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Exploiter puis assainir est plus coûteux que de préserver

Un rapport international rendu public par le PNUE souligne que les forêts, les zones humides, les récifs coralliens et d'autres écosystèmes sont indispensables dans la lutte contre la pauvreté et dans la recherche du développement durable.

Biodiversité  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
Un rapport international intitulé Millenium Evaluation of Ecosystems (Evaluation des écosystèmes pour le millénaire) rendu public par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), le 25 mars dernier, souligne que les forêts, les zones humides, les récifs coralliens et d'autres écosystèmes sont indispensables dans la lutte contre la pauvreté et dans la recherche du développement durable.

Il précise que les écosystèmes (et les services qu'ils fournissent) sont d'une valeur financière considérable. Les endommager ou les dégrader équivaut à un suicide économique,a assuré Klaus Toepfer, le Directeur exécutif du PNUE, lors de la présentation du rapport.

Ce rapport, auxquels plus de 1 300 experts ont contribué, démontre que l'Homme abuse de son « capital naturel » et soutient que la perte de services naturels comme notamment la purification de l'air, de l'eau, la protection contre les catastrophes est un obstacle à la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement d'ici à 2015.

Le rapport affirme que des écosystèmes intacts et sains sont souvent d'une valeur supérieure à des écosystèmes transformés, endommagés ou dégradés.
Les zones humides sont des habitats importants pour nombre de poissons, d'oiseaux et de plantes et constituent également des filtres et des réserves naturels d'eau. Selon le rapport, au Canada, une zone humide intacte vaut 6 000 dollars l'hectare ; alors que celles qui ont été défrichées pour être transformées en exploitations agricoles ne valent que 2 000 dollars l'hectare. Le rapport estime que le Muthrajawela Marsh à Sri Lanka, une tourbière côtière de 3 000 hectares, rapporte 5 millions de dollars par an grâce aux services de contrôle d'inondations qu'il fournit au niveau local.

Le rapport examine également les coûts associés à la dégradation et à la destruction des écosystèmes. Il cite l'exemple de Terre-Neuve où la surexploitation des réserves de morue a mené à leur épuisement au début des années 1990. Des dizaines de milliers de personnes se sont retrouvées sans emploi. Les allocations chômages et la reconversion des chômeurs ont coûté 2 milliards de dollars.
En Angleterre et en Ecosse, les dommages causés aux eaux douces suite à l'eutrophisation résultant, par exemple, de la sur-utilisation de fertilisants et à la contamination par des eaux usées, s'évalue à 160 millions de dollars par an dans les années 1990.
Après l'incendie de 10 millions d'hectares de forêts en Indonésie à la fin des années 1990, le rapport estime que les coûts associés aux soins de santé supplémentaires, à la perte de production et aux revenus touristiques perdus, s'élèvent à 9 milliards de dollars.

Le rapport affirme également que le coût de réhabilitation des écosystèmes est élevé, indiquant qu'il revient moins cher de préserver plutôt que de polluer et de nettoyer.
Le rapport soutient également que la sécurité de l'homme est également mise en danger par le déclin des écosystèmes. Selon ses auteurs, la fréquence et l'intensité des inondations et des incendies ont été renforcées par la dévastation du capital naturel de la Terre. Par exemple, entre 1990 et 1999, plus de 100 000 personnes ont perdu la vie lors d'inondations. Ces inondations, dont les dommages s'évaluent à 243 milliards de dollars, sont dues en partie à la canalisation de rivières et d'autres voies d'eau naturelles.

En indiquant que les écosystèmes fournissent des moyens de subsistance, que ce soit par la pêche, la foresterie, l'agriculture, l'élevage ou le tourisme, M. Toepfer déplore que depuis trop longtemps, leur valeur économique a été ignorée. Les services des écosystèmes ont été considérés comme étant gratuits et leur exploitation, illimitée.

Evaluer les écosystèmes, pour le PNUE est le meilleur moyen de réaliser les objectifs et de respecter les délais du Plan de mise en œuvre du Sommet mondial du développement durable qui appelle à renverser la tendance menant à la réduction de la biodiversité d'ici à 2010.

Réactions2 réactions à cet article

 
pas mal...

Préserver coûte moins cher que polleur et nettoyer, pas mal, c'est plutôt encourageant, mais c'est tout. Et après, qui fait quoi ?

el mexicano | 08 avril 2005 à 12h34
 
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Anonyme | 19 mai 2006 à 02h20
 
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