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La taxe sur l'huile de palme rejetée

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La taxe Nutella pourrait ne pas voir le jour en 2012 : les deux amendements qui visaient à rétablir les taxes sur l'huile de palme et l'aspartame ont été rejetés mercredi matin par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, a indiqué à l'agence de presse, Sipa, Gérard Bapt, rapporteur PS du projet de loi. Toutefois, selon ce dernier, "les problèmes posés par l'huile de palme pourraient être traités dans le futur projet de loi de santé publique."

A l'initiative de la première tentative, le député Vert, Sergio Coronado ne se décourage pas et "va maintenant déposer l'amendement en séance pour qu'il soit examiné par les députés".


L'état des lieux du FFAS

Des accusations d'effets néfastes pour la santé, d'une absence de lisibilité de sa présence sur les emballages des produits, une contribution à la déforestation de l'Indonésie et une atteinte à la biodiversité : l'huile de palme soulève en effet des questions et contreverses concernant son exploitation industrielle.

Le fonds français pour l'alimentation et la santé (FFAS) vient de publier un état des lieux " l'huile de palme, aspects nutritionnels, sociaux et environnementaux" et tenter de se positionner sur ce sujet.

Concernant la santé, "Les conséquences cardiovasculaires de la consommation d'huile de palme s'inscrivent dans le problème général du rôle des acides gras saturés", souligne le FFAS. Des études épidémiologiques anciennes montrent en effet que le risque cardiovasculaire augmente avec la consommation d'acide gras saturés.

Selon le document, la consommation moyenne d'huile de palme serait faible : de l'ordre de 5,5 g/j/personne et correspondrait à 10% des apports conseillés en acides gras saturés (pour une ration alimentaire de 2.000 kcal).

Sur la question de l'étiquetage, le fonds reconnaît que "les dispositions réglementaires font que l'origine végétale des huiles (…) n'est généralement pas précisée". Toutefois, grâce à un règlement européen sur les informations à fournir aux consommateurs, le document précise que en cas de mélange d'huiles ou graisses végétales raffinées, l'énumération des origines spécifiques devrait être précisée. A partir de décembre 2016, les étiquettes devront notamment indiquer la présence d'acides gras saturés dans les aliments.

"L'extension des plantations peut conduire, mais pas de manière automatique, à la déforestation (…) elle est en outre, source de conflits fonciers", note l'étude. Pour le fonds, la culture du palmier à huile doit s'orienter vers un mode de production plus durable : mise en place d'une fertilisation raisonnée, réduction de l'utilisation des pesticides, etc.

Réactions1 réaction à cet article

 

a force de faire rizette aux grands groupes , comme ferrero ,pour le nutella ,je pense que l etat ne commande plus depuis longtemps ....fric ..quand tu nous tiens.!!!!! pauvre france !!!!

lacrique 76850 | 24 novembre 2012 à 19h59
 
 

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