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Actu-Environnement

Les peintures s'inscrivent dans le développement durable

À l'occasion de leur retour en force à Batimat 2005, placé pour cette 25e édition sous le signe du développement durable, les professionnels de la peinture clament leur anticipation sur cet enjeu depuis plus de 20 ans.

Gouvernance  |    |  Françoise Ascher Actu-Environnement.com
À l'occasion de leur retour en force à Batimat 2005, placé pour cette 25e édition sous le signe du développement durable, les professionnels de la peinture clament leur anticipation sur cet enjeu depuis plus de 20 ans. Soit bien avant les directives européennes visant la baisse des émissions de composés organiques volatils (COV) !

Historiquement, le peintre réalisait lui-même sa peinture sur le chantier, à partir de blanc broyé, d'huile et d'essence de térébenthine. Au début des années 60, la nécessité de construire en quantité et rapidement a conduit à industrialiser la fabrication pour livrer un produit prêt à l'emploi. Puis sont apparues les peintures glycérophtaliques à base de solvants, qui se sont révélées néfastes pour la santé des poseurs et leur impact sur l'effet de serre. Même si ces produits n'ont jamais représenté plus de 1 à 2 % des rejets globaux, ils ont incité les professionnels dès les années 90, à réduire la phase solvant de 70 % à 40 % au profit de formulations en phase aqueuse (glycéros à l'eau). Enfin, cet abandon des solvants et le développement proportionnel des peintures “à l'eau” se sont accompagnés d'une formation adaptée pour les applicateurs.

L'intégration de la notion de développement durable dans le monde de la peinture, passe aussi par un rendement allant de 8 m2 par litre en 1980, à 12/14 m2 par litre moyen en 2005. Soit un volume croissant des surfaces à peindre pour une quantité stable de peintures fabriquées, moins de matières premières consommées à surfaces traitées constantes et moins de produit utilisé pour une même surface. Donc avec des économies significatives de transport routier et moins de pollution de l'atmosphère. Le tout, pour une durée de vie des peintures extérieures qui a plus que doublé, de 6 à 8 ans pour 15 à 20 ans ! D'où aussi moins de décapage et moins de déchets ! À titre d'exemple, la consommation moyenne sur une façade était supérieure à 2 kg/m2 en 1980 contre de 600 à 800 gr/m2, aujourd'hui.

En clair, la peinture au XXIe siècle a pris largement en compte la santé des utilisateurs. Elle s'avère d'un coût de renouvellement faible en énergie de production et en bilan matière. En ce sens, elle participe pleinement au développement durable.

*La 25e édition de Batimat se déroulera du 7 au 12 novembre prochain à Paris Expo.
Sites : www.batimat.com et www.peintreonline.com

Réactions4 réactions à cet article

 
Développement durable !

Les efforts des industriels de la peinture pour diminuer les impacts environnementaux (dont ceux sur la santé) sont sans aucun doute tout à fait notables. Je le dis sans aucune ironie car j'ai en tant qu'enseignant encadré des travaux réalisés en entreprise sur les peintures automobiles qui vont dans le même sens.

Mais cette information pose le problème de la définition du développement durable. En effet diminuer les impacts ne veut pas dire les supprimer. Or, il n'est pas certain qu'on puisse continuer, même en infléchissant la courbe, à se "développer" de la sorte....
L'augmentation brutale de la population, l'émergence d'une demande accrue de la part de pays jusqu'alors exclus de tout développement, les limites naturelles des ressources(même renouvelables) nous obligent à nous poser la question d'une nouvelle économie non plus basée sur le "développement" mais sur la décroissance
(progressive et maîtrisée si possible).

Hervé Vauld | 21 avril 2005 à 14h22
 
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Développement durable !

Les efforts des industriels de la peinture pour diminuer les impacts environnementaux (dont ceux sur la santé) sont sans aucun doute tout à fait notables. Je le dis sans aucune ironie car j'ai en tant qu'enseignant encadré des travaux réalisés en entreprise sur les peintures automobiles qui vont dans le même sens.

Mais cette information pose le problème de la définition du développement durable. En effet diminuer les impacts ne veut pas dire les supprimer. Or, il n'est pas certain qu'on puisse continuer, même en infléchissant la courbe, à se "développer" de la sorte....
L'augmentation brutale de la population, l'émergence d'une demande accrue de la part de pays jusqu'alors exclus de tout développement, les limites naturelles des ressources(même renouvelables) nous obligent à nous poser la question d'une nouvelle économie non plus basée sur le "développement" mais sur la décroissance
(progressive et maîtrisée si possible).

Hervé Vauld | 21 avril 2005 à 14h23
 
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peinture ecolabel et o% de COV

Faisons un geste pour l environnement en utilisant des peintures ecolabel europeen et sans CoV.
L'ecolabel europeen nous asuure aussi de ne pas avoir de produits toxiques , tres toxiques , cancerigenes et teratogenes.

yves | 17 avril 2009 à 14h49
 
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Re:peinture ecolabel et o% de COV

bravo yves
Continuons a faire un geste pour l environnement et la santé

bruno | 17 avril 2009 à 15h35
 
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