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L'environnement doit être intégré à la reconstruction de l'Irak

La protection de l'environnement doit faire partie des priorités de la reconstruction de l'Irak, plaide une étude de l'ONU publiée jeudi à Genève à la veille d'une rencontre à Paris des ministres de l'Environnement .

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La protection de l'environnement doit faire partie des priorités de la reconstruction de l'Irak, plaide une étude de l'ONU publiée jeudi à Genève à la veille d'une rencontre à Paris des ministres de l'Environnement des huit pays les plus industrialisés de la planète (G8).

La restauration des conduites d'eau et d'assainissement, la dépollution des ''points chauds'' pour réduire les risques d'épidémie liés à l'accumulation des déchets et une évaluation scientifique des sites frappés par des armes à uranium appauvri font partie des tâches prioritaires, indique un résumé de presse du document, établi par le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue).

Elles doivent faire partie des ''actions immédiates pour résoudre les problèmes humanitaires'', ajoute-t-il.

La guerre en Irak a ''incontestablement accentué'' la dégradation de la situation écologique du pays qui avait déjà ''fortement souffert de la guerre Iran-Irak, de la guerre du Golfe, de la mauvaise gestion de l'environnement sous l'ancien régime irakien et des sanctions''.

''L'utilisation intensive d'armes à uranium appauvri semble avoir causé une pollution dont l'ampleur et les effets ne pourront être mesurés sans obtenir, de la part des autorités militaires, les coordonnées précises des sites visés'', relève le Pnue.

La destruction des conduites d'eau potable et d'épuration des eaux usées, les pannes d'électricité continuelles qui ''ont causé des interruptions fréquentes du pompage des eaux usées et de la circulation de l'eau douce'' représentent ''une menace sérieuse pour la population'' au plan sanitaire.

Les pannes d'électricité ont ''également affecté le pompage de l'eau salée dans les terres irriguées'' des marais de Mésopotamie (sud), causant ''une salinisation à grande échelle''.

''La fumée qui s'échappe depuis deux mois des puits de pétrole et des tranchées remplies d'essence en feu a entraîné une pollution locale de l'air et du sol''.

Selon des sources diplomatiques, le Pnue souhaite que ses experts soient intégrés à une mission d'évaluation des besoins en aide humanitaire que l'ONU voudrait faire en Irak avec le feu vert des autorités américaines.
Le directeur exécutif du Pnue, Klaus Toepfer, devrait évoquer le dossier en marge du G8 environnement qui s'ouvre vendredi après-midi à Paris pour deux jours (Etats-Unis, Royaume-uni, France, Allemagne, Japon, Russie, Italie, Canada).
M. Toepfer a été invité à participer à cette réunion où l'Irak n'est pas officiellement à l'ordre du jour.

Source : AFP

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