques initiatives privées ont pu voir le jour en profitant vite fait de la manne publique avant que le robinet soit fermé dans la panique des coûts à venir.
Tout cela pour quelques KWh qui se battent en duel.

sylviane | 27 décembre 2013 à 12h54
 
 

Comme le dit Fab, il nous fait un gros « caca nerveux », le Roro.
Qui est il donc pour insulter ainsi les gens ?
Pour qui se prend-il ?
Son niveau intellectuel est donc, à le croire, supérieur à celui des autres ?
Son exemple de Montdidier, pour lequel il fait un éloge dithyrambique, n’a pu se réaliser que d’une seule manière, en puisant la manne financière dans la poche de tous les citoyens, de ceux là même qu’il insulte.
Alors je dis cela suffit.
Jouer les « pères la-vertu » avec le pognon des autres, c’est vraiment la jouer « petits bras ».
Il est temps que cesse cette imposture, et que les producteurs d'électricité d'origine éolienne soient considérés comme n’importe quelle PME :
Ils fabriquent un produit, qu’ils se « démerdent » à se faire un marché.
C’est tout.
Bonne année.

Tireman | 27 décembre 2013 à 16h07
 
 

Bravo à Sylviane qui a parfaitement fait le synthèse de la situation.

Tireman | 02 janvier 2014 à 13h25
 
 

Pylônes
A ceux qui s'insurgent ,à juste titre, contre les pylônes, en les comparant aux éoliennes :
"Comme vous le savez, le développement des énergies renouvelables rendra nécessaire la création de plusieurs milliers de kilomètres de lignes à haute-tension . "
D. Batho-10 août 2012-Session ordinaire de l'Assemblée nationale
On aurait donc ,et les éoliennes et les pylônes.

sirius | 03 janvier 2014 à 11h44
 
 

Seulement 11% de la CSPE demandée aux consommateurs clients d'EDF sert à financer le développement de l'éolien. La même proportion que celle qui finance les centrales à cogénération. Et trois fois moindre que celle destinée au photovoltaïque.

dobble | 06 janvier 2014 à 15h22
 
 

"Seulement 11% de la CSPE demandée aux consommateurs clients d'EDF sert à financer le développement de l'éolien. La même proportion que celle qui finance les centrales à cogénération. Et trois fois moindre que celle destinée au photovoltaïque."
Voici revenu le temps de la justification des prélèvements imposés par la petitesse des pourcentages... Voyons de plus près : pour une consommation moyenne de 6700kwh par ménage, et pour une CSPE actuellement à 0,0135 euro/kwh, ça nous fait déjà 108 euros TTC par an.
De plus, l'état vient de s'engager sur 5 milliard à reverser à EDF pour compenser le rachat du courant renouvelable qui ne peut être supporté par les abonnés, ce qui fait un petit 166 euros par ménage sur un an (exemple)!!
Alors certes, la CSPE, c'est une somme de petits pourcentages, y compris les tarifs sociaux de l'électricité( je n'ai rien contre, mais c'est une solidarité forcée que même les petits budgets paient), mais au bout, ça fait 100%. Si on devait tout payer, cela ferait 275 euros par an en moyenne.
Cerise...le rachat du courant, c'est fini pour le moment, mais nous sommes engagés contractuellement pour les 20 ans qui viennent, conformément aux derniers contrats de rachat passés.

sylviane | 06 janvier 2014 à 20h02
 
 

@sirius
"On aurait donc ,et les éoliennes et les pylônes."

