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Restauration collective : le bio local freiné par le manque de capacité de transformation

Le prix constitue le principal frein au déploiement du bio, a fortiori local, dans les cantines. Mais pas seulement. Pour des raisons économiques et d'hygiène, les produits doivent être transformés au plus près du lieu de production. Exemple avec la première légumerie bio francilienne.

Reportage vidéo  |  Agriculture  |    |  Actu-Environnement.com
Restauration collective : le bio local freiné par le manque de capacité de transformation

Le surcoût est souvent cité comme le frein principal au déploiement des produits issus de l'agriculture biologique dans la restauration collective, empêchant ainsi d'atteindre les objectifs fixés par le Grenelle. Mais au-delà du prix supplémentaire à payer pour manger du bio à la cantine, nombre de collectivités se sont fixé un objectif complémentaire de consommation de produits locaux. Si pour les laitages, un approvisionnement local est souvent assez aisé, il n'en est pas de même pour les fruits et légumes.

Terre et épluchure vs hygiène et main-d'œuvre

Désormais, les cuisines centrales ne peuvent utiliser que des fruits et légumes transformés, c'est-à-dire préalablement nettoyés, épluchés, et mis sous vide. La raison ? Alors que les cuisines ne comptent plus assez de personnel pour éplucher les produits sur place, le stockage des épluchures et autres déchets de préparation pose problème pour des raisons d'hygiène. Dans ces conditions, la transformation doit donc s'effectuer au plus près du producteur. Problème pour le bio, les exploitations sont le plus souvent de petites tailles et disséminées sur un territoire. Difficile dans ce cas de déployer des unités de transformation.

Première légumerie bio francilienne

L'affaire a fait la Une de nombreux journaux pendant des mois : Flins, petite commune des Yvelines (78) a vu s'affronter les partisans et divers lobbies du développement du bio local francilien et de la construction d'un circuit de Formule 1. Avec à la clé, le rachat du foncier par l'agence régionale des espaces verts, le soutien à l'installation d'agriculteurs bio et le financement d'une légumerie bio. Dans un premier temps, cette première unité de transformation de produits bio d'Ile-de-France affiche une capacité de 200 tonnes / an : de quoi alimenter nombre de cantines franciliennes.

Réactions2 réactions à cet article

 

200 t par an?? ben il y a encore du progrés a faire, ce qui nous fait 600 000 portions soit la consomation d'une journée des enfants de l'ìle de france...... ben oui il y a encore de la marge.
je trouve domage que les lois républicaines comme économiques nous conduisent à ce genre de situation. Je pense que les normes d'hygiène devraient être revues... j'interdirais les traces de pesticides et autres... c'est surement moins grave qu'un peu de terre cuite.....

jeanlesbazeilles | 23 mars 2012 à 00h27
 
 

Hé oui, souvenons nous des graines germées de fenugrec... Les lois républicaines doivent être respectées par tous, même par les plus vertueux des producteurs bio, dont le logo apposé sur les produits ne correspond malheureusement pas à l'auréole de la sainteté mais simplement à un écot versé à un opportun organisme certificateur (dont les méthodes sont à géométrie variable selon le pays d'activité). C'est triste et ça ne fait pas rêver, mais c'est la réalité.

Albatros | 26 mars 2012 à 17h54
 
 

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