En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

ZAPA : le projet de restriction de la circulation dans certaines villes injuste socialement ?

De fortes concentrations de polluants sont encore relevées en 2010 à proximité du trafic. Le gouvernement a présenté la liste des véhicules qui pourraient être concernés par les futures ZAPA. D'ores et déjà, les critiques fusent.

Transport  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com

''En termes de niveaux de pollution constatés, l'année 2010 se situe dans la continuité des observations des années précédentes pour la plupart des polluants réglementés, avec une baisse qui se poursuit pour le monoxyde de carbone et pour le dioxyde de soufre, pour lesquels aucun dépassement réglementaire n'est constaté'', note le ministère de l'Ecologie dans le bilan 2010 de la qualité de l'air. Cependant, les sites urbains et périurbains sont particulièrement concernés par des dépassements de seuil de dioxyde d'azote (NO2) et de particules fines de moins de 10 microns de diamètre (PM10). Les zones situées à proximité du trafic sont les plus sensibles.

Le ministère de l'Ecologie vient de soumettre à consultation publique le projet d'arrêté établissant la nomenclature des véhicules dans les expérimentations de zones d'actions prioritaires pour l'air (ZAPA), dispositifs visant à réduire la pollution atmosphérique (particulièrement les NO2 et les PM10) liée à la circulation routière en zone urbaine et périurbaine. Mais d'ores et déjà, cette classification est jugée injuste socialement.

Les NO2 et le PM10 posent toujours problème sur les sites trafic

Les concentrations de NO2 ont légèrement baissé entre 2000 et 2010 sur les sites de fond (urbains, périurbains, ruraux) et industriels. La valeur limite du NO2 en moyenne annuelle, de 40 μg/m3 pour l'année 2010, est respectée sur l'ensemble des sites urbains et périurbains à l'exception de deux sites à Paris.

En revanche, à proximité du trafic, la moyenne annuelle des concentrations observées (49 μg/m3) est en légère augmentation par rapport à 2009. Les plus grandes agglomérations (Paris, Aix en Provence-Marseille) ont connu une hausse marquée. D'autres villes ont également connu des dépassements de la valeur limite pour la moyenne annuelle, dans une moindre mesure.

La progression de la part des véhicules diesel, notamment de ceux qui sont équipés de catalyseurs d'oxydation, dans le parc automobile français serait en partie responsable de ces hausses.

 
PM10 : l'année 2011 dépasse déjà les seuils Les premières données connues pour l'année 2011 font état de plusieurs dépassements journaliers de PM10.
Mi-mars 2011, les régions Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Rhône-Alpes enregistraient déjà, sur certains sites, un nombre de jours de dépassement supérieur à celui toléré par la réglementation européenne.
 
De même, si les concentrations de PM10 sont en baisse entre 2009 et 2010, de l'ordre de 9 à 10 % en moyenne sur les sites de fond et de l'ordre de 7 % sur les sites trafic, sept sites à proximité du trafic ont dépassé la valeur limite annuelle, fixée à 40 μg/m3, à Lyon, Paris, Toulouse, la Réunion et la Martinique.

Deux sites industriels, 10 de fond (urbains et périurbains) et 17 sites de proximité trafic ne respectent pas la valeur limite journalière de 50 μg/m3 à ne pas dépasser plus de 35 jours par an. D'ailleurs, une procédure contentieuse contre la France est en cours au niveau communautaire pour non-respect des normes de particules dans certaines agglomérations.

ZAPA : interdire l'accès de certains véhicules dans les zones particulièrement touchées

D'ici 2012, la France devrait expérimenter dans certaines collectivités locales des zones d'actions prioritaires pour l'air (ZAPA). L'objectif : restreindre ou interdire l'accès de certaines zones aux véhicules les plus polluants. Pour justifier ces dispostifs, le gouvernement s'appuie sur les expériences de même type menées en Europe et qui auraient permis une diminution des émissions de PM10 de 19 % à Londres, 25 % à Berlin et 40 % à Stockholm.

Huit collectivités perçoivent actuellement des subventions de l'Etat pour la mise en place de leurs projets de zones basse émission. D'autres communes devraient rejoindre l'expérimentation ZAPA d'ici 2012.

