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Organisation de la collecte en France

La gestion des déchets ménagers Actu-Environnement.com - Publié le 23/03/2009
La gestion des déchets ménagers  |    |  Chapitre 2 / 9
   
Organisation de la collecte en France
   
En réponse aux réglementations européennes encourageant le recyclage des déchets, la France a mis en place un tri sélectif au début des années 1990. Les communes ont ainsi déployé sur leur territoire des collectes spécifiques à chaque type de déchets. Sachant que les papiers-cartons, le verre et les plastiques représentent près de 50% du volume des poubelles, ils ont été les premiers à faire l’objet d’une collecte sélective. Aujourd’hui, plusieurs types de déchets sont concernés : emballages en verre, papiers-cartons, emballages plastiques, métaux, déchets verts, déchets de cuisine, encombrants, etc. À l’heure actuelle, 98% de la population est desservie par au moins une collecte sélective.

Chaque commune ou EPCI choisi son organisation et surtout les déchets qu’elle souhaite collecter sélectivement et la manière de les collecter : collecte sélective en porte-à-porte ou apport volontaire dans des conteneurs regroupés à différents endroits, une poubelle unique pour les déchets recyclables ou des conteneurs séparés, apport dans les déchetteries ou non, des containers en plastiques durs à roulette ou des sacs plastiques transparents, une ou plusieurs tournées de ramassage… toutes les situations existent en France. Par exemple, une communes peut choisir de collecter les déchets triés par apport volontaire et organiser une collecte en porte-à-porte pour les ordures ménagères résiduelles (OMR). Les autres déchets étant à ramener à la déchèterie.

La fréquence de collecte varie également d’une organisation à une autre : 38% de la population est collecté une fois par semaine, 34% deux fois par semaine, 19% trois fois par semaine, 8% plus de trois fois par semaine et moins de 1% moins le sont une fois par semaine.
Globalement, l’organisation de la collecte est dictée par les capacités financières de la commune et le territoire qu’elle couvre (rural ou urbain, habitat individuel ou collectif…) sachant que les collectes sélectives en porte-à-porte sont les plus onéreuses.

À l’échelle nationale, sur les 36,1 millions de tonnes de déchets collectées par les collectivités en 2005, 57% étaient des ordures ménagères résiduelles, 5% du verre, 11% des matériaux secs (emballages, papier), 10% des déchets verts, 9% des déchets encombrants et 8% des déblais et gravats. Mais ces résultats varient d’un département à un autre. Alors qu’au niveau national le ratio de collecte d’ordures ménagères résiduelles s’élève à 327 kg/habitants, ce chiffre varie entre moins de 300 kg/hab et plus de 400 kg/hab.



Source ADEME

Certains facteurs de contexte (habitudes de consommation influant sur les gisements mobilisables, densité de population, types d’habitat, type de collecte…) peuvent expliquer en partie ces différences. Théoriquement, selon l’ADEME, si l’ensemble des départements obtenait les mêmes résultats de tri que la moyenne des 10 départements les plus performants, le tonnage collecté sélectivement en France augmenterait de 63% ! Ce qui laisse entrevoir les marges de progrès.
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Surtout que dans de nombreux départements, on observe une relation inverse entre la production d’ordures ménagères résiduelles et les quantités de déchets collectés sélectivement. Ce qui tend à prouver l’impact positif du tri sélectif sur la production d’OMR.

Une fois collectés, ces déchets sont redirigés vers les centres de traitement. Pour cette étape, les communes doivent respecter les plans d’élimination des déchets ménagers et assimilés (PEDMA) établi par les départements. Ce type de document de planification a notamment pour objectif de réduire la production et la nocivité des déchets et de les valoriser par réemploi, recyclage ou toute autre action visant à obtenir des matériaux réutilisables ou de l'énergie. Au final, il doit aboutir à une adéquation entre les capacités de traitement des déchets ménagers et assimilés et les besoins d'élimination.

Les déchets bénéficiant d’une filière de recyclage sont triés en centre de tri puis dirigés vers les entreprises de recyclage alors que les autres déchets sont directement envoyés en incinération ou en centre de stockage, c'est-à-dire en centres d'enfouissement. Selon les données 2005, 32% des déchets collectés par les collectivités sont envoyés en centre de stockage de déchets banals (CSDU de classe II), 21% vers l’incinération avec valorisation énergétique, 19% vers la valorisation matière, 12% vers la valorisation organique, 4% vers des centres de stockage de déchets dangereux (CSDU de classe I) et 2% vers l’incinération sans valorisation énergétique.

En vertu de la directive « emballages » 2004/12/CE, la France devait parvenir à un taux global de recyclage de ses emballages, toutes origines confondues, compris entre 55% et 80% au 31 décembre 2008. En 2007, ce taux a atteint 61,3 % selon Eco-Emballages, l’un des éco-organismes responsables du financement de la collecte des emballages ménagers, l’objectif est donc pour l'heure atteint.
La directive fixe aussi des objectifs de recyclage par matériau : 60% pour le verre, 60% pour le papier et le carton, 50% pour les métaux, 22,5% pour les plastiques et 15% pour le bois. Ces objectifs étaient déjà atteints en 2006 pour les papiers-cartons, le verre, les métaux et le bois, mais pas encore pour les plastiques.
Selon les perspectives de l’ADEME pour 2008 le taux de recyclage devrait s’élever à 80% pour le verre, 60% pour les papiers-cartons, 66% pour les métaux et 22% pour les plastiques.

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