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6 octobre 2022
Sécurité énergétique : un enjeu moderne

Conférence grand public et professionnels / Payant
Format : présentiel
Lieu : Paris - France

La pandémie de Covid-19 a révélé les vulnérabilités des chaînes de valeur stratégiques de l’Union européenne. La hausse des prix de l’énergie à la sortie de la crise sanitaire et économique, amplifiée par les conséquences de l’invasion de l’Ukraine, se conjugue à la réapparition de risques majeurs sur les approvisionnements en énergie. Dans ce contexte, la publication du dernier rapport du GIEC est passé inaperçue malgré son caractère toujours plus inquiétant.

La sécurité énergétique se révèle un enjeu majeur, d’une grande modernité, non seulement au regard de ces nouveaux risques et donc de ces nouvelles vulnérabilités, mais en revisitant les approches plus anciennes de la sécurité énergétique à l’aune de la nouvelle géopolitique de l’énergie. Leur identification permettrait de discuter des réponses possibles, qu’il s’agisse de limiter la vulnérabilité ou d’accroître la résilience des systèmes énergétiques, autant de solutions qui trouvent leur place dans les concepts plus « modernes » d’autonomie stratégique ou de souveraineté énergétique.

Discours par Jean-Bernard Lévy, Président du Conseil Français de l’Énergie et Président-directeur général d’EDF

Session 1 | La sécurité énergétique : un défi oublié
La question de la sécurité énergétique, longtemps au cœur des politiques énergétiques, semblait avoir perdu de son importance au cours des dernières décennies, dans un contexte d’apparente abondance énergétique. Les choix relatifs aux bouquets électriques, notamment au développement des énergies renouvelables variables, ont déjà redonné de l’importance à cet enjeu de dépendance classique et à celui de la sécurité de fourniture électrique. Le retour de tensions sur les approvisionnements énergétiques, exacerbées par la récente invasion de l’Ukraine, a donné une place nouvelle à la géopolitique de l’énergie.

Session 2 | Les nouvelles formes de dépendance énergétique
Les choix technologiques associés aux différentes formes de transitions énergétiques posent avec force de nouvelles contraintes comme celles de l’usage des sols ou de l’eau, ce qui limite parfois l’acceptabilité de ces solutions. Mais ce ne sont pas les seules contraintes : certaines technologies font appel à des matériaux ou à des composants dont la production est limitée et maîtrisée par quelques pays ou quelques entreprises seulement. La place donnée au numérique renforce cette évolution. Directement ou indirectement, il en résulte sur certains équipements et matériaux essentiels pour les transitions, des situations de dépendance d’oligopoles de pays, ce qui de fait déplace les risques de sécurité d’approvisionnement.

Session 3 | Les réponses aux nouveaux défis
La pandémie de Covid-19 a mis en évidence dans le domaine de la santé l’enjeu d’autonomie stratégiques, entraînant une prise de conscience de ces nouveaux risques dans les domaines de l’industrie et de l’énergie. Certains goulets d’étranglement peuvent être évités et amener à une moindre dépendance par des choix technologiques alternatifs ou, quand cela est possible, par des choix différents de composants. L’approche de l’économie circulaire fournit un cadre de réflexion utile en donnant notamment au recyclage la place qu’il mérite. Une réponse peut aussi être apportée en termes d’autonomie stratégique. Développer l’exploitation de ressources européennes et promouvoir des filières nationales ou régionales répondraient à ces préoccupations, mais la réindustrialisation et la relocalisation ont aussi leurs limites imposées par les exigences de compétitivité et l’acceptabilité des filières envisagées.

Session 4 | Quelle gouvernance pour réussir les transitions ?
La mise en œuvre de telles politiques devra faire face à de nombreuses difficultés. Au niveau européen, il convient de trouver les formes pour développer des politiques industrielles efficaces et compatibles avec le cadre institutionnel européen. Mais ces réflexions seront vaines si elles ne s’articulent pas avec une réelle prise en compte de l’acceptabilité de ces réponses par les citoyens européens. L’enjeu de l’acceptabilité passe par la mise en place de nouvelles formes de concertation et de débat, fondées sur l’évaluation rigoureuse des solutions et l’information impartiale des citoyens.

Comité d’organisation : Dominique Finon et Jean Eudes Moncomble

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Oct
6
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Lieu de l'événement
Les Salons Hoche - suite Longchamp, 75008

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