évidemment, si on reste dans le centralisé donc le gigantesque...

maumau | 07 janvier 2014 à 11h08
 
 

C’est tout de même amusant de voir comment certains tentent par tous les moyens de défendre l’indéfendable !
Tout y passe :
Le catastrophisme, avec les classiques Tchernobyl et Fukushima, en occultant le fait que l’un comme l’autre ont été le résultat d’un choix inadapté.
La centralisation, qui par effet de mode devient presque un gros mot.
Je suis désolé, Maumau, mais il est des cas où mieux vaut centraliser qu’éparpiller.
Donc, je persiste à partager entièrement les analyses de Sylviane et Sirius.
Donc, je réitère ce que j’ai écris le 20 décembre dernier, je me cite :
« Quitte à payer des impôts, j’aime mieux que mon argent soit investi dans des énergies pérennes, et non en pure perte, dans la poche de spéculateurs. »
J’ajoute ceci :
Les deniers publics n’ont pas à perfuser des PME, elles ont à faire preuve de leur maturité économique.
Maintenant, ceux qui tiennent à financer ces industries, sont libres de le faire, sur leur propre argent.

Tireman | 07 janvier 2014 à 12h46
 
 

@Tireman

"Les deniers publics n’ont pas à perfuser des PME, elles ont à faire preuve de leur maturité économique." entièrement d'accord mais, pourquoi se limiter aux PME? et les grosses alors? AREVA, par exemple, le nucléaire en général, est littéralement supporté par les pouvoirs publics...

"il est des cas où mieux vaut centraliser qu’éparpiller." je veux bien, encore faut-il les réduire au strict minimum sans quoi on ruine jusqu'à la possibilité d'un fonctionnement véritablement démocratique;

Le terme d'éparpillement est réducteur, bien au contraire, l'autonomie au sens large, on peut y inclure la non-dépendance aux subventions et autres aides, exige de pouvoir intervenir directement sur son milieu, ici technique, là où le centralisme nous assujettit.

maumau | 08 janvier 2014 à 17h01
 
 

@ maumau
« L'énergie c'est de la physique, et la physique, c'est des lois, pas des opinions" Jean Marc Jancovici.

Les lois de la physique ne connaissent pas la démocratie. Si la démocratie consiste comme je l’ai lu souvent à raser les centrales nucléaires pour les remplacer par des éoliennes, on n'est pas dans la caca!!! Et sans être pour le nuke à tous prix!!
L'énergie, c'est comme la médecine ou la mécanique, il faut connaitre un minimum avant de débattre, n'en déplaise à la grande armée des "yaka" qui nous promettent sans le savoir des black out et des jeux de société à la bougie!
Pour ce qui concerne la décentralisation, il faudrait savoir ce dont on parle, injection sur le réseau ou autoconsommation.
Dans le premier cas, il y a décentralisation de la production, et nationalisation de la consommation, l'électricité est injectée sur le réseau, utilisée sur tout le territoire, éventuellement voisin, et vendue sur le marché européen en cas de surplus. Pour les ER, en l'absence de soleil et/ou de vent, bien content qu'on n'ait pas de centralisation et que des centrales thermiques éloignées ou des barrages viennent nous approvisionner sans rechigner!
Dans le deuxième cas...c'est juste pas possible à grande échelle, uniquement dans de rares cas d'isolement, et surement pas pour les entreprises.
Transformer les toits des villes en centrales photovoltaiques comme le préconise Jeremy Rikin, ça fait juste rire les poules!!!

sylviane | 08 janvier 2014 à 17h58
 
 

Suite a la reaction de Sylviane on peut regretter que des hommes politiques du nord n'ayant aucune formation serieuse en énergie, et en physique, se soient laissé abuser par J. RIFKING qui les conduit dans des rêves inaccessibles. N'ayant pas reussi aux USA il a été suffisament malin pour venir se faire beaucoup d'argent en France. Qui sera le responsable du gaspillage ainsi crée sur le dos des Français ? L'homme malin venant des USA pour se faire de l'argent en France ? Non des gens de ce genre il y en a partout. Ce sont les elus qui par manque de competence et de recul, ont poussé dans leur ideologie sans penser aux besoins réels des Français.

fleurent | 08 janvier 2014 à 20h10
 
 

@ Maumau…

Et moi qui avais l’illusion d’écrire correctement le français…
Veuillez me relire, j’ai déjà donné mon point de vue à vos interrogations.

