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La transition énergétique, gisement d'emplois et nouveau modèle de société

Alors que la facture énergétique de la France est un puits sans fond, la mise en œuvre du scénario négaWatt génèrerait quelque 632.000 emplois d'ici à 2030, selon une étude du CIRED-CNRS. A travers cette transition, c'est un nouveau modèle qui s'invente.

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La transition énergétique, gisement d'emplois et nouveau modèle de société

Aller à l'encontre des idées reçues, mobiliser de nouveaux leviers pour l'avenir, c'est aussi cela la transition énergétique. Celle-ci pourrait éviter 330 milliards d'euros de dépenses à fonds perdus entre 2015 et 2030. L'Union européenne ne dépense-t-elle pas chaque année 400 milliards d'euros en importations énergétiques ? Réaliser 20% au minimum d'économies permettrait non seulement de renforcer la sécurité́ énergétique mais également de réduire d'au moins 50 milliards par an le transfert de richesses des économies de l'Union aux pays producteurs d'énergie. Réaliser une amélioration de l'efficacité énergétique de l'ordre de 20% permettrait d'économiser 368 millions de tonnes d'équivalent pétrole (Mtep) par rapport à la tendance d'ici 2020 en Europe, d'après une étude internationale.

Président de l'association négaWatt, Thierry Salomon insiste : "Le modèle économique aujourd'hui dominant nous dit que l'emploi est un coût qu'il faut réduire en permanence : nous refusons délibérément de nous inscrire dans cette « vision ». Il faut plutôt renverser les termes et reformuler la question : au lieu de « combien ça coûte », se demander quels sont les rapports couts-bénéfices. La notion de coût est mauvaise. Il s'agit d'investissements qui rapportent". Réseau d'énergéticiens, l'association négaWatt, qui a récemment publié un nouveau libelle, Changeons d'énergies, après le Manifeste négaWatt, se dit convaincue que la transition énergétique concourt à un nouveau modèle de prospérité qui ne coûtera pas plus cher que celui du laisser faire. Il ne pèsera pas sur les budgets des Etats. Il contribuera à alléger la dette sociale par sa capacité rapide à créer des emplois. Il embellira le quotidien des citoyens européens en œuvrant à des sociétés harmonieuses dans leur évolution, des sociétés en équilibre.

Pour quantifier la richesse créée par le modèle de la transition énergétique, l'association négaWatt se réfère à une étude conduite par l'économiste de l'environnement Philippe Quirion, chargé de recherche au CNRS-CIRED (Centre International de recherche sur l'environnement et le développement), présentée à Paris le 29 mars. Celui-ci a calculé le contenu en emplois du scénario négaWatt et l'a comparé à un scénario business-as-usual. Pour chacun des secteurs concernés, l'économiste a calculé un ratio de nombre d'emplois par million d'euros dépensés en se référant par analogie aux postes les plus proches de la nomenclature de l'INSEE. Les secteurs en référence sont le bâtiment, les transports et les énergies renouvelables : éolien terrestre et maritime, solaire thermique, photovoltaïque, chauffage bois, bois-énergie, biomasse solide, gazéification de la biomasse solide, biocarburants, biogaz cogénéré sur réseau de chaleur et chaufferies, méthane de synthèse, géothermie et hydraulique.

Redéfinir la prospérité

Originalité de la démarche : le taux de croissance du PIB n'est pas une donnée déterminante ni même un objectif du scénario négaWatt. "Cet indicateur aujourd'hui contesté de toutes parts comporte de graves lacunes et ne saurait constituer un objectif en soi. Il ne permet pas, dans l'état actuel de sa définition, de rendre compte de facteurs aussi essentiels que le bien-être ou la santé dans le domaine social ou que les changements climatiques, les pollutions ou la perte de biodiversité́ dans le domaine environnemental", note Thierry Salomon. En revanche, les projections, effectuées sur la période 2015-2030, tiennent compte de l'évolution du prix des énergies fossiles telles que définies par l'Agence internationale de l'énergie dans le scénario « Current Policies » du World Energy Outlook 2012.