En attendant, le ministère de l'Ecologie a soumis à consultation publique le projet d'arrêté établissant la nomenclature des véhicules dans les expérimentations de ZAPA. Plusieurs groupes de véhicules sont définis, en fonction de leur date de première immatriculation, en lien avec leur niveau d'émissions polluantes (norme Euro). Les deux, trois roues et quadricycles à moteurs, les voitures particulières, les utilitaires légers et les poids lourds sont concernés. Libre aux collectivités de choisir, parmi ces groupes, ceux qui seront interdits, en fonction de leurs problématiques locales. Le texte présente 10 scénarios d'interdiction de véhicules, dont certains intègrent une distinction selon le type de motorisation des véhicules (essence ou diesel), une distinction qui n'est pas établie dans la nomenclature.

Le projet d'arrêté prévoit néanmoins des dérogations nationales pour certains véhicules, comme ceux des forces de police, de gendarmerie, des forces armées, des services de la sécurité civile, des pompiers, des véhicules des SAMU et SMUR, des ambulances, des véhicules des personnes à mobilité réduite, et des véhicules électriques.

Un dispositif jugé ''injuste socialement''

D'ores et déjà, des voix s'élèvent pour dénoncer cette classification. À l'instar de Franck Marlin, député-maire d'Etampes (UMP), dans l'Essone, qui estime qu' ''on demande encore une fois (aux Français) de mettre la main au porte-monnaie pour acheter des véhicules plus récents. Et, comme toujours, ce sont les plus modestes qui vont payer la note".

Denis Baupin, adjoint chargé du développement durable à la mairie de Paris partage le même avis. La non-prise en compte des émissions de CO2 dans cette classification conduit à ce que''seuls les véhicules diesel les plus anciens et les moins coûteux, pourraient être concernés par la ZAPA, tandis qu'échapperaient à toute restriction les véhicules les plus puissants, les plus consommateurs d'énergie fossile et les moins adaptés à la ville. Ainsi, ne seraient essentiellement touchées que les catégories sociales les plus vulnérables''.

Franck Marlin précise que "réduire la circulation au coeur d'une ville ne se limite pas aux seuls habitants de cette ville. Cela concerne toutes les personnes qui résident parfois à plusieurs dizaines de kilomètres et qui n'ont toujours pas les moyens de transports en commun adaptés et suffisants pour se rendre sur leur lieu de travail ".

L'association des maires de grandes villes de France, favorable à l'expérimentation ZAPA, rappelle que ''la mise en place des périmètres doit être (…) accompagnée d'un développement de transports alternatifs au service des populations concernées''.

Réactions27 réactions à cet article

 

mouerf, on en sait pas vraiment plus... air et bruit pour moi c'est la même, attendons de voir... je suis dubitative, car résident proche du trafic, entre le périph, l'autoroute et un axe majeur vers Paris, ce n'est pas ma commune qui se lancera dans ce type de projet mais je vais peut-être leur suggérer ;)... on attend de voir...

Caroline | 07 avril 2011 à 16h09
 
 

Evidence et bon sens
Tout le monde sait depuis bien longtemps ce qui pollue le plus: Les vieux moteurs et les moteurs diesel. La France est allée à fond dans le diesel sans se soucier des particules et voila le résultat. Solution (toujours la même): Renforcer les normes, inspecter les véhicules, augmenter les taxes, Virer les voies rapides et les remplacer par des tramways électriques. Et surtout la vraie solution: Arrêter le moteur à explosion et le remplacer par des moteurs électriques. C'est très simple, complètement anti populaire (tout le monde le veut bien mais pour les autres ) et cela demande des c-u-ll-s.

arthur duchemin | 08 avril 2011 à 09h46
 
 

Assez dubitatif.
J'habite un village proche de l'agglomération clermontoise, adhérente à la ZAPA.
Le service de transport en commun qui faisait la navette entre mon village et la dite agglomération a été réduit à la portion congrue, car non rentable.
Je possède un véhicule de cylindrée moyenne qui date de 1992, et qui donc ne correspond plus aux normes actuelles, et j'ai donc de fortes "chances" de me voir interdire l’accès à l'agglomération.
Si je m'obstine à garder ce véhicule, par ailleurs en excellent état, c'est que comme beaucoup, je n'ai pas les moyens de le changer pour un plus récent.
Si l'on veut rester dans la logique des ZAPA, il serait judicieux d’une part d’interdire les véhicules particuliers du type 4x4 dans les centre ville, et ce pour des raisons évidentes d’encombrement et de pollution, et d’autre part, d'installer des parkings gratuits à l'extérieur de l'agglomération, ainsi que des navettes gratuites qui permettraient de s'y rendre.
Enfin, je peux rêver...

