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Vélo : à quand la vraie révolution ?

Indemnité kilométrique, investissements pour augmenter les voies cyclables, les mesures pour inciter les français à se mettre au vélo se multiplient. Mais pour le moment, les aménagements laissent à désirer… Cycliste, parcours du combattant ? Reportage

Reportage vidéo  |  Transport  |    |  Marie Jo SaderActu-Environnement.com
Vélo : à quand la vraie révolution ?

Indemniser les salariés qui se rendent à leur travail en pédalant. Voilà une des mesures envisagées par le gouvernement dans la loi sur la transition énergétique pour promouvoir l'usage du vélo. Pendant cinq mois, des salariés volontaires issus de 18 entreprises ont testé l'indemnité kilométrique vélo dans le cadre d'une expérience voulue par le gouvernement. Les résultats de l'étude analysée par l'Ademe ont révélé le caractère incitatif de cette indemnité fixée à 25 centimes par kilomètre pendant l'expérience mais qui devrait plutôt se situer autour de 12 à 15 centimes si la mesure devait être généralisée. Toutefois, si l'issue de l'expérience a montré un doublement des usagers du vélo, le report modal de la voiture à la bicyclette ne représente lui que 20% des nouveaux cyclistes…

Autre point noir de la mesure : l'indemnité kilométrique vélo n'est pas cumulable avec celle des transport en commun, ce qui a dissuadé de nombreux salariés à se convertir, préférant les transports collectifs à l'usage du vélo notamment dans des régions où le réseau est très efficace comme en Ile-de-France…

Un plan pour faire de Paris la capitale du vélo

La capitale, elle, a décidé d'investir plus de 150 millions d'euros qui permettront de doubler la longueur des voies cyclables d'ici 2020 afin qu'à cette date, 15% des déplacements se fassent à vélo.

Car pour le moment, les aménagements cyclables en ville sont loin d'être exemplaires. Stationnement des véhicules motorisés sur les pistes, discontinuité des parcours, absence de signalétique pour accompagner les cyclistes au moment des travaux, le vélo est encore loin d'être reconnu comme un mode de transport à part entière. Des obstacles qui dissuadent un grand nombre de personnes à se convertir. Alors que s'ouvre aujourd'hui la semaine européenne de la mobilité, la part modale du vélo en France ne représente que 3%.

Réactions6 réactions à cet article

 

J'espère que le chiffre donné par l'ADEME n'inclue pas les personnes qui sont passées du mode "piéton" au mode "cycliste".
Et d'ailleurs, à quand le défraiement kilométrique des piétons ?

Viniasco | 16 septembre 2015 à 10h38
 
 

@Viniasco
Bonjour
Le trois-quart de ceux qui ont opté pour le vélo étaient des usagers des transports en commun.
Cordialement
Marie Jo Sader

Marie Jo Sader Marie Jo Sader
16 septembre 2015 à 11h10
 
 

Merci pour la précision, qui relativise l'impact de ce défraiement sur la fluidité de la circulation et la pollution de l'air. Si on gratte un peu plus, le quart restant était des automobilistes ou des piétons ?

Par ailleurs, il n'y a donc pas forcément un désintérêt pour le vélo parce que le défraiement n'est pas cumulable avec celui des transports en commun.

Viniasco | 16 septembre 2015 à 11h20
 
 

@Viniasco
10% des nouveaux usagers se déplaçaient avant en 2 roues(moto, scooter).
Pour votre deuxième remarque. Si, le non cumul a eu un effet dissuasif. Si l'on regarde de plus près, dans une région comme l'Ile de France où le réseau des transports est assez efficace, l’augmentation de la pratique du vélo n'a été que de 5%.
Cordialement

Marie Jo Sader Marie Jo Sader
16 septembre 2015 à 11h26
 
 

Bonjour,
Comme il est bien souligné dans votre reportage, le "désintérêt" pour le vélo vient bien évidement de l'impossibilité de faire un parcours d'une poignée de kilomètres sans s'exposer à de multiples reprises, à des dangers mis en oeuvre par les municipalités (discontinuités cyclables, aménagement temporaire pour les cyclistes jamais prévus en cas de travaux ou encore, comme dans Toulouse, des stationnements autorisés, qu'ils soient de courte ou de longue durée sur les pistes cyclables et les trottoirs...même pour les auto-écoles).

JVA2roues | 16 septembre 2015 à 22h04
 
 

En fait, la Loi autorise sous condition le cumul IKV et transports en commun : trajets de rabattement vers le réseau de transport en commun, zones non-desservies par les transports en commun.

apd | 21 septembre 2015 à 11h38
 
 

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