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L'ADEME et la FNCUMA s'associent pour améliorer la prise en compte de l'environnement dans l'agriculture

L'ADEME et de la FNCUMA signent un accord cadre pour promotionner les énergies renouvelables, la maîtrise de l'énergie, la gestion des effluents d'élevage et des déchets, et l'amélioration environnementale des pratiques agricoles.

Agroécologie  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
Favoriser, au sein du monde agricole, le développement de compétences en matière d'économies d'énergie, d'énergies renouvelables, d'effet de serre, de gestion des déchets et de gestion des effluents d'élevage : ce sont les objectifs que se sont fixés l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie) et la FNCUMA (Fédération Nationale des Coopératives d'Utilisation de Matériel Agricole) en signant leur premier accord-cadre.

Les 13.100 Coopératives d'Utilisation de Matériel Agricole (CUMA) regroupent des agriculteurs qui investissent ensemble dans du matériel et s'organisent pour utiliser ces équipements sur leur exploitation, en employant éventuellement du personnel. Implantée sur tout le territoire national, la FNCUMA anime le réseau des fédérations des CUMA.

Officialisant un partenariat de longue durée, cet accord-cadre national se traduira par des actions de terrain mises en œuvre par les 26 délégations régionales de l'ADEME et les fédérations locales des CUMA, indique l'ADEME soulignant que l'agence mettra à disposition ses capacités d'expertise et de conseil en énergie, gestion des déchets, management environnemental et pourra aider au financement de certains projets.

Parmi les priorités de l'ADEME et de la FNCUMA : la promotion des énergies renouvelables et notamment la valorisation de la filière bois et la valorisation énergétique de l'huile végétale pure comme biocarburant.

Pour exemple, L'ADEME coopère avec la Fédération Régionale des CUMA en Basse-Normandie pour développer la valorisation énergétique du bois de bocage avec l'objectif d'implanter 30 chaufferies par an. Les trois départements bas-normands - Calvados, Manche et Orne - soutiennent la plantation de haies pour reconstituer le bocage. La meilleure façon de pérenniser les haies bocagères consiste à assurer leur entretien en donnant une valeur aux produits de cet entretien. La production de bois déchiqueté permet d'alimenter des chaudières automatiques pour les agriculteurs, des ruraux et parfois des équipements collectifs communaux.
La région, l'ADEME ainsi que les départements du Calvados et de l'Orne apportent leur aide pour l'achat des chaudières. Deux CUMA (Ecovaloris et Compostinnov 614) ont été soutenues pour s'équiper de broyeurs et structurer localement l'approvisionnement en bois.

Parmi les autres priorités de l'ADEME et de la FNCUMA : la Maîtrise de l'énergie, la gestion des effluents d'élevage et des déchets, et l'amélioration environnementale des pratiques agricoles.
Les CUMA réalisent des actions de contrôle de la consommation des tracteurs. Par exemple, l'une des actions de l'Association d'Initiatives Locales pour l'Énergie et l'Environnement (AILE) crée par l'ADEME Bretagne et les CUMA du Grand Ouest consistent à déterminer la consommation en carburant des tracteurs pour identifier les gains de consommation possibles. L'association établit des bilans de santé des moteurs et identifie également les dysfonctionnements des pulvérisateurs. Leurs bilans soulignent que plus d'un tracteur sur deux est suralimenté, un tracteur sur trois a des problèmes de combustion et 40 % des tracteurs sont surpuissants. Grâce à ces diagnostics, les agriculteurs sont sensibilisés aux gains de consommation possibles, indique la FNCUMA. Avec une baisse de régime de 2000 à 1800 tr/minutes, la consommation peut chuter de 1,5 litre par heure. Pour un tracteur effectuant 600 heures par an l'économie potentielle est de 900 litres de fioul, soit 2,5 tonnes de CO2, ajoute t'il.

L'ADEME et la FNCUMA vont ainsi poursuivre ces actions en valorisant les données issues de ces diagnostics via la création d'une base de données centralisée. Une action de sensibilisation des agriculteurs sera mise en place.

L'ADEME et la FNCUMA, vont aussi se concentrer sur des projets permettant de travailler sur l'optimisation des coûts de méthanisation. Le réseau des CUMA devrait également promouvoir le co-compostage et favoriser son développement via l'acquisition de matériel commun.

Afin d'informer et de sensibiliser au mieux les professionnels du secteur, la FRCUMA édite un guide* pratique quelles solutions pour les déchets agricoles. Destiné aux agriculteurs, il a pour vocation de les aider à mieux connaître et gérer les déchets produits sur leurs exploitations et donne un aperçu de la réglementation en vigueur, et répertorie les différentes catégories de déchets.