Tireman | 08 avril 2011 à 09h58
 
 

Bonne idée si on aide les propriétaires des "anciens" véhicules à se doter d'un véhicule moins polluant. Malheureusement, les finances de l'état de l'état ne permettent plus ce coup de pouce. La prime à la casse de 2010 a fait exploser le budget de l'état, elle a particulièrement servie à avantager ceux qui avaient les moyens d'investir dans un véhicule neuf et à surtout générer un des plus grand gaspillage jamais organisé en envoyant de très nombreux véhicules en bon état à la casse ! Quid de la réutilisation avant le recyclage ?
Le parc de véhicule visé est détenu par les ménages les plus fragiles. Encore un coup dur supplémentaire à supporter.
Toutefois, quelques chose me dit que ces mesures pourraient entrainer un vif mécontentement du côté de la popolation... S'il n'y a pas d'aides concrètes, ça sent la révolte ! BONNE CHANCE pour faire passer la pillule

Solvin | 08 avril 2011 à 10h11
 
 

Le problème de la pollution n’est pas qu’en centre ville , mais aux alentours comme les rocades et autoroutes avec la circulation de ces milliers de camions ,(chut il ne faut pas en parler) Si nous prenons l'Aquitaine, avec la rocade et ces camions qui vont vers l’Espagne et le Portugal , 300 camions par heure, mais eux ne polluent pas ,(et je ne parle pas du bruit)mais les voitures anciennes et les fameux 4x4 eux polluent.(pour info les 4x4 d’aujourd’hui ne polluent pas plus qu’une voiture normale.) Et si nous regardons le bassin d’Arcachon qui est pollué a 90% , de cela pas de pub et surtout pas de solution. Donc l’interdiction des voitures en ville n’est que poudre aux yeux et ne touchera que les petits qui ne peuvent pas se payer des voitures récentes.( a quand les camions sur les trains ?)°Merci de me faire paraître.

SAM | 08 avril 2011 à 13h22
 
 

COMME DU NUCLEAIRE, IL FAUDRA BIEN EN FINIR DE CETTE POLLUTION EXCESSIVE...LES FRANCAIS SONT RALEUR ET DES QUE DES MESURES VONT DANS LEUR INTERET,RIEN DE PLUS PRECIEUX QUE LEUR SANTE, ILS TROUVENT ENCORE LE MOYEN DE RÂLER...MAIS QUE VEULENT-ILS CES GAULOIS...

bertrand | 08 avril 2011 à 16h08
 
 

Oui cette mesure peut être injuste. Il existe des solutions pour corriger des injustices, et il faut revenir à la réalité Suivant les resumés publies par actuenvironnement il y a des dizaines de milliers de morts par an dus aux NOx et aux particules (Maladies cardiovasculaire - cancer du poumon - insuffisances respiratoires. Ceux qui refusent cet essai d'assainissement dans nos villes polluées savent-t-ils ce que represente en période de pollution une crise d'asthme nocturne avec etouffement ? Ont -ils eu l'occasion d'accompagner jusqu'a à la dernière extremité une personne ayant souffert de crises d'asthme et terminant sa vie en insuffisance re spiratoire ?

fleurent | 09 avril 2011 à 13h20
 
 

Ce serait suicidaire de ne rien faire contre les voitures polluantes,les
impacts sur notre santé sont connus. Pour donner un avis sur la réduction
de la vitesse en ville et son impact sur la pollution de l'air, il faut l'essayer
mais nous fournir des preuves scientifiques de ses bienfaits ,donc
mettre des analyseurs en continus que nous connaissons pour leur efficacité dans les zones les plus polluées et accepter de les déplacés
ailleurs pour tenir compte de la pollution globale ,car les flux polluants
ne sont pas limités à des endroits spécifiques, mais circulent avec les vents. A suivre

arthur | 11 avril 2011 à 10h24
 
 

Pour compléter ma réaction sur ce sujet postée le 08/04/2011 à 09h46 :
Petite annonce :
J'ai acheté d'occasion une Mercedes 190E de 1992, avec 180 000 km au compteur, en parfait état, pour la somme de 1500€.
Afin de respecter les normes anti-pollution, je suis prêt à acheter un véhicule du même type, de la même marque, et au même prix, car ma situation financière est resté la même, voire a régressée…
Toutes offres sérieuses sera la bienvenue, intégristes vert s’abstenir.
Si pas possible, je garde ma vieille merco qui est en excellent état, et qui me donne entière satisfaction pour transporter femme et enfant.
Merci.