Quand au couplet « autonomiste », vous me faites rigoler.
J’ignore dans quelle région vivez vous, mais je vous dis OK, prenez votre autonomie.
Mais, à tout point de vue, ce qui sous-entend, débrouillez-vous sans nous, qui avons la conscience de notre unité française.
Soyez indépendant jusqu’au bout, et ne demandez pas le beure, l’argent du beure, et le c… de la crémière !

Tireman | 09 janvier 2014 à 15h58
 
 

@sylviane
vos propos paraissent pétris de bon sens, et pourtant...

Jancovici n'est certainement pas le mieux placé pour parler philosophie des sciences: ces fameuses lois ne sont, historiquement, q'approximations demandant à être affinées voire abandonnées, c'est le retour d'expériences qui en décide et pas les gardiens de la "loi"!

Quelle idée vous faites-vous de la démocratie? y sommes nous?

Injection ou autoconsommation, dites-vous, et pourquoi pas les deux?! Je note que pour vous un réseau c'est toujours à grande échelle; je ne pense pas que ce soit la bonne taille: le gigantisme n'est pas viable, c'est la dernière phase avant l'écroulement...

maumau | 09 janvier 2014 à 16h32
 
 

@ maumau
« Jancovici n'est certainement pas le mieux placé pour parler philosophie des sciences ». Si vous le dites ! Pour moi, le mieux placé m’indiffère, le bien placé me suffit. Par ailleurs considérer que son propos est d’ordre philosophique me laisse dubitative, c’est juste un constat qui s’impose à toute démarche scientifique. Votre réponse par contre est simplement une attaque ad hominem vague et décalée du sujet.
Quant à l’abandon des lois de la physique de l’énergie et de l’électricité en particulier, si vous avez autre chose, allez-y, on vous écoute. Les lois de la science n’ont pas besoin de gardien, elles se gardent et s’imposent très bien toute seules, surtout dans une discipline plutôt pas mal connue ! Mais je n’ose pas penser que vous êtes des défendeurs de l’énergie du vide ou des moteurs perpétuels !
Quant à la taille du réseau, il me semble que celle du pays n’est pas « gigantisme » et qu’elle assure nos besoins depuis pas mal de temps déjà. Les seuls ennemis de sa stabilité étant…les éoliennes et panneaux PV, au point que l’opérateur historique allemand envisage de refuser leur connexion au réseau national pour danger de black out !!!

sylviane | 09 janvier 2014 à 19h30
 
 

@ maumau 2 le retour!!
Pour ce qui concerne l’autoconsommation, il faudra compter avec le stockage du courant qui n’existe pas à grande échelle à ce jour (donc comme je l’ai dit uniquement pour les sites isolés) et pour toutes les ER, il faudra penser la compensation de l’intermittence, qui pour exemple place le Danemark en première place des émetteurs de CO2 .
Donc, coincés entre la déplétion pétrolière, l’intermittence et le faible rendement des ER, le danger du nucléaire et le changement climatique, toute révision des lois de la physique sera la bienvenue pour peu qu’elle nous soit favorable !!

sylviane | 09 janvier 2014 à 19h31
 
 

@Tireman
dialogue de sourds!
...le couplet «autonomiste»...vous faites bien de mettre des guillemets, là où vous parlez politique politicienne, je parle, moi, de cette base constitutive proprement humaine de la liberté et des moyens de l'exercer.

gardez votre crémière et votre pensée binaire technocratique, très peu pour moi.

maumau | 10 janvier 2014 à 08h56
 
 

En effet Maimau, vous l'avez écrit très justement :
"dialogue de sourds!"...
La suite de votre dernier billet en est l'illustration.

