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Plus que les pics, la pollution chronique devient problématique aujourd'hui

L'air à bout de souffle Actu-Environnement.com - Publié le 05/07/2010
L'air à bout de souffle  |    |  Chapitre 1 / 9
   
Plus que les pics, la pollution chronique devient problématique aujourd'hui
   
La pollution de l’air serait à l’origine d’environ deux millions de décès prématurés par an selon les estimations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Si l’air peut être pollué par différentes sources naturelles (éruptions volcaniques, érosion éolienne, émissions naturelles de méthane…), ce sont les émissions anthropiques (transport, industrie, activités domestiques…) qui sont problématiques aujourd'hui.

En Europe, les émissions de bon nombre de polluants ont sensiblement diminué depuis 1990, sous l'impulsion de réglementations mises en place dans les années 80 et visant à réduire ce type de pollution à la source. Pourtant la qualité de l'air représente encore un enjeu majeur. La pollution de l’air devient chronique : les pics de pollution sont moins nombreux mais la pollution de fonds reste problématique. Jusqu'à 45 % de la population urbaine en Europe est exposée à des concentrations ambiantes de particules supérieures à la limite fixée par l'UE pour protéger la santé humaine et jusqu'à 60 % à des niveaux d'ozone dépassant la valeur cible de l'UE, avec une incidence sur l'espérance de vie des habitants (diminution de 8 mois environ selon l'OMS). Depuis 1997, malgré la baisse des émissions, les concentrations de particules et d'ozone dans l'atmosphère n'ont pas connu d'amélioration significative.

cliquez pour agrandirSi la France a réduit de plus de 40 % ses émissions de dioxyde de soufre (SO2), composé organique volatil non méthanique (COVNM), monoxyde de carbone (CO), cadmium (Cd), mercure (Hg), nickel (Ni), plomb (Pb), dioxines et furannes, particules fines (PM2,5 et PM1,0) entre 1990 et 2008, les émissions d'oxydes d'azote (NOx), protoxyde d'azote (N2O), arsenic (As) et particules fines PM10 ont connu une baisse moins marquée (entre 20 et 40 %). Concernant l'ozone, la France est plutôt mauvaise élève.

La plupart des réglementations sur l'air viennent d'être révisées ou sont en cours de révision afin de fixer des niveaux d'émission encore plus stricts.

Sophie Fabrégat

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Reproduction interdite sauf accord de l'Éditeur.

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