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Traitement des ordures résiduelles

La gestion des déchets ménagers Actu-Environnement.com - Publié le 23/03/2009
La gestion des déchets ménagers  |    |  Chapitre 7 / 9
   
Traitement des ordures résiduelles
   
L’enfouissement

La mise en décharge a été longtemps la solution de facilité, la moins coûteuse et la plus répandue, pour traiter les déchets. Mais la réglementation a progressivement limité l’utilisation de ce mode de traitement aux déchets dits ultimes, c’est-à-dire aux déchets qui ne peuvent plus être valorisés ni pour leur matière ni énergétiquement. Aujourd’hui la mise en décharge doit être considérée en dernier recours : elle est d’ailleurs classée en dernière position dans la hiérarchisation des modes de traitement établie dans la dernière directive déchets de l’Union européenne.

Un Centre de Stockage de Déchets Ultimes (CSDU) est composé de casiers, indépendants sur le plan hydraulique, eux-mêmes composés d'alvéoles, dans lesquelles sont entreposés les déchets. Les casiers sont entourés de digues étanches. L'étanchéité est assurée par superposition d'une géomembrane en mélange de fibres textiles en PEHD et de matériaux drainant. Les lixiviats, liquides s'écoulant des déchets, sont récupérés, traités puis envoyés en stations d'épuration. La hauteur et la pente des digues, la distance des casiers par rapport à la limite de l'exploitation, les contrôles... sont réglementés. La durée d'exploitation est en général de vingt ans.

Il existe plusieurs types de Centre de Stockage de Déchets Ultimes : les CSDU de classe 1 qui accueillent des déchets industriels dangereux, les CSDU de classe 2 qui accueillent des déchets ménagers et assimilés et les CSDU de classe 3 qui accueillent des déchets inertes.
Selon les données 2005 de l’ADEME, 32% des déchets collectés par les collectivités sont envoyés en CSDU de classe 2, 4% vers des CSDU de classe 1.

Selon la base de donnée de l’ADEME Sinoe, la France compte 285 CSDU de classe 2 en activité qui accueillent plus de 3.000 tonnes de déchets par an.
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L’incinération

L'incinération est un mode d'élimination des déchets ménagers en les brûlant à haute température. C'est aujourd'hui, en France et en Europe, le deuxième mode de traitement des déchets ménagers après la mise en décharge. L'abandon de la mise en décharge comme mode de traitement ordinaire des déchets ménagers devrait renforcer le poids de l'incinération mais les implantations de nouvelles unités se heurtent à des difficultés croissantes. En effet, cette option est devenue controversée notamment en raison des risques sur la santé et l'environnement.
Une étude de l'Institut de Veille Sanitaire (InVS) publiée en 2008 a notamment confirmé l'existence d'une relation significative entre la pollution des incinérateurs dans les années 70-80 et l'apparition de cancers dans les populations à proximité dans les années 90-99. Depuis, les Unités d’Incinération des Ordures Ménagères (UIOM) répondent à de nouvelles normes environnementales plus strictes écartant à priori tout nouveau risque, mais l’image de l’incinération reste très négative auprès de la population. L’idée de mettre en place un moratoire sur la construction de nouveaux incinérateurs revient souvent sur le devant de la scène.

Dans sa dernière directive, l’Union européenne reconnaît toutefois l’incinération comme un mode de valorisation des déchets si la chaleur dégagée par la combustion est valorisée. En France, l’approche est la même. Selon les données 2005 de l’ADEME, 21% des déchets municipaux sont envoyés vers l’incinération avec valorisation énergétique et 2% vers l’incinération sans valorisation énergétique. À l’heure actuelle, le pays compte 115 UIOM avec valorisation d’énergie et 21 UIOM sans valorisation énergétique.

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