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Arnold Schwarzenegger : nouveau Terminator des émissions de gaz à effet de serre ?

Alors que la journée mondiale de l'environnement va se tenir le 5 juin à San Francisco, Arnold Schwarzenegger, gouverneur de Californie, a signé mercredi un décret établissant des objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre ambitieux.

Gouvernance  |    |  Carine SeghierActu-Environnement.com
Alors que des maires du monde entier sont réunis jusqu'à dimanche à San Francisco à l'occasion de la journée mondiale de l'environnement (925), le gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger a signé mercredi un décret établissant des objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre ambitieux.

Ce décret définit un objectif de réduction des GES en Californie au niveau de l'an 2000 en 2010, au niveau de 1990 en 2020, et à un niveau inférieur de 80% à celui de 1990 en 2050, indique le communiqué. Des objectifs tellement ambitieux que l'on se demande bien quels vont être les moyens mis en œuvre...

C'est le secrétaire de l'agence californienne de protection de l'Environnement qui sera chargé de coordonner les mesures entreprises pour parvenir à ces objectifs. Il devra rendre un rapport tous les 6 mois au gouverneur.

La Californie continuera à être à la pointe du combat contre le réchauffement climatique et la protection de l'environnement. Aujourd'hui, je définis des objectifs clairs et ambitieux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans notre Etat afin de protéger nos nombreuses ressources naturelles, la santé publique, l'agriculture et les paysages, a affirmé le gouverneur dans le communiqué.

La position de Arnold Schwarzenegger, élu républicain, va clairement à l'encontre des positions de l'administration Bush.

Le président George W. Bush refuse en effet toujours de ratifier le protocole de Kyoto, estimant qu'ils misaient essentiellement sur les percées technologiques pour régler l'effet de serre.

Dans la même mouvance, et face à l'entêtement de l'administration Bush, un regroupement d'une centaine de maires américains avaient dernièrement promis d'appliquer dans leur ville les mesures prévues par le texte international afin de réduire les émissions de GES du pays.
Ils ont d'ailleurs entamé leurs discussions lors de la Journée mondiale de l'Environnement pour évoquer les mesures à prendre à l'occasion.

Entré en vigueur en février dernier, le protocole impose des réductions d'émissions de six gaz à effet de serre, CO2 (gaz carbonique ou dioxyde de carbone), CH4 (méthane), protoxyde d'azote (N20) et trois gaz fluorés (HFC, PFC, SF6).
Le protocole de Kyoto vise à réduire le réchauffement climatique en imposant aux pays industriels de réduire leurs émissions de certains gaz à effet de serre. Le respect des règles de ce protocole n'aurait cependant qu'un impact restreint : il prévoit seulement une diminution de 5,2% des gaz à effet de serre en moyenne d'ici 2012, d'où la nécessité de continuer les négociations pour aller plus loin. Ainsi, au titre du Protocole de Kyoto, les pays industrialisés auront à réduire leurs émissions combinées des six principaux gaz à effet de serre durant la période 2008-2012 en deçà des niveaux de 1990. L'Union européenne, par exemple, aura à baisser ses émissions combinées de 8% tandis que le Japon devrait réduire ses émissions de 6%. Aujourd''hui, seuls quatre pays industrialisés n'ont pas encore ratifié le Protocole de Kyoto : à savoir l'Australie, les États-Unis, le Liechtenstein et Monaco. L'Australie et les États-Unis ont indiqué qu'ils n'avaient pas l'intention de le faire; à eux deux, ils comptent pour plus d'un tiers des gaz à effet de serre du monde industrialisé.

Réactions7 réactions à cet article

 
Vive Schwarzi

Je pense que de tels comportements aux Etats-Unis devraient permettre de faire bouger les choses.
Le monde semble actuellement dans une sorte d'attentisme générale, seules des actions locales sont menées et ne suffisent pour changer de manières significatives les choses.
Si un mouvement de grandes ampleurs se met en place au niveau politique aux USA, il est fort probable que la "machine environnementale" se mettra en marche et les autres grands pays suivront.
Espérons que la démarche ne sera pas étouffée dans l'oeuf.