Il en résulte que, dans le périmètre étudié, la France hors DOM-TOM, le secteur de la rénovation des bâtiments s'affirme comme le plus pourvoyeur d'emplois à l'horizon 2030. "La montée progressive à 750.000 logements rénovés par an représente en 2030 un chiffre d'affaires de 30 milliards d'euros à comparer aux 38 milliards dépensés actuellement pour les travaux de rénovation de toutes natures, y compris de simple embellissement (enquête OPEN-ADEME 2010). Ce volume d'activité génère à lui seul 408.000 emplois permanents et qualifiés. Dans le tertiaire existant, le rythme moyen de la rénovation des surfaces est de 3,5% du parc chaque année, soit en 2030 un chiffre d'affaires de 13 milliards d'euros correspondant à 178.000 emplois. Au total, un plan massif de rénovation énergétique du parc de bâtiments génèrerait en 2030 un volume d'activité́ de 43 milliards d'euros HT avec la création de 586.000 emplois, et pour l'Etat une recette fiscale de TVA et d'impôt sur les bénéfices (IS) ainsi que des retombées indirectes liées aux emplois crées", selon l'étude du CIRED-CNRS.

En revanche, le secteur de la construction neuve a tendance à voir son activité ralentir structurellement à l'horizon 2030, sous l'effet combiné de la densification urbaine, de la cohabitation intergénérationnelle et du développement du télétravail, selon le scénario négaWatt. Il va connaître une contraction de l'activité́ et des emplois à hauteur de 404.000 emplois bruts de moins en 2030 par rapport au scénario tendanciel. "La rénovation énergétique fait largement plus que compenser les pertes dans la construction neuve : le solde net sur le secteur du bâtiment est de + 89.000 emplois en 2020, + 69.000 emplois en 2030. La mise en application d'un plan massif de rénovation énergétique « en profondeur » des bâtiments existants s'avère donc une solution particulièrement efficace et pertinente pour maintenir le secteur du bâtiment à un niveau d'activité́ et d'emplois supérieur à celui d'aujourd'hui, lui évitant ainsi une profonde crise économique structurelle", note la présentation de l'étude.

Des effets contradictoires s'observent également dans le secteur des transports. S'il évolue selon le scénario négaWatt, ce secteur connaîtra aussi une profonde mutation des emplois. Réduction de la part de la voiture individuelle au profit des transports en commun, mutualisation des services de mobilité plutôt que propriété des véhicules, auto-partage, co-voiturage, libre service, taxis collectifs sont autant de tendances qui entraîneront des pertes d'emplois dans le secteur automobile. Si le développement des transports en commun et du fret ferroviaire génère de nouveaux emplois, il ne compense pas intégralement les pertes du secteur automobile. Selon les projections, le nombre d'emplois bruts dans le secteur des transports de personnes et de marchandises diminue de 99.000 en 2020 et de 189.000 en 2030.

Surcoût du scénario tendanciel

Si le scénario négaWatt intègre un abandon progressif mais complet du nucléaire d'ici à 2033, le scénario tendanciel s'illustre par le maintien à son niveau actuel de la puissance du parc nucléaire, parallèlement au déclassement progressif de certaines centrales à partir de 2022, ce qui implique la mise en route d'un premier EPR en 2017 (Flamanville) puis d'un EPR par an à partir de 2023. Les projections de l'étude tablent sur une hypothèse basse de coût de la tête de série EPR de Flamanville d'un montant de 6,4 milliards d'euros. Quant au coût du démantèlement et le coût du stockage des déchets radioactifs, il est du même ordre dans les deux scénarios. Au final cependant, le surcoût du scénario tendanciel par rapport au scénario négaWatt s'élève à 5,3 milliards d'euros pour la seule année 2020 et 5,0 milliards d'euros en 2030, en passant en 2025 par un maximum à 7,8 milliards d'euros. Si le scénario négaWatt induit la destruction de quelque 56.000 emplois en 2030, il entraîne en contrepartie la création de 219.000 emplois à la même échéance.