Les CUMA c'est avant tout un outil économique qui permet de réduire de manière conséquente les charges au niveau des exploitations agricoles, mais c'est aussi des groupes locaux porteurs de projets innovants de développement, estime Pierre-François Vaquier, directeur de la Fédération nationale des CUMA.

Les Cuma sont très fortement implantées auprès des exploitations, elles ont donc un rôle de diagnostic et de conseil auprès des agriculteurs qui est très intéressant pour nous, tout comme leur mode d'action qui est l'achat de matériel en commun, ajoute Michel Rocher, directeur du service clientèle à l'ADEME.

Parallèlement, de manière à valoriser la biomasse, le ministère de l'Agriculture va nommer un coordinateur Interministériel qui aura pour mission d'arbitrer et d'animer les politiques de l'État en matière de valorisation de la biomasse et des matières premières renouvelables d'origine agricole et forestière.
Selon, le ministère de l'Agriculture, cette nomination s'inscrit dans le cadre d'une politique ambitieuse en faveur du développement de l'utilisation de la biomasse afin de réduire la dépendance énergétique de la France.
La loi d'orientation agricole, qui sera examinée en octobre, propose des mécanismes pour valoriser la contribution des activités agricoles et forestières à la lutte contre l'effet de serre, ainsi que des dispositions fiscales pour favoriser l'utilisation de la biomasse, ajoute t'il.

*En partenariat avec l'ADEME, la Chambre Régionale d'Agriculture, le Conseil Régional Midi-Pyrénées et l'Agence de l'Eau. Disponible sur demande auprès de la Délégation Régionale Midi-Pyrénées de l'ADEME ou de la FRCUMA.

Réactions6 réactions à cet article

 
Bravo

Bon ça bouge....Pourvu que ça dure! Trop de temps perdu. Les politiques commencent à s'affoler quand ils sont aux pieds du mur. Jamais d'anticipation.!!!!

Anonyme | 31 août 2005 à 18h52
 
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L'union fait la force

Le bon sens revient enfin sur notre belle planète soyons optimistes pour l'héritage que nous laisserons aux futures générations.

ghislain | 01 septembre 2005 à 18h46
 
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Re:L'union fait la force

GISlain soyez prudent dans votre optimisme; le gros morceau des pollutions agricoles, ainsi que sa tendance énergivore restent les engrais et les pesticides; et là on est loin du ticket gagnant .

bilan énergétique agricole ( en terme de dépense ) 1/3 tracteur , 2/3 intrants
un agriculteur

Sinon c'est pas mal quand meme( le travail de l'ademe)

Delmas Jean jacques | 01 septembre 2005 à 22h03
 
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et la pollution générée par angrais et pesticides?

Comment peut-on prétendre faire du management environnemental et de la gestion intégrée en oubliant un des principaux problèmes que pose l'agriculture: les intrants et leurs conséquences environnementales et humaines!
Je trouve très bien qu'il y ait des avancées et des actions comme celles-ci... cependant je reste désolée et pessimiste quant à la portée de ces actions puisqu'il y a une plus grosse machine (PAC et volonté politique) qui ne va pas dans le même sens.

let | 02 septembre 2005 à 13h24
 
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Re:et la pollution générée par angrais et pesticid

Je peux comprendre ce genre d'inquiétude mais ont peu aujourd'hui fertliser sans polluer et les produits phyto ne sont pas obligatoire en france (enfin pas encore). Comme d'habitude les solutions technologiques sont la mais ont fait tout pour les étouffer...ca raporte pas assez.

cable | 13 septembre 2005 à 15h41
 
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Re:et la pollution générée par angrais et pesticid

Il faut savoir que sans sans certains intrants, il y aurait des famines à répétition comme au Moyen-Age, sachant que l'on est 10 fois plus nombreux qu'à cette époque. Je ne place pas pour autant du coté de ces grosses firmes qui n'hésitent pas à se faire de l'argent sur le dos de pauvres agriculteurs en leur promettant monts et merveilles et encore moins de certains techniciens supérieurs qui les conseillent comme des amateurs en leur vendant des produits inadaptés. Il faut savoir rester réaliste dans ce monde de requins...

P.S. Sympa la pt'ite faute d'othographe du mot "engrais" !!Comment être crédible avec ça en titre???

Bobby | 05 juillet 2007 à 12h18
 
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