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Train de déchets nucléaires italiens : le Réseau Sortir du Nucléaire intente un recours

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Dans la nuit du 23 au 24 juillet, un train transportant des déchets nucléaires italiens a traversé la France en direction de l'usine de retraitement de la Hague. Devant le manque d'information du public quant à l'itinéraire et la dangerosité du convoi, RSN a décidé de contester la légalité de ce transport en intentant un recours devant les juridictions administratives contre l'autorisation d'exécution du convoi.

"Ce transport contenant 2 emballages s'est effectué conformément aux accords intergouvernementaux signés entre la France et l'Italie", explique Areva dans un communiqué. En effet, il entre dans le cadre d'un contrat signé en 2007 entre Areva et la société italienne Sogin qui porte sur le traitement-recyclage de 220 tonnes de combustibles à base d'uranium et 15 tonnes de combustibles MOX (oxydes mixtes d'uranium et de plutonium). Ces combustibles proviennent des réacteurs nucléaires en cours de démantèlement de Caorso, Trino et Garigliano.

Selon Areva, ces combustibles usés contiennent 96% de matières énergétiques valorisables grâce aux opérations de traitement-recyclage. "Les 4 % de déchets radioactifs ultimes seront, quant à eux, vitrifiés pour permettre un conditionnement sûr et stable avant d'être retournés en Italie", assure l'entreprise.

Mais le Réseau sortir du Nucléaire (RSN) doute du retour des déchets en Italie. Il s'appuie pour cela sur une prise de position de l'ASN en 2007 à l'occasion de la signature de l'accord intergouvernemental. "L'ASN considère que les délais indiqués dans cet accord, prévoyant la réception des combustibles entre 2007 et 2015 et le retour en Italie des déchets issus du retraitement entre 2020 et 2025, ne sont pas justifiés techniquement", peut-on lire dans la note d'information. Selon l'agence française les délais de retour pourraient être raccourcis. Mais l'agence notait un point essentiel : l'absence de centre de stockage en Italie capable de les accueillir.

Selon le Réseau Sortir du Nucléaire, l'Italie a engagé en 2004 une réflexion pour un projet de centre de stockage qui a depuis été stoppé suite à la mobilisation citoyenne. Sachant que la date ultime de retour est fixée à 2025, le pays a encore 13 ans pour construire un tel centre. Une fenêtre de temps plutôt réduite au regard de la complexité d'un tel projet sur le plan technique, économique et politique.

Réactions1 réaction à cet article

 

Bures a été étudié pour tenir 100 000 ans... 100 000 ans. Ils sont fous ou quoi ? Une génération, la nôtre, va laisser ses poubelles (à Bures et ailleurs) 100 000 ans. Le traitement des déchets n'aura jamais été considéré. Ils s'en foutent. Le nuke, c'est fini, il n'y a plus que la France à y croire.

Gwladys | 26 juillet 2012 à 08h24
 
 

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