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Perspectives de développement

La végétalisation de toiture Actu-Environnement.com - Publié le 24/11/2008
La végétalisation de toiture  |    |  Chapitre 7 / 8
   
Perspectives de développement
   
À l’heure actuelle, le marché de la toiture végétalisée est « tiré » par les constructions HQE®. La toiture écologique s'inscrit en effet dans la démarche en participant aux économies d'énergie induites par le rôle d'isolation thermique (cible 4), en régulant le confort thermique d'été grâce à l'hygrométrie apportée par le complexe végétalisation et isolation thermique de la toiture (cible 8), en améliorant la qualité du paysage, la biodiversité et en favorisant l'intégration du bâtiment dans l'environnement urbain (cible 1), en utilisant des produits renouvelables et nécessitant peu d'entretien (substrat naturel de faible épaisseur, espèces végétales peu consommatrice d'eau et d'engrais) (cible 2), en ralentissant et en limitant le rejet des eaux d'orage dans les dispositifs d'évacuation des eaux pluviales (cible 5).

Les travaux se multiplient en parallèle pour mieux appréhender les intérêts de ces installations d’un point de vue thermique. En France, peu de travaux ont été menés sur ce sujet et les principales informations proviennent d’Allemagne et d’Amérique du Nord. Toutefois, le Laboratoire d’Etude des Phénomènes de Transfert Appliqués au Bâtiment de l’Université de La Rochelle et l’ARRDHOR CRITT Horticole de Rochefort/mer se sont penchés sur le sujet afin de mieux comprendre les phénomènes physiques en jeu et caractériser le comportement de chacun des composants. Le but consiste à élaborer des modèles permettant de prédire la performance du bâtiment en fonction de sa localisation, son environnement proche et le type de toiture installée.
L’association pour le développement et l'innovation en végétalisation extensive de toiture (ADIVET) envisage également de mener plusieurs études au cours de l’année prochaine afin d’enrichir les connaissances de la technique.

Mais les professionnels soulèvent encore de nombreux freins au développement de la toiture végétalisée en France. Outre les obligations d’entretien, le coût constitue l'un de ces freins. Selon le CSTB et l’ADIVET, un complexe total intégrant l’étanchéité et la végétalisation coûte en moyenne entre 45 et 100 € le m2 selon la surface à couvrir, les végétaux choisis, la pente du toit, les travaux nécessaires pour renforcer les supports… Autrement dit, une toiture végétalisée extensive coûte 45€ de plus par m2 par rapport à une toiture classique. Elle reste néanmoins inférieure aux toitures terrasse-jardin dont le prix oscille entre 150 et 300 €/m2. Cependant, le CSTB rappelle qu’une toiture végétalisée allonge la durée de vie de l’étanchéité. C’est pourquoi, sur la base du cycle de vie entier du bâtiment, le CSTB estime que le coût d’un toit vert est égal ou inférieur à celui d’un toit traditionnel.
Toitures végétales Sopranature de Soprema
Toitures végétalisées Sopranature : la nature est aussi sur le toit
C’est en 1989 que SOPREMA lançait en France, SOPRANATURE, un nouveau concept de toiture. Aujourd’hui, SOPRANATURE est la référence en matière de végétalisation, transformant vos toitures et vos terrasses jardins traditionnelles en un espace vivant et bénéfique à l’environnement. Un système éprouvé qui se distingue par un domaine d’emploi très étendu.
Pour encourager la réalisation de toits verts certaines collectivités ont mis en place des subventions. En décembre 2006, Le Conseil Régional d'île de France, suivi par le Conseil Général des Hauts-de-Seine, ont voté deux subventions en faveur de la création de toitures végétalisées.
Pour les Hauts-de-Seine, la participation du département est de 80 % du montant HT des travaux plafonnés à 60 €/m².
Quant à la région IDF, elle prend en charge 50% de la dépense, plafonnée à 45 €/m², dans le cadre de la construction ou de la rénovation de logements sociaux. Le taux de subvention attribué pour une opération ne peut excéder 80%.
L'Agence de l'eau Seine-Normandie est également en train d’étudier la mise en place d’une subvention en réponse au fait que les toitures végétalisées limitent et retardent le transfert des eaux de pluie vers les réseaux d’eau.

Les professionnels regrettent surtout que le Grenelle de l’environnement n’est pas donné à la végétalisation de toiture la place qui lui revient. Pas une seule fois le mot végétal n’apparaît dans le projet de loi du Grenelle de l’environnement, ont déploré les professionnels de l’Union nationale des entrepreneurs du paysage (UNEP) en septembre dernier. En effet, estime Emmanuel Mony, le président de l’UNEP, le projet de loi du Grenelle de l’environnement, a largement délaissé le végétal au profit d’autres secteurs comme ceux du Bâtiment ou des Transports.

Toutefois l’ADIVET reste optimiste et note une réelle montée de l’intérêt des particuliers et des collectivités pour la technique aussi bien pour des raisons écologiques qu’énergétique.

Pour en savoir plus

Télécharger le dossier de subvention de la région IDF

Lire l'article ''Les entrepreneurs du paysage souhaitent restituer la place du végétal dans le projet de loi du Grenelle''

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Reproduction interdite sauf accord de l'Éditeur.

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