Tireman | 11 avril 2011 à 13h27
 
 

Bonjour, pour commencer, je suis collectionneur de véhicules anciens, motos et voitures.
Je me déplace souvent de mon domicile vers Paris (60kms) afin de participer à des manifestations de collectionneurs moto et voitures anciennes. Je considère ce projet totalement stupide et inique pour plusieurs raisons:
1- si je roule en "anciennes" c'est à la fois par goût et par choix, en revanche, mettez vous à la place de mon fils de 21 ans qui travaille sur Paris (petit salaire de début de carrière) et qui s'y rend régulièrement avec sa voiture (surtout lors des grèves SNCF fréquentes), une Clio essence de 1991, parfaitement entretenue et qui rejette moins de particules fines que n'importe que diesel dit "moderne" que doit il faire si cette ânerie est appliquée? jeter sa voiture alors même que son salaire ne lui permet pas de changer de véhicule pour une moderne??
2- qu'advient-il de celui qui par nécessité, roule avec un véhicule plus ancien que la norme définie et qui doit, pour son travail, transiter dans les zapa prévues?
3- un deux roues d'avant 2004 exclut d'emblée les cyclos (solex, mobylettes etc) qui, de par leur faible cylindrée rejettent très peu de polluants
4- les véhicules de collection font AUSSI partie du patrimoine industriel de la France
5- l'essentiel des particules fines rejetées par les chauffages collectifs des grands ensembles sociaux des années 60/70 sont plus importantes que le traffic routier?
arrêtons l'esbrouffe avec l'écologie à tout bout de champ

français pas content | 11 avril 2011 à 14h14
 
 

réponse à Fleurent, oui j'ai eu l'occasion d'accompagner une personne en fin de vie.Crise d'asthme fatale, oui, je l'ai vécue cette souffrance, non due à la pollution mais à une forme grave d'insuffisance respiratoire générée par les pollens d'ifs et de bouleaux...faut il pour autant abattre tous les ifs et les bouleaux?
OK pour s'attaquer à la pollution rejetée par nos activités, mais commençons par les plus "nocifs", les plus massivement destructeurs pour nos organismes. Expliquez au lobby des transporteurs routiers qui passent leurs camions au contrôle anti pollution pour être dans les normes et que sitôt le contrôle passé, un coup de tournevis pour laisser "respirer" le moteur et hop...je pollue à tout va...expliquez à Koko-Mauricette qu'elle devrait donner des leçons en se déplaçant exclusivement en vehicule électrique. Dénoncez comme je le fais la vétusté des installations de chauffage urbain ou des immenses barres d'immeubles à la Courneuve qui crachent dans l'air des centaines de tonnes de particules fines résultant de la combustion du fioul, interdisez TOUT déplacement en avion pour cause de vacances pour éviter les rejets de kérozène brûlé....
tant qu'on y est, interdisons TOUT et........on mourra quand même un jour ou l'autre!
l'écologie mise à toutes les sauces perd de sa crédibilité, ce n'est plus un art de vivre, mais une étiquette politique sous laquelle se mettent les médiocres qui n'ont pu se faire un nom à droite ou à gauche surtout à Gauche d'ailleurs

français pas content | 11 avril 2011 à 16h44
 
 

S'il s'agit d'interdire, interdisons les véhicules qui émettent des particules fines, les véhicules à moteur diesel et laissons circuler les véhicules à moteur à essence.

Quand il n'y aura plus que les utiltaires à rouler au gaz-oil, on sera revenu au bon vieux temps passé qu'adore les écolos où toutes les bagnoles non utilitaires roulaient à l'essence. La préférence fiscale pour le gaz-oïl est un contresens sanitaire.

Laurent Berthod | 11 avril 2011 à 22h02
 
 

@ "français pas content "
Je possède aussi une moto de marque Yamaha, une 1100 FJ dans son jus, sauf la peinture qui a éé personnalisée à mon goût.
Dois-je pour satisfaire au futures ZAPA la mettre elle aussi à la casse ???

