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Le Japon inaugure l'Exposition universelle Aïchi 2005, dédiée au développement durable.

Jusqu'à fin septembre 2005, l'exposition universelle qui se tiendra à Aïchi au Japon sera consacrée à la sagesse de la nature et aux défis environnementaux auxquels est confrontée la planète à l'ère de la mondialisation et des nouvelles technologies.

Gouvernance  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
Le Japon a inauguré jeudi l'Exposition universelle Aïchi 2005, dédiée au développement durable. Du 25 mars à fin septembre 2005, l'exposition universelle qui se tiendra à Aïchi, dans la province de Nagoya au Japon, sera consacrée à la sagesse de la nature et aux défis environnementaux auxquels est confrontée la planète à l'ère de la mondialisation et des nouvelles technologies.

Installé sur 1.300 m2, le Pavillon de France, partagé avec l'Allemagne a choisi de consacrer son pavillon au thème du développement durable et a convié des artistes à venir matérialiser ce concept en créant des ''îles du réel'' sur lesquelles sont mis en scène plusieurs projets concrets inscrits dans cette démarche.

Cinq projets seront présentés par trois collectivités locales (Angers, Dunkerque et Chalon-sur-Saône) et deux entreprises (Louis Vuitton et Toyota) pour lesquelles les Japonais ne manqueront pas de montrer leur intérêt.

Le premier illustre la mise en oeuvre de la politique de développement durable d'Angers. Depuis 1999, la ville d'Angers, expérimente en effet, une telle démarche comme axe stratégique de son développement. Reconnue comme un véritable laboratoire du développement durable, la ville a organisé sur ce thème les rencontres nationales : « Rio+10, l'après Johannesburg » en 2002 qui a rassemblé plus de 1000 personnes.

Le deuxième projet illustrera le Développement industriel de la communauté urbaine de Dunkerque, engagée de longue date dans une politique de développement industriel durable. Premier site nucléaire de production d'électricité d'Europe, plaque tournante du gaz naturel avec son terminal gazier d'une capacité de 15 milliards de m3/an, elle s'attache à promouvoir les énergies renouvelables en accueillant sur son territoire la première centrale éolienne française en 1997 et un site expérimental privé (Total) de 5 éoliennes on-shore. Elle travaille aussi en partenariat avec Gaz de France sur la technologie de la pile à combustible. Dunkerque sera aussi le premier site d'implantation de la plus grosse unité de production d'électricité valorisant des gaz de hauts-fourneaux (puissance 800 MW). Au travers de ses investissements, elle favorise aussi la production d'énergie décentralisée (le futur centre de valorisation énergétique et le centre de valorisation organique).

La présence sur une des îles du pavillon français de Chalon-sur-Saône, ville du centre est de la France, récompense l'implication de cette ville dans la lutte internationale de lutte contre le changement climatique. En effet, Chalon-sur-Saône s'est distinguée en acceptant de relever le défi de Kyoto lancé par la Commission européenne : montrer qu'il est possible pour un territoire de remplir, voire de dépasser les engagements de la France et de l'union européenne dans le cadre du protocole de Kyoto en réduisant sur 3 ans au lieu de 10 ses émissions de gaz à effet de serre.
Pour atteindre cet objectif avant le 31 août 2005, la ville s'est associée au WWF-France, à l'ADEME, ainsi qu'à la maison de l'environnement (association chalonnaise regroupant des entreprises locales) dans le cadre du programme PRIVILIGES (Projet d'initiatives des villes pour la réduction des gaz à effet de serre) soutenu et financé à 50% par l'Union européenne.
Le défi est en passe d'être relevé grâce à la complémentarité des quatre partenaires mais aussi à la structuration du programme en trois volets :
· La mise en place d'un plan éco industriel destiné à réduire les flux dans les entreprises locales,
· La mise en oeuvre et l'évaluation d'un plan municipal de réduction des émissions,
· La sensibilisation de tous les acteurs locaux à la lutte contre le changement climatique.

