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Camion au biogaz : une solution pour la livraison en ville ?

Empreinte carbone quasi nulle, émission faible de particules fines, moteur moins bruyant, les camions roulant au biométhane pourraient remédier aux problèmes de livraison en ville. Biocoop a fait l'acquisition d'un véhicule récemment. Reportage.

Reportage vidéo  |  Transport  |    |  Actu-Environnement.com
Camion au biogaz : une solution pour la livraison en ville ?

Le leader de la distribution bio, Biocoop, s'est doté d'un camion au biogaz Scania adapté à la norme euro 6, premier véhicule de ce type en France. Il est destiné à la livraison du bassin parisien et roulera essentiellement de nuit. Equipé d'un moteur plus silencieux que le diesel et d'un hayon adapté à la norme Piek, il devrait causer beaucoup moins de nuisances sonores.

La particularité d'un véhicule roulant au biogaz ? Emissions faibles de particules fines, 15 à 20% de CO2 de moins que le diesel et une réduction d'environ 80% d'oxydes d'azote (Nox).

Mais ce véhicule présente une autonomie restreinte. Avec 200 bars de biométhane (l'équivalent d'environ 130 litres de diesel), il peut rouler jusqu'à 350 km. Il est donc confiné à de petites tournées car les infrastructures de recharge sont peu développées dans l'Hexagone. Selon GNVert, distributeur de ce carburant, le réseau ne pourra se déployer tant que la flotte de véhicules roulant au biogaz sera si restreinte en France.

Encore faut-il aussi que les entreprises acceptent de s'équiper de tels camions. Ils sont plus chers que leur équivalent diesel et le prix du gaz reste lui trop aléatoire.

Réactions9 réactions à cet article

 

Un article bien dépressif et pas toujours juste. Ainsi dire que "le prix du biogaz est aléatoire" mériterait d'être plus développé (d'autant que le biogaz est la même chose que le gaz…).
Comment se fait-il que les autobus de Lille roulent au biogaz sans problème ?

Hi ! | 23 avril 2014 à 19h14
 
 

C'est une excellente solution en effet que les camions, bus etc au biogaz dont la production va s'étendre. Par contre le fait d'utiliser ce dernier dans les véhicules légers au motif que çà va aider "au développement du réseau" nécessitera des importations de gaz vues les quantités alors requises et ce avec un bilan global nettement moins favorable et des prix fluctuants surtout à la hausse. L'actualité en Ukraine et avec la Russie de Poutine est là pour nous rappeler qu'il ne faut surtout pas choisir cette voie de dépendance. Oui au biogaz, non au gaz !

Véhicules solaires et solaire dans l'automobile | 23 avril 2014 à 23h28
 
 

C'est de la frime infâme.

Ce biogaz, quasi nécessairement produit à la campagne, devra être comprimé en bouteilles à 200 bars – bonjour les risques – et acheminé en ville pour permettre à un camion de rouler quelque 300 km.

Qu'on fasse une analyse de coûts... À mon humble avis, ce biogaz sera mieux valorisé en production de chaleur-électricité sur le lieu de production ou en injection dans le réseau de gaz.

À quand une opération de comm' avec des camions à gazogène ? Ah non ! Ça réveille quelques mauvais souvenirs...

Wackes Seppi | 23 avril 2014 à 23h33
 
 

je pense que la meilleure solution pour les livraisons en centre ville est l'électricité demander à la Sté LIBNER de Saint Maixent l’école le dossier de presse sur leur dernière nouveauté récompensée par un diplôme de la meilleure innovation avec le petit véhicule électrique intelligent pour les livraisons en cantre ville notamment

stanniby | 24 avril 2014 à 08h27
 
 

Ils continuent à prendre les français pour des c..
Et la production du biogaz, quelle est son empreinte écologique?
On nous bassine avec le manque de surfaces agricoles pour alimenter les 10 milliards de terriens, on nous raconte que les OGM vont nous sauver la vie alors que les "prédateurs" mutent au bout de 3 à 7 ans.
Quand va-t-on cesser de nous prendre pour des imbéciles.... et quand les journalistes vont-ils cesser de retranscrire ces mensonges distillés par les grandes compagnies mondiales et les politiques soit totalement incompétents soit à la solde de ces multinationales?

bioclim | 24 avril 2014 à 21h08
 
 

BOnjour,

Si je ne m'abuse les bus de Lille sont fourni en biogaz par la méthanisation des fractions fermentescibles des ordures ménagères d'une part et des déchets vert d'autre part. Lille métropole a construit une grande usine pour traiter et recycler ces déchets là afin de produire leur biogaz.

Terra | 25 avril 2014 à 01h31
 
 

Bonjour
@Hi! :
Nous n'avons jamais dit que les bus de Lille avaient un problème pour rouler. Ils roulent. Ensuite nous disons le "prix du gaz" reste trop aléatoire et non du biogaz comme vous le dites. Merci de bien lire . Je vous renvoie également vers un article pour que vous compreniez bien la problématique du gaz:
http://www.actu-environnement.com/ae/news/vehicules-carburant-gaz-naturel-dedieselisation-20546.php4
@Terra:
Effectivement les bus de Lille roulent au biogaz. Ce camion fonctionne pareil sauf que son moteur est adapté à la norme euro 6 qui va bientôt devenir obligatoire. Pour la livraison il s'agit d'un pas important car ce secteur est responsable de près de 30% des émissions de CO2 en France.
Merci

marie jo sader | 25 avril 2014 à 10h05
 
 

Nous savons tous que le véhicule électrique n'est pas au point pour l'instant, (ne le condamnons pas) et que l'électricité ne tombe pas du ciel. On peut en produire des quantités considérables, mais on ne sait pas la stocker, sauf si elle est transformée en hydrogène, gaz éminemment dangereux. Par contre, l'hydrogène peut être méthanisé par adjonction de CO2. En effet CO2+4H2= CH4+2H2O
Bien entendu le méthane ne supprime pas le moteur thermique, mais c'est une solution d'avenir dans le moyen terme. Quant à la dangerosité, on a déjà des réservoirs d'hydrogène pour voitures piles à combustible qui résistent à des pressions colossales.
Le problème de toutes ces bonnes initiatives c'est le passage au stade industriel, en se rappelant que ce n'est pas en perfectionnant la bougie qu'on a inventé la lampe électrique à filament.

petite bête | 25 avril 2014 à 10h47
 
 

Une solution intéressante qui pourrait faire partie d'un bouquet d'offres. D'autant plus intéressante qu'elle concerne le problème du diesel en ville, et qu'elle offre un débouché aux unités de compostage urbaines.

Gaet | 30 avril 2014 à 18h16
 
 

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