Tireman | 13 avril 2011 à 13h58
 
 

@ Tireman, lisez mon premier message du 11/04 à 14h14 (mes deux messages se suivent), vous verrez qu'en tant que collectionneur moto, je ne peux que vous engager à garder précieusement votre 1100 FJ, mon message en réponse à Fleurent était bien sûr ironique quand je disais qu'il fallait TOUT interdire...

français pas content | 13 avril 2011 à 16h14
 
 

Bien sure que oui, en plus de la pollution de l'air vous y ajouté de la pollution visuelle :-)
Une fois encore, les sujets liés à la voiture (et moto) "passionnent" les Français. Touche pas à ma caisse !

solvin | 13 avril 2011 à 16h24
 
 

@ "français pas content"
:-) Rassurez-vous, c'est bien ainsi que je l'avais entendu !!!
Je confirme entièrement votre analyse concernant les méfaits des chauffages urbains, une vrai calamité, surtout par hautes pressions.
Je souscris d'ailleurs entièrement à votre analyse.
Bonne route, et vive les "mamies" !!!

Tireman | 13 avril 2011 à 16h47
 
 

@solvin, un commentaire à ma réponse à Fleurent eût été plus judicieux et plus constructif qu'une critique aveugle et acerbe....
à raison de 2 à 3000kms/an au total avec mes véhicules anciens, il se trouve peut être que MA pollution est inférieure à celle émise par les +/-12 000kms annuels du français moyen....voire.....à votre propre pollution!
n'oubliez pas de mentionner la pollution du web par des idées écolo-régressistes...
et dites vous qu'il y a mieux à faire en terme d'efficacité de lutte contre la pollution que de s'attaquer comme le fait Koko-Mauricette à la pollution des véhicules anciens qui n'est que peanuts par rapport aux émissions industrielles ou aériennes....le nouvel A380 ne tourne pas avec des batteries ou des panneaux solaires hein? ;-)
ah oui, le jour (je ne vous le souhaite pas) où vous aurez un accident nécessitant une évacuation vers un hôpital, serz vous assez cohérent avec vos idées pour refuser de monter dans une ambulance diesel sous prétexte qu'elle a plus de 10 ans???

français pas content | 13 avril 2011 à 16h55
 
 

@Françaistendudustring: "critique aveugle et acerbe..., pollution du web, écolo-regressistes" Wow !
Tout ceci n'était qu'humour et légèreté. L'humour ne se résume pas qu'à l'ironie. J'ai également émis un commentaire un peu plus constructif plus bas.
Vous avez manifestement une bonne estime de vous, tant mieux, il vaut mieux compter sur vous même pour ça...
Pour faire reférence à la pollution générée par un A380, celle du Français moyen dont vous ne pensez pas faire parti, et nous innonder d'exemples de comptoirs, c'est que vous n'avez peut être pas compris que la réflexion se limitait ici aux ZAPA.
Peut t'on considérer les tartines hors-sujet comme de la pollution du web ? Vous savez combien consomme un serveur pour héberger et relayer votre venin ?

solvin | 13 avril 2011 à 17h54
 
 

Oups, désolé Solvin, je n'avais pas saisi l'humour, c'est vrai et ma réaction a été vive, trop vive et je m'en excuse. vous me jugez pas durement sans me connaître (mais je vous accorde que j'ai fait de même avec vous), franchement, une haute estime de moi même? je ne crois pas, sinon, je n'aurais pas l'humilité de reconnaître mon erreur...
Quoiqu'il en soit, réaction vive sur un sujet qui me tient à coeur tant l'ineptie de la mesure proposée par la ministre est grande et inadaptée....
Vu votre 1er commentaire, je suis d'accord sur le fond, mais admettez que votre "touche pas à ma caisse" du second commentaire pouvait être considéré comme un peu réducteur. Je suis prêt à faire des efforts pour la planète, pour être écolo à mon petit niveau, je vais bosser à pied tous les matins, 30mn de marche, fait beaucoup de vélo et ne roule que 6 à 8000kms par an avec ma mégane essence de 2008 et je vois d'un très mauvais oeil les donneurs de leçons qui vous disent de faire telle ou telle chose alors qu'ils n'en font pas la moitié. J'ai cru que vous étiez de ceux là quand vous avez parlé de pollution visuelle et de "touche pas à ma caisse" commentaire jugé à tort de acerbe
désolé...

français pas content | 13 avril 2011 à 21h37
 
 

Bonjour,

Pour moi le gros problème des ZAPA, en plus de l'aspect social, est qu'elles pourraient concerner toutes les voitures immatriculées avant le 1ER JANVIER 2006 ! J'ai trouvé l'info par hasard sur un blog. Bizarrement personne n'en a parlé. Est-ce que quelqu'un pourrait confirmer l'info ?
Merci

