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13 pays asiatiques réunis du 21 au 24 novembre pour sauver le tigre

Il resterait moins de 3.500 tigres sauvages en Asie contre 100.000 il y a un siècle. Face à ce constat, les 13 principaux pays asiatiques concernés se réunissent en Russie afin d'établir une stratégie pour doubler leur population d'ici 2020.

Nature / Ecologie  |    |  Actu-Environnement.com

Du 21 au 24 novembre 2010 se tient à Saint Pétersbourg (Russie) le Forum international pour la conservation du tigre. L'objectif du Forum est d'adopter une déclaration commune et un Programme de rétablissement des tigres. De même, les treize pays présents ont chacun fait état d'un Programme national de rétablissement des tigres.

Constatant que le nombre de tigres sauvages est passé en un siècle de 100.000 à moins de 3.500, le projet de déclaration sur la conservation du tigre prévoit une politique globale afin de doubler la population de tigres entre 2010 et 2022. Les deux dates retenues sont symboliques, en effet il s'agit de deux années placées sous le signe astral du tigre dans le calendrier chinois.

Protéger les habitats et lutter contre le commerce illégal

Pour cela, le projet de déclaration prévoit en premier lieu de protéger l'habitat du félin, en tenant compte de la biodiversité dans les plans de développement, en sanctuarisant les habitats les plus importants et en augmentant le contrôle des services nationaux de conservation. Autre axe du projet, la lutte contre le braconnage, la contrebande et le commerce illégal de tigres et de produits dérivés. Pour cela, il est prévu de renforcer les législations nationales, les accords bilatéraux et multilatéraux de protection du tigre et les liens avec les organismes internationaux tels que la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (Cites). Le troisième pilier de la politique de protection envisagée est le développement de l'aide destinée aux populations autochtones afin qu'elles minimisent leurs impacts sur les habitats. Enfin, il est prévu d'améliorer l'efficacité des politiques de gestion de l'habitat des tigres.

Côté financements, la première voie envisagée est l'utilisation de certaines sommes reçues par les Etats via les financements internationaux en faveur de l'environnement. Il s'agit en particulier de financer les programmes en ponctionnant les fonds délivrés par le programme de réductions des émissions issues de la déforestation et de la dégradation forestière (REDD+), le paiement pour les services écosystémiques, l'écotourisme, le secteur privé et les partenariats avec les ONG. Par ailleurs, le document envisage de faire appel aux institutions internationales comme la Banque mondiale, le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et la Banque asiatique de développement. Enfin, la création d'un Fonds fiduciaire dédié à la préservation des tigres est envisagée.

Dernier point, le texte prévoit de mettre en place des réunions régulières afin de suivre la mise en œuvre de la déclaration qui sera adoptée et des Programmes nationaux de rétablissement des tigres présentés par les treize Etats réunis au sein du Forum.

Un tigre de papier ?

Pour l' Union mondiale pour la nature (IUCN), la réunion de Saint Pétersbourg est un rendez-vous "crucial pour la protection de l'animal le plus symbolique d'Asie." Le président de l'Union, Ashok Khosla, pointe le fait que "le commerce du tigre et des produits dérivés est reconnu universellement comme illégal" et "il revient aux pays d'origine et de destination de renforcer avec la plus grande rigueur leurs législations sur ce commerce." Par ailleurs, Simon Stuart, le directeur de l'UICN, appelle à ce que "la déclaration de Saint Pétersbourg et le Programme de rétablissement des tigres soient soutenus par un engagement politique et des engagements financiers au plus au niveau afin qu'ils ne soient pas des 'tigres de papier'."

Les treize pays réunis à Saint Pétersbourg sont, outre la Russie, le Bangladesh, le Bhoutan, le Cambodge, la Chine, l'Inde, l'Indonésie, le Laos, la Malaisie, la Birmanie, le Népal, la Thaïlande et le Vietnam.

Réactions1 réaction à cet article

 

N'oubliez pas le massacre des rhinos ! Le braconnage a cette année pris des proportions catastrophiques. À Lipadi (Botswana), nous faisons ce que nous pouvons dans la mesure de nos moyens, mais en Afrique australe, nous aurons sans doute perdu 300 rhinos cette année !!! Agissez !

Lipadi | 25 novembre 2010 à 05h36
 
 

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