Tireman | 10 janvier 2014 à 10h29
 
 

@sylviane
pas d'attaque ad hominem (Jancovici), je me permets simplement de mettre en doute sa compétence dans un domaine qui n'est pas le sien.

sur «l'abandon des lois de la physique...», comme vous y allez! mon propos visait l'opposition radicale loi / opinion, affirmée par lui, en matière de sciences. Les «lois» de la physique nucléaire n'induisent pas qu'il faille construire des centrales ou des bombes.

l'autoconsommation est un objectif, pas encore une réalité; nous sommes effectivement «coincés», encore que l'on pourrait décemment consommer moins...

maumau | 10 janvier 2014 à 10h37
 
 

Un domaine qui n'est pas le sien...Polytechnicien, enseignant en énergétique à l’École des mines, intervenant régulier dans ce domaine auprès du Sénat et de l'Assemblée, etc..excusez du peu!!! Mieux vaut répondre aux arguments que discréditer les gens.
Pour ce qui concerne l'opposition loi/opinion, je partage complètement son propos, relisez le, il parles des lois, pas de leur application.
Maintenant, ceci est un discours dans le vide, si vous avez une proposition de changement ou d'adaptation, concernant notamment ces fameuses lois ou l'autonomie que vous évoquez, allons-y parce que là, on tape dans l'abstrait, et l'abstrait, ça n'éclaire aucune ampoule!!

Quant aux économies d'énergie, elles ne feront que compenser l'augmentation de notre consommation (voir ce qui se passe pour les voitures, de plus en plus performantes en énergie, et de plus en plus...consommatrices!! cherchez l'erreur), sauf à ralentir drastiquement l'économie, ce qui commence déjà, dans le monde entier, par la déplétion pétrolière!!
Mais encore une fois, vive les solutions inédites!!

sylviane | 10 janvier 2014 à 11h11
 
 

@sylviane
désolé, il sort de son domaine de compétence, son assertion n'est pas un énoncé de science physique mais de philosophie des sciences, autrement dit un regard sur la science et dans ce domaine il est incompétent, tout polytechnicien qu'il soit!
il est facile de vérifier qu'au cours des siècles, les communautés scientifiques changent de paradigmes lorsque des expérimentations dérangeantes prouvent que certaines lois ne sont plus vérifiées. Comment alors qualifier ces lois?

à propos d'autonomie, il semble me souvenir,qu'au départ, vous pestiez contre ces aides publiques aux canards boiteux sur le dos des consommateurs, selon l'excellent principe qu'une entreprise soit viable par elle-même...donc autonome! ne pas confondre indépendance et autonomie...;ce qui vaut pour une entreprise vaut encore plus pour l'humain.

vous évoquez l'effet rebond, bien vicieux, il est vrai mais vous n'êtes pas sans savoir...que nous vivons sur une planète finie et que donc certaines plaisanteries ne sont plus de mise, y a du boulot.

maumau | 11 janvier 2014 à 15h21
 
 

"Maintenant, ceci est un discours dans le vide, si vous avez une proposition de changement ou d'adaptation, concernant notamment ces fameuses lois ou l'autonomie que vous évoquez, allons-y parce que là, on tape dans l'abstrait, et l'abstrait, ça n'éclaire aucune ampoule!!"

Si vous considérez que dire "la physique c'est de lois, pas de opinions" c'est de la philosophie, alors, si c'est pour une oeuvre!!!

sylviane | 13 janvier 2014 à 09h38
 
 

L'autonomie, sa mise en oeuvre, c'est refuser de s'abandonner, pieds et poings liés, aux monstres technocratiques en recourant à des techniques dont on puisse garder le contrôle, et ce, pour au moins deux raisons:

côté prestations, ces grosses structures sont condamnées à l'implosion en raison même de leur complexité croissante, fonction de leur taille elle même croissante...que faites vous quand le courant n'arrive plus, à part rouspéter? ce ne sont pourtant pas les moyens qui manquent!

côté société, et là c'est plus grave: ne plus subir l'arbitraire; ainsi, au hasard!, le nucléaire; où et quand en a t'il été débattu? pauvre "démocratie", purement formelle; un petit, pourquoi petit?, Fukushima vous tenterait-il?

maumau | 14 janvier 2014 à 10h08
 
 

"que faites vous quand le courant n'arrive plus"...Je ne sais pas, de mon vivant, les "grosses structures " m'ont toujours fourni du courant!!! D'ailleurs, voulez vous bien préciser ce que vous entendez par "grosses structures", afin de cesser de parler dans le vague?
Par la même occasion, vous pourrez parler plus ouvertement de ces techniques dont vous pouvez garder le contrôle

"ce ne sont pourtant pas les moyens qui manquent"...je redemande : quels moyens peuvent nous permettre de bénéficier d'électricité au niveau de notre consommation (ménages et entreprises), 24h sur 24, même après économies d'énergie? Je suis curieuse de vous lire!!