Ce sont les énergies renouvelables qui fournissent à terme un des principaux gisements d'emplois. Selon les projections réalisées dans le cadre de l'étude de Philippe Quirion, les énergies fossiles et nucléaires laissent progressivement la place à une palette diversifiée d'énergies renouvelables, plus intensives en emplois : "Au total, toutes filières confondues, le secteur des énergies renouvelables grimpe en 2030 à 535.000 emplois bruts, essentiellement dans la biomasse, l'éolien et le photovoltaïque ainsi que, dans une moindre mesure, le solaire thermique. Par rapport au tendanciel, 335.000 emplois supplémentaires sont créés à l'horizon 2030. L'analyse exploratoire à 2050 montre que ce niveau d'emploi continue à croître et se maintient grâce au marché de renouvellement de l'éolien et du photovoltaïque, pour lesquels la durée de vie estimée des principaux équipements est respectivement de 20 et 30 ans". Selon un certain nombre de variables telles que le prix des énergies importées, l'évolution de la productivité du travail ou l'arbitrage entre consommation et épargne, les créations d'emplois nettes vont de 220.000 à 330.000 en 2020 et de 570.000 à 820.000 en 2030 par rapport au scénario tendanciel. En Allemagne, la transition énergétique a d'ores et déjà créé, au cours de la seule année 2011, quelque 382.000 emplois.

Réactions11 réactions à cet article

 

J'en ai un peu marre de ces propositions à la noix de negawatt et de ces chiffres bidons.
Je suis bien content qu'il faille faire quelque chose, d'ailleurs j'agis et je milite.
Mais qui va payer? Où trouver l'argent pour faire.
Ne pas se tromper, s'ils étaient sur le terrain comme moi, ils sauraient que là ou il y a le plus de besoins, c'est ausi là ou il y a la pauvreté. Les jolies maisons écologiques appartennent aux gens aisés qui ont suffisamment d'argent pour s'approprier 5000m².

Regardez bien la vraie vérité, les éoliennes sont espanoles (Alstom) et allemandes (Areva), (95% étranger)
les dalles photovoltaïques sont chinoises à 99% (je dis bien dalle car deux fils soudés et un cadre les font passer en fabrication française ou allemnande).
Le retour sur investissement n'a de sens que si on a l'argent pour investir, pas de sous, pas d'investissemnt, pas d'emplois.
Ce n'est pas en tapant sur un âne qu'on va le transformer en cheval de course, mais on va fonir de l'achever. La théorie écolo d'augenter les prix pour obliger de faire conduira les gens à la misère pui à la rue, mais de leur donnera pas le pouvoir d'investir.

zaravis | 04 avril 2013 à 15h17
 
 

Pour ma réaction précédente, lire "je suis bien conscient" en lieu et place de "je suis bien content", désolé.

Pour le fun, un article dans le moniteur dénonce le fait que le ministère de l'écologie et du développement durable est une passoire thermique en simple vitrage.

zaravis | 04 avril 2013 à 16h26
 
 

OK zaravis, vous n'avez jamais lu le scénario négawatt !
Pour vous renseigner, sachez qu'il se base d'abord sur l'efficacité et la sobriété et pas du tout sur les points que vous évoquez.

Olivier | 04 avril 2013 à 21h03
 
 

zaravis, avec des raisonnements aussi défaitistes, c'est sûr qu'on risque pas d'aller loin !

kal | 04 avril 2013 à 21h33
 
 

Donc, il ne faudrait rien faire ? Et continuer de donner tous nos sous au Qatar, Arabie saoudite, Russie et compagnie ? Je réfère qu'une dynamique se mette en place, et qu'on aide les gens qui en ont besoin.
Il s'agit de choix politiques.
Il est urgent de ne pas attendre une fois de plus.

krakatoe | 04 avril 2013 à 21h52
 
 

