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Actu-Environnement

En 10 ans, la région de Pékin est devenue la plus importante source d'émissions de NO2 au monde.

Alors que les agglomérations occidentales ont vu leurs émissions de NOx chuter d'environ 20% sur les dix dernières années, une étude de l'Agence spatiale européenne montre que la croissance économique chinoise a engendré une très forte augmentation.

Risques  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
Dans le cadre du programme de l'Agence spatiale européenne surnommé Dragon, les chercheurs européens et chinois ont publié jeudi dernier dans la revue britannique Nature, les résultats des mesures des satellites européens de surveillance la qualité de l'air. Les résultats qui concernent la période 1996-2002 montrent les changements spectaculaires au-dessus de la Chine : les émissions de NO2 issues de Pékin et sa région sont désormais les plus importantes au monde !
En effet, la carte réalisée grâce au satellite Envisat de l'ESA (Agence spatiale européenne) montre qu'un gros nuage de pollution au dioxyde d'azote apparaît au-dessus de Pékin et du nord-est de la Chine.

Appellation courante du gaz de formule chimique NO2, le dioxyde d'azote se forme dans l'atmosphère à partir du monoxyde d'azote (NO) qui se dégage essentiellement lors de la combustion de combustibles fossiles, dans la circulation routière, par exemple. Le dioxyde d'azote se transforme dans l'atmosphère en acide nitrique, qui retombe au sol et sur la végétation. Cet acide contribue, en association avec d'autres polluants, à l'acidification des milieux naturels et des pluies. Les concentrations de NO et de NO2 augmentent en règle générale dans les villes aux heures de pointe. D'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le NO2 a des effets néfastes sur la santé : une exposition à long terme peut altérer la fonction pulmonaire et augmenter les risques de troubles respiratoires. Le dioxyde d'azote pénètre dans les voies respiratoires profondes, où il fragilise la muqueuse pulmonaire face aux agressions infectieuses, notamment chez les enfants. Aux concentrations rencontrées habituellement le dioxyde d'azote provoque une hyperréactivité bronchique chez les asthmatiques. Il participe aussi aux phénomènes de corrosion sur les matériaux.

Alors que les colonnes de dioxyde d'azote qui s'élèvent au dessus de l'Europe occidentale et de l'Europe de l'est ainsi que depuis la côte est des Etats-Unis sont stables voire en légère diminution, il y a une augmentation nette et significative au-dessus de la Chine, explique John Burrows, de l'Institut de physique de l'environnement de Brême, responsable de l'instrument SCIAMACHY.

Dans la plupart des agglomérations occidentales, les concentrations de dioxyde d'azote (NO2) ont baissé d'environ 20 % en six ans alors que les concentrations de monoxyde d'azote (NO) mesurées par les capteurs proches du trafic automobile ont diminué de 30%. Ces évolutions sont à mettre en relation avec les modifications apportées aux véhicules (principalement la généralisation du pot catalytique), principaux émetteurs de ces polluants.

En revanche, en Chine, cette pollution est la conséquence de la très forte croissance économique sur ces dix dernières années. La chine dépend du charbon pour 75% de ses besoins énergétiques.

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