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Nicolas Sarkozy

Elections présidentielles : détails des propositions des candidats Actu-Environnement.com - Publié le 21/03/2007
Elections présidentielles : détails des...  |    |  Chapitre 11 / 15
   
Nicolas Sarkozy
   
- Engager un plan national, impliquant tous les Français et tous les secteurs de l’économie, destiné à résoudre en une génération maximum les principaux problèmes écologiques de la France (deux générations pour le climat) et créer des indicateurs de suivi annuel et associer tous les partenaires à la recherche et à la mise en œuvre des solutions.

- Créer auprès du président de la République un conseil stratégique du développement durable et de la lutte contre le changement climatique réunissant les principaux ministres concernés, à l’image de l’actuel conseil de défense, doté d’un secrétariat général.

- Créer un grand ministère du développement durable regroupant l’Ecologie, l’Energie, les Transports, l’Equipement et la Prévention des risques industriels.

- Créer un comité environnemental d’éthique doté de la même autorité et de la même indépendance que le comité national d’éthique.

- Engager un programme de formation massive d’experts spécialisés dans le domaine environnemental.

- Maintenir et renouveler le parc nucléaire conjugué au droit d’accès aux citoyens à tous les documents d’information utiles relatifs aux risques nucléaires et aux méthodes utilisées en France pour les prévenir.

- Atteindre le « facteur 4 » , déjà promu par le gouvernement actuel, c’est-à-dire la division par 4 des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050

- Isoler les bâtiments anciens .

- Développer les biocarburants .

- Investir dans la recherche pour aboutir le plus vite possible à des alternatives du type « pile à hydrogène ».

- Encourager les Français à moins utiliser leur voiture individuelle en développant des transports en commun rapides, confortables, sûrs, circulant sur une large amplitude horaire, en incitant au covoiturage (par la création, notamment, de files réservées et la réduction des tarifs de péage), et en encourageant l’utilisation du vélo (vélos mis gratuitement à disposition en ville, parcs à vélos gardés…)..

- Développer le fret ferroviaire, le ferroutage, les canaux et les autoroutes de la mer pour les transports longs. Créer une redevance pour l’usage du réseau routier et autoroutier et empêcher le report de certains trafics routiers européens sur le réseau français. Figure aussi la suppression de la taxe à l’essieu.

- Développer les circuits courts pour encourager les agriculteurs qui font le choix de productions agricoles plus proches de la demande des consommateurs et plus respectueuses de l’environnement.

- Transférer une partie de la fiscalité portant sur le travail vers la fiscalité écologique sans augmenter le niveau général des prélèvements obligatoires.

- Créer un crédit d’impôt environnement pour les dépenses des entreprises et des ménages consacrées à la recherche et au développement dans le domaine de l’écologie, à l’équipement en biens permettant la réduction des consommations énergétiques, à la formation, etc. Pour les ménages, ce crédit d’impôt, complété par des prêts à un taux zéro, visera notamment l’isolation des habitations et l’acquisition d’équipements fonctionnant aux énergies renouvelables.

- Inciter aux comportements vertueux par une détaxation de certaines énergies (biocarburants par exemple) avec la création d’une pastille bleue donnant aux véhicules propres certains avantages significatifs (voies réservées, baisse des tarifs de péage, stationnement gratuit…), et une tarification de l’eau, de l’électricité et de l’enlèvement des déchets fortement favorable aux attitudes économes.

- Développer une politique d’achats publics systématiquement écoresponsables (haute qualité environnementale dans les bâtiments de l’Etat, approvisionnement des cantines publiques en produits bio, véhicules publics propres, biomasse ou énergie solaire pour chauffer les bâtiments publics…), afin de faire baisser les prix des produits verts et d’agir de manière exemplaire.

- Améliorer l’information des consommateurs et l’étiquetage des produits , en particulier en ce qui concerne les pesticides.

- Aider les agriculteurs à mettre en œuvre des pratiques plus respectueuses en ce qui concerne l’utilisation de l’eau et des pesticides , ainsi que la prise en compte du bien-être animal. Le candidat de l’UMP se prononce ainsi comme les autres candidats pour une réorientation des aides de la politique agricole commune (PAC). L’agriculture bio serait « encouragée » en donnant par exemple la possibilité aux collectivités territoriales d’exonérer les producteurs des taxes locales pour le bio. Il veut « aller vers une agriculture raisonnée renforcée, vers un approvisionnement de proximité et vers une agriculture labellisée ».

- Poursuivre la recherche sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) . Interpellé à plusieurs reprises lors de sa visite au Salon de l’Agriculture, par les militants des associations de défense de l’environnement regroupées au sein de l’Alliance pour la planète, Nicolas Sarkozy a choisi de ne pas se prononcer sur la question du moratoire sur les cultures d’OGM en plein champ.

- Elaborer un plan de développement durable dans chaque collectivité ultra-marine établi localement entre les différents partenaires sur la base d’un diagnostic de territoire.

- Créer d’un organisme international de l’environnement afin d’éviter le dumping écologique .

- Créer une taxe sur les importations des pays qui ne respectent pas les engagements du protocole de Kyoto .

- Création d’une "redevance" aux camions étrangers qui passent par la France pour éviter notamment l’Allemagne et la Suisse.

- Atteindre voire dépasser l’objectif 20 % que vient de prendre l’UE en matière d’ENR . D’après Nathalie Kosciusko-Morizet, députée UMP représentant Nicolas Sarkozy le 12 mars dernier au colloque du Syndicat des Energies renouvelables, jusqu’à présent, dans les différents discours, les énergies renouvelables ont été tout sauf des solutions. Elles ont été un fantasme, un argument de lutte contre le nucléaire, voire une coquetterie . Selon elle, la production d’éolien a augmenté ces dernières années, mais il faut amplifier cette progression, en développant une filière. Concernant l’objectif des 20 % d’énergies renouvelables d’ici 2020, elle a précisé que Nicolas Sarkozy souhaite tout mettre en œuvre pour y arriver, voire le dépasser .

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