Pour finir, j'attendais cette réflexion sur Fukushima.. Et bien non, mon cher, je ne suis fan du nucléaire. On peut avoir un regard lucide sur notre avenir énergétique et les ER sans pour autant être pro nuke!!!

Encore une fois, les grands principes c'est bien, mais si vous pouviez donner des exemples précis et chiffrés, ce serait encore mieux

sylviane | 14 janvier 2014 à 14h47
 
 

Vous n'avez jamais manqué de courant, cela m'épate, pourvu que cela dure, je vois plutôt un avenir "japonais" en pire vu notre plus grande dépendance au nucléaire.

grosses structures: il me semble avoir déjà cité Areva-Edf; sans réponse, d'ailleurs, au sujet de la perfusion de crédits publics nécessaire au maintien même de l'industrie nucléaire...

quels moyens pourraient nous permettre de bénéficier d'électricité au NIVEAU de notre consommation, je vous cite, tout est dit, aucun, pas même le nucléaire, tout aussi limité que les autres sources non renouvelables! nous ne pouvons continuer à ce train, en dehors même de la problématique particulière à cette source.

peut-on parler de lucidité sans prendre en compte la catastrophe qui nous pend au nez, inéluctable si on continue sur la lancée...à vous lire on se croirait dans un monde viable alors qu'il connaît une crise gigantesque, voire fatale.

maumau | 16 janvier 2014 à 11h42
 
 

A Maumau,
Quand je vous lis, je retrouve la dialectique des années 68.
C’est mignon, mais guère réaliste.
Une fois de plus, le couplet sur Fukushima, le catastrophisme classique récurent, en occultant, une fois de plus je vous informe que l’un comme l’autre ont été la conséquence logique de choix inadaptés.
En France, des structures qui donnent entière satisfaction sont en place.
C’est quoi cette manie de toujours vouloir changer quelque chose qui marche ?
En gros, pour qui roulez-vous ?
Surement pas pour une écologie raisonnée et pragmatique.
L’éolien industriel a largement fait la preuve de son inadéquation.
En de nombreuses régions, et à contrecourant de l’idéologie officielle de leur parti, des sections locales d’EELV le dénoncent.
Même l’Allemagne commence à reculer là-dessus.
Le Royaume unis a décidé de stopper son programme éolien, et s’apprête à confier au nucléaire 50% de ses besoins en électricité (contre 20% actuellement).
Non seulement cette « solution » est génératrice de CO² de par son principe, elle est en inadéquation avec les période réelles de besoin en énergie, et de plus elle concoure à la destruction de notre patrimoine.
Je dis qu’il faut arrêter cette gabegie, et passer à des solutions sérieuses.

Tireman | 16 janvier 2014 à 12h35
 
 

Quand quelqu'un ose critiquer les éoliennes il est très vitre rangé parmi les pro nucléaires inconscients. Et bien non, vous n'avez pas le monopole de la conscience des dangers et des limites du nucléaire, ni celui de l'accès aux actualités!