La Maison Louis Vuitton est présente à l'exposition d'Aïchi afin de présenter ses actions concrètes pour participer à la politique internationale de développement durable. Il s'agit en l'occurrence, des résultats de son Bilan carbone® , méthode mise en place par l'ADEME et permettant de quantifier l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre qui résultent directement ou indirectement d'une activité. Du fait de l'importance de ses exportations, le transport aérien est la première source d'émission de gaz à effet de serre chez Louis Vuitton. Sans être directement concernée par le marché européen des quotas d'émission, la Maison s'est donc fixé un premier objectif : acheminer par bateau une partie de ses produits. Par ailleurs, d'importants efforts sont d'ores et déjà entrepris en matière de conditionnement afin de réduire le volume total des produits transportés. Les trajets domicile-travail et les déplacements professionnels sont aussi en cause. Au niveau du groupe, des solutions ont été concrètement envisagées à court terme comme la création d'un restaurant d'entreprise sur l'un des sites…

L'île du réel consacrée à l'usine Toyota de Valenciennes, au nord de la France, vient illustrer les politiques conjointes de développement durable d'un territoire et d'une entreprise. Au début des années 90, se sont conjuguées les ambitions du Valenciennois et TMMF Valenciennes (Toyota Motor Manufacturing France) : re-dynamiser l'économie locale d'une ville frappée par la crise par l'implantation d' une industrie performante et respectueuse de l'environnement. L'ouverture de l'usine de Toyota s'est accompagnée d'une politique d'insertion - avec l'embauche massive de demandeurs d'emplois ou d'étudiants (45% de l'effectif total)- et d'une politique environnementale volontaire visant 2 objectifs : « zéro déchet/zéro rejet » et l'optimisation aux différents stades de la production des consommations d'eau et d'énergie.

Michèle Pappalardo, présidente de l'ADEME sera présente à l'exposition la semaine du 14 avril dans le cadre de la journée de la France. L'Opéra de Paris y présentera à Nagoya le ballet Signes chorégraphié par Carolyn Carlson.

Ce sera l'occasion pour Michèle Pappalardo, la présidente de L'ADEME de rencontrer Hiroshi Mitsukawa, le président de la NEDO* (New Energy and industrial technology Development Organization), agence environnementale japonaise.
Le nouvel accord signé entre les deux institutions a pour but de réactiver leur coopération scientifique et technique en termes d'échanges d'informations, de rencontres d'experts et d'organisation de séminaires communs sur les thématiques comme les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique, la gestion des déchets, les technologies de l'environnement, la lutte contre le changement climatique et la coopération sur des projets dans les pays en développement.

Le président Jacques Chirac est attendu sur le site d'Aïchi et de nombreuses manifestations seront proposées par le Pavillon jusqu'à la clôture le 25 septembre.

Les 19 et 20 septembre, un colloque bilan sera organisé sur le développement durable.

*La NEDO a été créée en 1980 par le gouvernement japonais pour développer des technologies alternatives au pétrole afin de limiter sa dépendance énergétique. Cet organisme a ensuite élargi son activité à la recherche et au développement de technologies destinées à l'activité industrielle, à la protection de l'environnement, à la production de nouvelles formes d'énergies ainsi qu'à l'efficacité énergétique. Son fonctionnement est similaire à celui de l'ADEME dans la mesure où la NEDO pilote les projets nippons de R&D menés par les équipes universitaires et industrielles sans disposer elle-même d'infrastructures de recherche. Cette coordination a pour objectif de porter un projet du stade de R&D à celui de la commercialisation. Dans ce but, la NEDO a professionnalisé la gestion des projets de R&D à l'aide d'un schéma de type « Plan-Do-See » (programmation, réalisation, évaluation annuelle). Cette agence dépend directement du METI (Ministry of Economy, Trade and Industry) qui lui a affecté en 2004 un budget total de 301.5 Milliards de yen soit 2.16 Milliards d'euros dont 40% environ est utilisé pour son activité dans les secteurs environnementaux et énergétiques.

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