Actu-Environnement
 
 
 
 

Les tours opérateurs adoptent la certification «tourisme responsable»

Les tours opérateurs qui s'inscrivent dans une démarche durable, peuvent désormais obtenir la certification «tourisme responsable». Son obtention passe par l'adhésion à plusieurs critères comme le respect envers les clients ou les populations.

Certification / Management  |    |  Actu-Environnement.com
Après les tours opérateurs Allibert, Atalante et Chamina Voyages, Voyageurs du monde est devenu le quatrième voyagiste à obtenir, en juillet dernier, la certification « tourisme responsable ». Un tourisme dit alternatif et qui offre entre autres, de nouvelles perspectives de développement et de créations d'emplois dans les régions pauvres.

En effet, en atteignant 12% du PIB mondial et 8% de l'emploi (soit 200 millions de personnes concernées), le tourisme est devenu une activité incontournable de l'économie mondiale et ne cesse d'augmenter : dans une vingtaine d'années, plus d'un milliard et demi de visiteurs traverseront une frontière chaque année, selon les prévisions de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT).

Or, si les activités touristiques ont des retombées bénéfiques sur le développement économique des populations visités, elles peuvent également avoir des effets pervers et non souhaités sur les équilibres sociaux, culturels et environnementaux de ces pays.

Aussi, ces dernières années, plusieurs associations agissant pour un tourisme alternatif ont vu le jour. Parmi elles, l'Association du tourisme équitable et solidaire (ATES), Agir pour un tourisme responsable (ATR) ou encore l'Association française d'Ecotourisme (AFE), s'inscrivent toutes dans une perspective de développement durable. Elles obéissent à plusieurs principes tels que l'implication des populations locales dans les différentes phases du projet touristique ou encore une répartition équitable des ressources générées.

Pour autant, difficile pour le client de faire la différence entre les différents types de tourisme proposés par ces associations et les tours opérateurs qu'elles regroupent. Selon Yves Godeau, fondateur et président de l'association Agir pour un tourisme responsable, ce sont le plus souvent les tours opérateurs eux-mêmes qui s'attribuent leur propre définition de ce qu'est le tourisme alternatif.

Ainsi, les agences spécialisées dans l'éco-tourisme, auraient pour but principal de faire découvrir la nature aux voyageurs, tandis que les tourismes équitables et solidaires toucheraient plus au partage avec les populations et les communautés d'accueil, explique le fondateur.

Le tourisme responsable

Depuis janvier 2008, une certification a cependant vu le jour afin de donner une véritable définition et une réglementation propre au tourisme alternatif, plus particulièrement le tourisme dit responsable.

En collaboration avec l'Afnor, la certification est née sous l'initiative de l'association Agir pour un tourisme responsable, soit un tourisme classique mais qui obéit à des critères bien définis, explique Yves Godeau.
En effet, afin de garantir au client que la démarche du tour opérateur s'inscrit réellement dans une perspective de développement durable, l'association ATR a élaboré un référentiel exigeant 25 critères, rentrant dans le cadre du code de la consommation. Tous les points sont par ailleurs audités chez les candidats à la certification, par l'AFAQ, organisme indépendant agréé par l'État.

Parmi les critères qui valident la certification, le tour opérateur doit en premier lieu garantir de fournir à ses clients une information claire et les sensibiliser au tourisme responsable. A titre d'exemple, le voyagiste décrit dans ses supports de communication l'ensemble des prestations. Il diffuse également la Charte éthique du voyageur à ses clients.

En outre, les tours opérateurs qui souhaitent adhérer au label doivent obligatoirement choisir leurs prestataires en privilégiant les emplois locaux dans l'objectif de soutenir activement et financièrement le développement des populations locales.
Pour leur part, les prestataires respectent les conditions juridiques d'exercice de leur métier en vigueur dans leur pays, mais aussi les conditions de travail décentes pour leurs employés.
Ils se doivent également de protéger l'environnement par la mise en place d'une politique de gestion des déchets, d'une politique de gestion des ressources naturelles ou encore de préservation des patrimoines locaux et ce, en fonction de la sensibilité des milieux.

Pour voyageur du monde, si ce label est loin de constituer une fin en soi, il nous permet de formaliser toutes les actions menées dans l'entreprise pour un tourisme plus responsable. C'est une étape pour nous améliorer en la matière.

A l'instar des quatre tours opérateurs déjà certifiés, 22 autres candidats ont rejoint l'association Agir pour un tourisme responsable. Depuis janvier 2008 ils disposent d'un délai de deux ans pour appliquer les critères relatifs à la certification, sans quoi ils devront quitter l'association.

Réactions4 réactions à cet article

 
Et ils y vont comment ?

Il y vont en vélo les touristes durables ?

Avions | 09 octobre 2008 à 12h45
 
 
Incompréhensible

Il y a de la part des hommes politiques et des administrations une forme de passéisme assez inquiétante.
Il y a aussi un aspect absolument passif qui consiste à subir ce que nos technocrates nous sortent de plus mauvais. Nous (enfin eux) sommes en train de subir la loi des technocrates qui ne voient pas plus loin que leur salaire à la fin du mois.
Comment peut-on encore croire celui qui nous dit qu'il y a aura 20 millions de touristes en plus en 2020 (ou 2050 si vous préférez) ? Comment le croire quand on connaît les problèmes énergétiques, donc de mobilité et de son coût, aujourd'hui ? Comment ne pas s'apercevoir que la paresse intellectuelle règne en maître chez ces fonctionnaires du graphique et du power-point ? Et qu'ils se sont contentés de poursuivre des courbes héritées du passé ?
Il y a donc chez nos hommes politiques et leurs administrations une absence de sens critique qui fait peur ainsi qu'une incompétence délibérée (ils ne veulent pas) à l'écologie. Cela aussi fait peur. Quand on voit le résultat en économie alors qu'ils se targuent de savoir... N'est-ce pas Mr Copé ?

rené-pierre | 10 octobre 2008 à 12h45
 
 
Réponse

Je vous invite à prendre connaissance des propos précis et éclairés d'Yves Godeau, président de l'Association Agir pour un Tourisme Responsablee qui regroupe déjà 22 tour-opérateurs dont les 4 labellisés ATR cités ci-dessus :
http://www.
challenges.fr/actualites/politique_economique/20081114.FAP2972/sncf_quatre_syndicats_appellent_a_une_greve_reconductib.html

Christine | 14 novembre 2008 à 21h00
 
 
SOS

snifffff le tourisme responsable est un gros dossier !! trop gros pour moi, qui n'y comprends pas grand chose ....

Elodie73 | 17 avril 2009 à 17h27
 
 

Réagissez à cet article

1500 caractères maximum
[ Tous les champs sont obligatoires ]