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Eoliennes en mer : vers un développement organisé des parcs en mer

Les énergies marines Actu-Environnement.com - Publié le 24/05/2010
Les énergies marines  |    |  Chapitre 4 / 8
   
Eoliennes en mer : vers un développement organisé des parcs en mer
   
Il s’agit d’exploiter l’énergie du vent en mer via des éoliennes, l’électricité est ensuite transportée à terre par des câbles sous-marins. Cette technologie est l'une des plus avancées des énergies marines (stade de développement industriel) mais de nombreux progrès technologiques sont attendus. Un encadrement de leur développement s'avère également nécessaire.

Des technologies spécifiques

Si dans un premier temps, les éoliennes en mer ont été conçues à partir de modèles terrestres, la différence de contextes et les conditions météorologiques difficiles ont conduit au développement technologique de machines spécifiques, adaptées à un environnement extrême.
Aujourd'hui, la plupart des éoliennes installées en mer sont ancrées au sol, mais de nombreuses recherches sont menées pour développer des éoliennes flottantes, ancrées sur le fond. Ces dernières pourraient être déployées dans des zones plus profondes (supérieures à 50 m) et donner accès à une ressource beaucoup plus importante. Elles permettraient également d’alléger les opérations d’installation et de maintenance : assemblées dans un port, elles sont remorquées sur zone pour ancrage.
Mais plusieurs défis technologiques restent à relever : la stabilité (elles doivent être capable de compenser les efforts de renversement dus au vent), la résistance (houle, tempêtes…) et l'adaptabilité (profondeur d’eau variable avec la marée, mouvements de la houle…).
Situées loin des côtes, leur raccordement électrique pose aussi question. Il est envisagé d'utiliser des plateformes de transformation entre les fermes et la côte, comme pour les parcs éoliens offshore classiques, même si les conditions sont plus délicates.
L'éolien offshore flottant est aujourd'hui à un stade de développement. Son déploiement industriel est prévu d'ici 5 à 10 ans.

Un potentiel important à organiser

Selon une étude de l’Agence internationale de l’énergie, le potentiel européen techniquement exploitable serait de l’ordre de 313 TWh/an en considérant les sites à moins de 20 km des côtes et de moins de 20m de profondeur. Dans la perspective d'un déploiement industriel d'éoliennes flottantes, ce potentiel est à revoir largement à la hausse. Selon l'Association européenne de l'énergie éolienne (EWEA), près de 35 parcs existent déjà, concentrés au large du Danemark, de l'Allemagne, des Pays-Bas et du Royaume-Uni. La Commission européenne a d'ailleurs lancé un plan de connexion au réseau de la Mer du Nord (North Sea Grid Initiative).
La France possède le second potentiel européen, avec 90 TWh/an en mer, réparti globalement sur trois zones géographiques où s'appliquent des régimes de vent différents : la façade Mer du Nord - Manche, le front Atlantique et la zone Méditerranéenne. Le Grenelle de l'environnement a fixé un objectif de production pour l'éolien marin de 6 GW en 2020.

Le premier parc français éolien offshore des Deux-Côtes est en plein débat public. Porté par la Compagnie du Vent, filiale de GDF Suez, le projet est situé à 14 km au large du Tréport et du Hourdel et devrait compter 140 éoliennes de 5 mégawatts (MW) chacune et générer une puissance totale de 700 MW. Il produirait environ 2,16 térawattheures chaque année.

Le Ministre du Développement durable Jean-Louis Borloo a par ailleurs annoncé le 5 mai, le lancement en septembre 2010 d'une première série d'appels d'offres pour l'implantation d'éoliennes en mer pour une puissance de 3.000 mégawatts (MW).
Les projets seront sélectionnés à l'été 2011 sur la base du prix d'achat de l'électricité proposé et du délai de mise en service des installations.

La réglementation française : le point après le Grenelle 2

Selon le plan de développement des énergies renouvelables issu du Grenelle de l'environnement, l'énergie éolienne en mer doit atteindre une puissance totale de 6.000 MW à l'horizon 2020.

Le projet de loi Grenelle 2 prévoit de dispenser les éoliennes offshore du permis de construire et du respect des dispositions d'urbanisme. Ainsi, les éoliennes ne seront plus soumises qu'à deux procédures : celle du classement ICPE et celle de l'autorisation d'occupation temporaire du domaine public. Le projet de loi adopté par le Sénat et l'Assemblée Nationale doit être définitivement adopté après accord entre les deux assemblée en Commission Mixte Paritaire.

Crédits Photos : DCNS

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