Assez d'accord avec Zaravis. Les chiffres cités par l'étude Négawatt sont totalement bidons et relèvent de la méthode coué voire de l'alchimie.
S'il est incontestable qu'il est nécessaire de renforcer l'isolation de l'habitat pour limiter la consommation d'énergie, toute mesure coercitive du type "loi Brottes" (tarification progressive) aura pour effet de contraindre encore les plus démunis.
La seule solution est de maintenir la part actuelle du nucléaire dans notre mix, sans pour autant abandonner la recherche dans les énergies dites "renouvelables" mais en attendant qu'elles soient au point et économiquement rentables pour envisager leur mise en oeuvre à l'échelle industrielle. Car le nucléaire est la source d'énergie qui est de loin la plus économique, donc qui permet de sauvegarder le pouvoir d'achat des particuliers et la compétitivité des entreprises donc l'emploi.
A l'inverse, demander de se serrer la ceinture (scénario NégaWatt) accablera encore plus les plus faibles, et d'abandonner le nucléaire précipitera encore plus vite notre pays vers la faillite.
Que ces manipulateurs qui agissent sous couvert d'une idéologie faussement écologique, et ne sont que des apprentis sorciers aillent au diable !

alain38 | 14 avril 2013 à 22h30
 
 

Traiter les Négawatts d'apprentis sorciers et vouloir maintenir le nucléaire comme énergie de base, faut oser !
Et dans le même genre, demander que les filières renouvelables ne soient mises en oeuvre qu'une fois mature et économiquement rentable, c'est à dire faire ce qu'on a pas fait avec le nucléaire ... Et la rentabilité économique se faisant en comparaison de solution classique, la comparaison avec une énergie dont le coût réel n'a pas été démontré (méthode Coué, alchimie, chiffre bidon), surtout au niveau de la recherche et du traitement des déchets, c'est sûr que comme ça on va continuer de faire comme avant. C'est sûrement comme ça que les choses vont évoluer (encore faut-il le vouloir ?).

Tombour | 06 mai 2013 à 17h01
 
 

@Tambour
Non seulement j’ose l’affirmer, mais cette logique commence fait son chemin dans le contexte de récession qui démarre, et malgré le DNTE je prends ici le pari que nos gouvernants finiront par l’adopter. Car il faut comprendre que la croissance (ou augmentation du PIB) et la consommation d’énergie sont corrélés : si on veut sortir de la récession et du chômage associé, il faut produire plus d’énergie. Or les énergies fossiles sont en décroissance, l’éolien et le PV coûtent très cher, posent des problèmes insurmontables à partir de 20 à 30% dans le mix (cf. l’Allemagne), sont fabriqués en Chine, et ne sont pas au point…. Il ne reste que le nucléaire pour s’en sortir ! Si vous avez le temps voici une présentation qui a convaincu plusieurs parlementaires : http://www.youtube.com/watch?v=MULmZYhvXik
Quant au nucléaire actuel, un seul prototype a suffi (celui de Chooz) puis on est passé à la série ; ce sera pareil pour l’EPR d’après Flamanville. Si on faisait de même pour l’éolien par ex. dont plusieurs milliers d’appareils sont en service, il y a belle lurette qu’on devrait être au top industriel !
L’idéologie (Negawatt notamment) peut séduire quand l’économie est florissante, mais dans la crise il faut réfléchir pour éviter les catastrophes : je ne doute pas que Hollande a commencé de se rendre compte qu’il faisait fausse route.
Cordialement

alain38 | 08 mai 2013 à 10h07
 
 

"L'éolien coûte cher" alors qu'on a de plus en plus de projet à parité réseau.
Il en est d'ailleurs de même pour quelques (plus rares) projet PV.
Sachant que pour ces énergies on impose l'intégration de la déconstruction et le retour à l'état initial, ce que j'aimerai bien entendre avec le nucléaire (qui joue à l'apprenti sorcier ?) avec ces réserves insuffisantes (cf avis de la Cours des Comptes, ...), sa R&D payée par le contribuable et non inclue dans le coût du MWh (il serait bien de comparer des choses comparables), l'assurance payé par l'Etat (quelques millions d'€ sur la durée ...) et un enfouissement appelé traitement des déchets ou un problème reporté sur les générations futures.