Bibi | 14 avril 2011 à 14h35
 
 

Bonjour à tous,
Suite à mon coup de gueule du 08 Avril 2011 à 09h58, j'ai le plaisir de vous apporter l'information suivante :
Si la ville et l’agglomération de Clermont-Ferrand se sont portées candidates pour l’expérimentation d’amélioration de la qualité de l’air via le dispositif des ZAPA, Serge Godard, Président de Clermont Communauté, Sénateur-Maire de Clermont-Ferrand, n’approuve pas les dispositifs proposés par la ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet.
Quelques extraits de son argumentation :
« Les véhicules les plus anciens ou les moins couteux seraient concernés par l’interdiction tandis que certains véhicules très puissants y échapperaient. L’objectif poursuivi est la préservation de la santé de nos concitoyens par la réduction des particules fines dans l’air que nous respirons. Mais en aucun cas il ne peut s’agir de créer une discrimination qui pénaliserait les citoyens les plus vulnérables socio-économiquement ; la défense de l’environnement ne peut se faire au détriment de l’égalité et de la justice sociale. »
« Il n’est donc pas judicieux de ne réfléchir qu’à des mesures d’interdiction de circulation dans les centres-villes pour améliorer la qualité de l’air. »
« Il n’est aujourd’hui pas envisageable dans les villes de l’agglomération clermontoise d’interdire certains véhicules en centre-ville instituant de fait une interdiction de circuler dans ces secteurs aux moins favorisés. »
Monsieur le maire, tout simplement merci.

Tireman | 14 avril 2011 à 19h15
 
 

mesure complètement discriminatoire. Et quant on habite dans Paris, on n'aura plus de droit de sortir de chez soit ?

TATAMAG | 11 juin 2011 à 11h32
 
 

Le cancer est-il lui aussi discriminant ?... Balader ses enfants en poussette au mileu des gaz d'échappements est certainement une excellente chose pour leur santé... Et les deux roues qui évoluent au milieu de ces mêmes gaz d’echappement... Decidemment la betise humaine est un puits sans fond...?

slowtrane | 21 juin 2011 à 14h48
 
 

euhhh Slowtrane, personne n'a dit ça....mais avant de s'attaquer à une infime minorité de la pollution, ne serait-il pas utile de s'attaquer D'ABORD à la plus grosse générée par les chauffages urbains des années 60/70 ???
ce n'est pas en mettant les glaçons du réfrigérateur dans l'océan arctique qu'on va lutter contre son réchauffement, ce serait parfaitement inéfficace.......

ne vous inquiétez pas de la pollution des voiture ou deux roues anciens, ils vont s'auto éliminer avec le temps (hormis les véhicules de collection mais dont l'impact doit être de un milliardième de la pollution urbaine)

français pas content | 21 juin 2011 à 15h14
 
 

Juste un peu d'arithmétique :
Une voiture A émettant petit x grammes polluant / km parcourt 100000 km /mois (c'est juste un exemple !)
Une voiture B émettant petit x multiplié par 10 grammes polluant / km parcourt 1000 km / mois
Qui pollue le plus ?
Il n'est pas demandé de tenir compte du surplus de pollution du à l'engorgement du trafic en fonction du kilométrage, c'est donc assez simple, mais la conclusion l'est moins :
Ne faudrait-il pas tenir compte du kilométrage parcouru ?
Mais outre le fait que cela peut poser un problème pratique de mesure de ce kilométrage, cela pourrait freiner les achats de nouveaux véhicules, l'activité qui s'y rapporte et provoquer une levée de boucliers des personnes qui déclarent à tort ou à raison ne pas pouvoir réduire ledit kilométrage...

michous | 30 juin 2011 à 10h04
 
 

En fait, on veut simplement relancer l'industrie automobile française... Renault se frotte déjà les mains ! Rien de tel pour l'économie qu'une bonne vieille obsolescence programmée (et planifiée par l'Etat), alors que d'autres solutions moins coûteuses (changement de pot d'échappement) pourraient être mises en place...

mt11 | 10 août 2011 à 12h43
 
 

Bah, ce qui importe avant tout, c'est qui reste le plus injuste, c'est d'exposer aux cancers et bien d'autres maladies les populations exposées aux gaz d'échappement. En conséquence, toute diminution de cette nuisance est quand même prioritaire sur d'autres considérations...

Bien | 14 septembre 2011 à 20h42
 
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Sophie Fabrégat

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]