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Actu-Environnement

Mieux trier pour traiter moins cher

Éco-Emballage indique que la collecte des déchets et l'élimination des emballages ménagers revient à 12,6 euros/an par habitant et note de grand écart à la moyenne lié au soin consacré au tri sélectif : trier mieux coûte moins cher à la collectivité.

Déchets  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
Eco-Emballage a indiqué mercredi, lors d'une conférence de presse qu'en moyenne, collecter les déchets et éliminer les emballages ménagers revient à 12,6 euros par an et par habitant. Une moitié est prise en charge par Eco-Emballage (qui recueille la contribution des industriels pour éliminer les déchets d'emballage) et l'autre par la collectivité.

Or comme le soutien financier d'Eco-Emballage à la collectivité dépend de la performance de la collecte, le coût de la collecte sélective varie de 1 à 5 selon les collectivités. Plus on trie efficacement, plus le coût est bas, a précisé Bernard Hérodin, directeur général de la société spécialisée Eco-emballage

Selon Eco-Emballages, en 13 ans, quasiment tous les Français se sont mis au tri, mais environ 25 % des poubelles demeurent refusées.
Par exemple, à Lyon, le coût est double de la moyenne nationale car la moitié des ordures va dans la mauvaise poubelle. La ville s'est donc engagée pour abaisser son ''taux de refus'' de 10% par an sur 5 ans. Paris fait également parti des mauvaises élèves puisque le ''taux de refus'' est de 35%

C'est en revanche grâce à des campagnes répétées de sensibilisation que, les taux de refus ont diminué de 10% à Strasbourg et de 66% à Chambéry. Dans ce dernier cas, les coûts imputés à la collectivité ont été réduits de 16%.

Par ailleurs, les ordures ménagères se sont multipliées : 34 millions de tonnes en 2003, dont 4,7 millions de tonnes d'emballages contre 26 millions en 1990, soit 548 kilos par an et par habitant. Les poubelles continuent de s'alourdir (+30% depuis 1990 soit +2% par an) et les emballages sont en croissance en nombre (barquettes et minidoses).

''L'évolution de la consommation vers le non durable va coûter plus cher'', a déploré M. Hérodin.
C'est pourquoi, alors que le gouvernement a promis une nouvelle loi déchets, les associations écologistes réclament une véritable politique de prévention en plus d'une meilleure gestion.

Réactions7 réactions à cet article

 
la définition de l'écologiste

Ceci rapelle une élément essentiel dans le débat sur développement durable : un écologiste n'est pas forcément celui qui consomme bio, c'est en fait celui qui consomme moins...

Ainsi, ma grand mère qui se contente de peu est plus écologiste (sans le savoir) que celui qui ne peut se passer ses yaourts quotidien ou de ses portions XL de restauration rapide...

jamiroquai | 04 mai 2005 à 16h03
 
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Re:la définition de l'écologiste

Je suis d'accord mais j'irai jusqu'à approfondir ta définition : un écologiste est quelqu'un qui consomme mieux que quiconque (on peut consommer moins mais produire des déchets plus contraignants à traiter).

Donc l'important, c'est de réfléchir à notre impact sur l'environnement et ainsi privilégier les produits frais sans emballages inutiles et les biens éco-conçus.

laria | 05 mai 2005 à 20h36
 
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ma poubelle

Je voulais savoir d'où venait les chiffres totaux d'ordures ménagères que vous avancez. En effet, il y a près de 100 kg/hab/an de différences avec les chiffres que je vois habituellement!

funkysplash | 09 mai 2005 à 12h58
 
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Re:ma poubelle

Bonjour,

Il s'agit des chiffres annoncés par Éco-emballage lors de cette conférence de presse.

Il est possible que les chiffres que vous évoquez ne tiennent pas compte des 4,7 millions de tonnes de déchets d'emballages issus des ménages.

Bien cordialement

David Ascher

Ascher David | 09 mai 2005 à 13h23
 
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on veut des infos plus récentes et réalistes

Bonjour,

Il faut arrêter de toujours donner les hausses de tonnages de déchets sur 30 ans , avec le taux d'accroissement moyen qui est effectivement inquétant, car ces chiffres sont manipulateurs : ils masquent dans certaines collectivités une diminution récente (depuis 2 ou 3 ans) de quelques % annuels du tonnage de déchets ultimes, ce qui traduit un début de changement de comportement des consommateurs-trieurs.

Donner cette impression d'une croissance régulière en choisissant une échelle de temps très longue apporte de l'eau au moulin des lobbies qui souhaitent continuer à développer des centres de traitement à forte capacité, et crient actuellement à la pénurie de moyen de traitement pour imposer leurs solutions périmées (incinération & décharge).
Renseignez-vous mieux, et donnez plutôt les chiffres récents, les variations effectivement constatées en 2003, en 2004... dans certaines collectivités, ces chiffres sont négatifs.

MoinsC'estMieux | 09 mai 2005 à 13h38
 
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Re:on veut des infos plus récentes et réalistes

Bonjour,

Ce sont des chiffres officiels.Certes, ils sont toujours contestables.

Je tiens à préciser que parler de l'augmentation des tonnages, c'est également (et surtout en ce qui nous concerne) faire prendre conscience à tous du problème. Il s'agit donc également de sensibilisation.

Dire aujourd'hui que la production de déchet est en baisse est une véritable incitation au relachement des efforts en cours.

Aussi, je vous confirme que nous ne disposons pas des chiffres que vous évoquez, mais que si vous en disposez, nous sommes prenneur !!!

En revanche, je remarque que vous évoquez les chifrfes de certaines collectivités. Vos chiffes sont-ils généralisables ? reflètent-ils une tendance nationales ou relève t-il plus d'un épi-phénomène ?

Bien cordialement

David Ascher

David Ascher | 09 mai 2005 à 13h48
 
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Mesures incitatives ?

Bonjour,
J'habite à la Réunion, où la gestion des déchets est très problématique car les solutions de traitement sont moins nombreuses qu'en métropole (pas d'incinérateur, les déchets non recyclés sont enfouis).
Une petite remarque pour illustrer certaines incohérences: le lait, par exemple, est vendu sous forme de brique ou de bouteille en PEHD. Or il n'existe pas à la Réunion de filière pour recycler les tetra packs alors qu'on recycle le PEHD. Et pourtant, le lait dans les tetra packs est bien moins cher à l'achat. Donc les consommateurs achètent celui-ci, et les déchets s'amoncellent dans les centres d'enfouissement...
Pas toujours moins cher de trier. Alors la bonne volonté des écologistes s'arrête-t-elle là où le business commence?

Claire Frouvelle | 09 mai 2005 à 14h32
 
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