Alice91 | 09 juin 2005 à 13h37
 
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Re:Vive Schwarzi

Pourquoi pas?
Apres tout peut etre que seules les initiatives locales permettront d'avancer dans ces domaines..
D autant que les lois prises "en amont" sont souvent (et pas toujours à raison) mal percues par le grand public, et donc pas respectees, dans la mesure ou l'on a toujours tendance à penser que les "gens qui gouvernent" font tout par interet privé ou politique(bon d accord ca se verfifie souvent). Si les lois et les traités sont indispensables pour faire appliquer des resolutions environnementales à des secteurs comme l' industrie, l'attitude écologique (ou devrait on dire maintenant l'attitude de survie vu les menaces qui pesent sur la vie pour le siecle à venir) doit devenir une implication de tous.. peut etre que la seule facond e generaliser ca serai d en faire un phenomene de mode, une eco academy?? Si les gens se sentent beaux quand ils trient leurs dechets et surveillent leur consommation, c est peut etre la seule facon d impliquerr le plus grand nombre...

NIco | 09 juin 2005 à 14h13
 
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oui !

tous avec L'A.S.de Californie

Olivier | 09 juin 2005 à 20h54
 
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Re:Vive Schwarzi

A quand des élus locaux qui arrivent à prendre ces questions là en France. Même si on peut toujours soupconner des effets de pub ou autres stratégies politico-politiciennes lors de tel mouvement, cela reste le signe d'une réelle prise de conscience de grands enjeux environnementaux au niveau de politiques territoriales.

mm | 09 juin 2005 à 22h28
 
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Re:Vive Schwarzi

Eh oui, ce qui manque le plus peut etre c'est le passage à l acte, et des idees convergentes. La nécessité de prise de conscience vise surtout ceux qui ne se sentent jamais concernés par rien, comme ces ploucs que l'on voit jeter des ordures de leur voiture ou dans la nature, qui vident leur cendrier sur la route, ou encore ceux qui conduisent comme des fangios alors que l'autoroute est bouchée!!!!
Un des plus gros travaux est encore à la mobilisation des gens de facon individuelle. Si tout le monde montrait l exemple, ce serai different.. Il y a tellement de comportements individuels antiecolo...
Faisons bien la distinction entre les actes "non anti écolo" que l'on peut faire de facon individuelle (moins consommer, trier les dechets, ne pas prendre la nature pour un depotoir, etc., etc.) et les mesures et grandes orientation que l on doit attendre de la part des politiques (transports, revalorisation des dechets, etc.).
Ce sont bien la les deux grandes composantes d'un eventuel progres ecologiste, chacune est essentielle, et, d'une certaine maniere, dependante de l'autre.

Nico | 10 juin 2005 à 11h41
 
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Re:Vive Schwarzi

Effectivement une prise de conscience personnelle est importante mais il faudrait déjà être au courant. Je m'occupe des problèmes environnementaux depuis longtemps déjà et je suis effarée de voir l'ignorance des gens à ce niveau.
Prennons le cas de jeunes qui ne savent pas qu'est-ce que le tri sélectif et donc à quoi cela sert car dans leurs cités ça n'existe pas (C'est véridique) cela implique l'ignorance des parents et ainsi une part non négligeable de personnes d'une région exclue d'un geste citoyen simple et efficace (même si le recyclage actuel est loin d'être le plus performant.). Des exemples similaires, il y en beaucoup sur tous les thèmes : eau, énergie...
Et le pire c'est quand on est dans une situation anti-environnementale et que l'on ne peut rien faire. Je suis actuellement en location et les fenêtres sont des passoires thermiques, car défectueuses, et je ne peux rien faire. (Sauf si quelqu'un à une idée.)

Alice91 | 10 juin 2005 à 13h25
 
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attention à l'autoritarisme individuel

Oui, il faut une prise de conscience aussi bien individuel que collective
Oui, il faut que chacun dans le cadre de ses actions individuelles puissent avoir une vision des répercutions de son mode de vie sur son environnement naturel et social.
Mais, attention à ne pas tomber dans un autoritarisme écolo.
On se trouve en effet confronter à deux limites. D'une part certaines personnes se sentent complétement dépasser par ces enjeux, et se disent qu'au vu de tous les impacts que peuvent avoir leur comportement, autant ne pas y penser sinon on ne pourrait plus vivre...
Et d'autres part, un portage idéologique écologique trop fermé peut avoir des effets négatifs de répulsion. On ne peut pas juger des comportements individuels, notre société de consommation nous ancre dans des modes de penser et de faire dont il est difficile de se défaire.
Il me semble qu'il s'agit plutôt d'accompagner, de laisser ouvert les débats, et de comprendre où en est chacun pour avancer tous ensemble.

mm | 10 juin 2005 à 13h43
 
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