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Les candidats pour la construction de nouvelles unités de production de biocarburants seront fixés en mai

Le ministère de l'Agriculture fera connaître sa décision concernant les autorisations de construction d'usines pour la production supplémentaire de 800.000 tonnes de biocarburants en 2007 en mai prochain.

Agroécologie  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
Le plan biocarburants, annoncé en septembre dernier par le Premier ministre, vise à tripler la production d'ici 2007 ce qui représente des agréments nouveaux de 800 000 tonnes selon la répartition suivante : 320 000 tonnes pour l'alcool d'origine agricole (bioéthanol) et 480 000 tonnes pour les esters méthyliques d'huiles végétales (biodiesel) et nécessite la construction de nouvelles unités de production.

Trois avis d'appel à candidatures (2005-2006-2007) avaient été publiés en février 2005 au Journal Officiel des Communautés européennes. Les demandes reçues portent sur un volume de biocarburants de 2,2 millions de tonnes, indique le ministère de l'Agriculture qui précise qu'il fera connaître sa décision concernant les autorisations de construction d'usines en mai.

Après avis de la Commission française d'examen des demandes d'agréments, chaque entreprise candidate se verra notifier la suite donnée à sa demande en mai prochain de manière à ce que les premières unités soient opérationnelles en 2007.

L'Etat devrait lancer une seconde étape pour la période 2008 à 2010 afin de se conformer à l'objectif communautaire de 5,75% de biocarburants dans les carburants.

Les nouveaux volumes de biocarburants en 2005, 2006 et 2007 bénéficieront d'une exonération partielle de la taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers (TIPP), comprise entre 33 et 38 €/hl selon le type de biocarburant. L'exonération est valable pour une durée de six ans.

Les biocarburants (éthanol, diester), seules énergies renouvelables sous forme liquides apparaissent de nombreux atouts dans le cadre d'une politique et la lutte contre le réchauffement climatique. Issus de matières végétales (betterave, blé, mais, colza, tournesol, pomme de terre…), ils permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre et les consommations d'énergies fossiles de 70 à 80 % lorsqu'ils remplacent de l'essence ou du gazole. Utilisables en direct ou en mélange, ils ne nécessitent aucune transformation de moteur (contrairement à d'autres énergies renouvelables).
Notons toutefois, que certains expriment leurs doutes, voire leurs réticences à cette source d'énergie, estimant que le bénéfice reste douteux au regard de l'analyse complète de leur cycle de vie.

Deux familles de biocarburants sont développées en France :
Le bio diesel (Esters Méthyliques d'Huile Végétale (EMVH) issu du colza et du tournesol. Le bio diesel est incorporé au gazole et au fioul domestique.
Le bio éthanol (alcool éthylique d'origine agricole) issu de la fermentation de betteraves ou de céréales est incorporé aux essences soit en l'état, soit sous forme d'Ethyl-Tertio-Butyl-Ether (ETBE).

Selon les chiffres du ministère de l'agriculture, en 2003, les biocarburants ont mobilisé 320 000 ha de terres relevant pour l'essentiel de la jachère alimentaire. Sur ce total, 300 000 ha étaient cultivés en oléagineux, 10 000 ha en blé et 10 000 ha en betteraves.
La production de biocarburant s'est élevée en 2003 à 410 000 tonnes dont environ 80 % de bio diesel. En 2004, cette production a été de l'ordre de 430 000 tonnes.
Le chiffre d'affaires réalisé par les producteurs dans la filière bio diesel est de l'ordre de 190 millions d'euros et dans la filière bio-éthanol de 16 millions d'euros. Quelques 400 coopératives participent à la collecte des matières premières agricoles destinées à la production de biocarburants.
Les cultures de colza, blé et betteraves sont situées dans les régions Centre, Champagne-Ardennes, Picardie, Bourgogne, Poitou-Charentes, Lorraine et Ile de France. La culture de tournesol est quant à elle plus localisée en Poitou-Charentes, Midi-Pyrénées, Pays de la Loire et Centre, le maïs dans la région Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

Réactions1 réaction à cet article

 
bio pas propre ?

les bio carburants,c'est plutot bien,mais,si pour les produire,il est permit d'utiliser plus de pesticides,d'engrais,etc,car il n'y aura pas de controles sanitaires comme popur la consomation humaine ,le bilan total pour l'environement,ne sera peut-etre pas très bon:
pollution des sols et des nappes phréatiques par les résidus de la culture.
pollution de l'air par la fabrication des engrais chimiques.
pas incitatif pour rouler moins.
et j'oublie surement d'autre facteurs.

papou
 
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