PIB et énergie corrélée. Personnellement je raisonne avec des facteurs de type IDH plutôt que PIB, mais c'est un choix de philosophie. Chacun le sien.
De plus en faisant des économies d'énergie (le fameux triptique qui commence par Sobriété/Efficacité ... ça vous parle, on dégage du pouvoir d'achat, générant consommation,... etc et on peut même avoir une augmentation du PIB (qui vous fait tant plaisir, ainsi qu'à nos dirigeants). Ne pas comprendre que faire des économies d'énergie et consommer autrement est vital quand notre approvisionnement est principalement externe (le Niger aussi est externe, pour info à nos défenseurs de l'indépendance énergétique).

Et pour lutter contre le chômage, si les industriels avaient de la visibilité à plus de 3 mois, les filières seraient bien développées !

Tombour | 14 mai 2013 à 14h25
 
 

@Tambour
Vos affirmations sont péremptoires, et beaucoup sont fausses : pour convaincre, il faut démontrer ou au moins faire référence à des études ou des organismes faisant référence, plutôt qu’à des ONG partisanes.

Pour l’éolien : l’éolien terrestre produit un MWh dont le coût est encore loin (85 €) de celui produit par le nucléaire (50 €) : cf. rapport de la Cour des Comptes de 2012. Et il ne peut en aucun cas lui être comparé : son intermittence oblige à prévoir, en secours, des centrales à combustible fossile dont le coût d’investissement est à rajouter à celui des éoliennes. D’autre part, les éoliennes sont très mal acceptées par les riverains, ce qui conduit aujourd’hui à se reporter sur de l’éolien en mer, dont le coût est encore plus élevé (200 €). Quant au PV il culmine à plus de 300 €.

Pour la déconstruction : vous vous trompez, le coût du nucléaire inclut celui de sa déconstruction (cf la Cour des Comptes). Et certaines associations écologistes déplorent que pour l’éolien terrestre les règles de déconstruction n’imposent pas l’élimination de l’énorme massif de béton qui reste sur place.

La R&D des organismes publics profite à toutes les énergies, actuellement elle est majoritairement orientée vers les renouvelables ; d’autre part, ces renouvelables bénéficient d’un prix de rachat largement subventionné par la taxe CSPE, ce qui n’a jamais été le cas du nucléaire.

alain38 | 14 mai 2013 à 15h12
 
 

@ Tambour (suite)
Pour les économies d’énergie : là je suis totalement d’accord avec vous, c’est un axe prioritaire et il est dommage que nos gouvernants n’aient pas engagé des actions concrètes suffisantes dans ce sens.

Quant au prix de l’énergie, reconnaissez que celui de l’électricité, avec les tarifs d’EDF qui s’opposent aux prix de marchés volatiles, donne une visibilité maximale aux industriels (et aux particuliers d’ailleurs). Si ces tarifs évoluent lentement à la hausse, c’est n’est pas à cause des coûts de production mais en raison des coûts de transport (les EnR nécessitent de renforcer le réseau) et surtout des taxes (la CSPE qui finance les coûts de rachat artificiels de l’éolien et du PV).

Au final, notre système électrique, avec le choix du nucléaire et d'une entreprise de service public de l'électricité, est probablement le plus performant d'Europe. La politique libérale de Bruxelles qui veut briser le monopole d'état et celle du PS/EELV qui veut faire disparaître le nucléaire conduiront, si les français ne réagissent pas, au même résultat qu'en Allemagne : le kWh y est deux fois plus cher qu'en France, et l'évolution des EnR pose des problèmes de plus en plus insurmontables, qui finiront par faire regretter à leurs dirigeants leurs choix suicidaires. Wait & see.

alain38 | 14 mai 2013 à 15h21
 
 

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