Quoi qu'il en soit, oui, le nucléaire est hors de prix, dangereux et immature techniquement face à la gestion des déchets et au démantèlement. Donc, exit le nuke!!!
Le pétrole, c'est terminé ou presque, les stocks sont rachitique et ce n'est pas en raclant les fonds de tiroirs des schistes qu'on va changer la donne. Le gaz suivra dans quelques années.
Par ailleurs les hydrocarbure nous mènent de toutes façon à la cata planétaire, donc...exit les HC.
Sans nuke, sans hydrocarbures....comptez vous faire marcher nos entreprises, services ou industries avec des éoliennes? N'y comptez pas! Et ce même quand quelques centaines de milliards d'euros auront été dépensés pour la performance énergétique et thermique des logements!! Les économies sont indispensables mais ce qui nous restera pour le maintien de notre mode de vie (même modeste) sera énorme.
Donc comme je l'ai déjà dit, nous allons vers des rationnements en énergie (voir les débuts de l'effacement de conso des entreprises), des pertes d'emploi et une instabilité sociale majeure.
Rendez vous dans 15 ans!!! A moins bien sur que vous ne souhaitiez nous faire part d'une solution miracle.

sylviane | 16 janvier 2014 à 14h30
 
 

Je lis les débats depuis plusieurs semaines, et ce post reste intarissable bien qu'un peu éloigné du titre.
Pourtant, nous sommes bien sur la problématique de l'énergie future et les besoins de notre société de consommation.
Tout est basé sur l'électricité, de mon ordinateur sur lequel je pose ce texte jusqu'à ma future voiture vu que les ventes de celles ci sont en train de progresser : http://www.actu-environnement.com/ae/news/vehicules-electriques-marche-en-progression-20430.php4#xtor=ES-6
Alors, oui stopper le nucléaire pour le risque qu'il engendre et parce qu'à la base c'est une énergie fossile non renouvelable. Mais pas du jour au lendemain, c'est totalement impossible même si je suis un fervent militant de l'arrêt de cette industrie.
Maintenant, qu'avons nous en remplacement aujourd’hui ?
Sur ce site de RTE, on peut mesurer la production électrique par filière : http://www.rte-france.com/fr/developpement-durable/eco2mix/production-d-electricite-par-filiere
A 21h00 ce jour, le solaire est à 0. Le nucléaire est à 60085 MW contre 14567 pour l'éolien, l'ENR Thermique (biomasse, biogaz, déchets), le pompage et l’hydraulique, et enfin 4938 pour le gaz, le charbon et le fioul. L'éolien n'est pas mal mais loin du nucléaire. Pourtant nous voyons des éoliennes partout.
Il y a donc un réel problème et un besoin urgent de faire des économies au risque de prendre le clash en pleine tête. Alors, comment ferons nous ?
C'est au pied du mur que l'on voit le maçon. Sortons nos outils

fab08022 | 16 janvier 2014 à 21h47
 
 

@Tireman

votre réalisme est suranné et surtout aveugle;

«En France, des structures qui donnent entière satisfaction sont en place.» c'est vous qui le dites, en 99 nous avons frôlé la catastrophe majeure lors de l'inondation de la centrale du Blayais, elle se trouve bien en France, non! deux ans avant, Edf savait que la digue de protection n'était pas assez haute...à chaque catastrophe on trouve des travaux urgents à faire, des conceptions à revoir, des failles à combler et ainsi de suite, jusqu'à la finale puisque nous ne serons jamais à jour...la catastrophe aura toujours un tour d'avance.
d'autre part, que ce soit Edf ou Areva, ils ne sont pas foutus de terminer les EPR en construction, sans parler des dépassements scandaleux des coûts annoncés.

je roule pour une société qui cesse de programmer sa propre disparition.

connaissez-vous les conditions du contrat anglais: un prix d'achat garanti par le gouvernement qui devra couvrir les pertes pendant 35 ans! ubuesque...

arrêter la gabegie; tout à fait, vraisemblablement, on ne parle pas de la même!

maumau | 17 janvier 2014 à 09h58
 
 

@sylviane

vous m'avez mal compris, je ne suis pas un intégriste de l'éolien: le seule différence notable que je vois entre un énorme parc éolien et une centrale nucléaire tient dans la dangérosité insoutenable de cette dernière; je suis contre le gigantisme dans tous les domaines.

je souscris à votre vision du panorama socio-énergétique contemporain; l'avenir est sombre, pas de solution miracle, changer de paradigme, sortir du productivisme, de la politique de l'offre etc...

maumau | 17 janvier 2014 à 10h21
 
 

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