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Le marché de l'emploi de l'environnement ne suit pas la demande

Une étude de l'Observatoire et Réseau des Métiers et Emplois de l'environnement indique que le nombre de demandeurs d'emploi sur l'environnement est en forte hausse malgré le fait que les créations d'emploi du secteur soient supérieures à la moyenne.

Gouvernance  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
Une étude de l'Observatoire et Réseau des Métiers et Emplois de l'environnement (ORME) basée sur des données en provenance de l'ANPE, vient d'être publiée par l'Institut Français de l'Environnement (IFEN). Il en ressort que l'environnement ne semble pas épargné par l'augmentation du nombre de demandes d'emploi qu'enregistre l'économie française depuis le printemps 2001. Alors que, pour tout métier confondu, le nombre de demandeur d'emploi en fin de mois a augmenté de 17% entre 2001 et 2004, les six métiers de l'environnement* accusent une hausse de 60% sur la même période. Cette dégradation du marché du travail n'est pas le résultat d'une crise du secteur, mais comme il est attractif, il draine un afflux d'étudiants dans ses filières et peut attirer les salariés d'autres secteurs d'activités. Les flux de demandeurs d'emploi excèdent alors les capacités d'absorption du secteur.

En effet les activités économiques liées à l'environnement se développent très rapidement et ont généré l'équivalent de 365.700 emplois en 2003. Ces effectifs bénéficient d'une croissance de 3,1 % par an depuis 1997, soit une moyenne de 10.000 emplois de plus chaque année. Cette situation est sensiblement plus favorable que celle du reste de l'économie et résulte d'une augmentation continue des dépenses dans l'environnement.

La progression du nombre d'offres d'emploi confirme la vitalité des activités environnementales. L'ANPE enregistre ainsi une croissance annuelle moyenne de 16,4 % sur la période 1997-2004 pour l'ensemble des six postes « environnement », contre 2,9 % au niveau national. L'Association pour l'emploi des cadres (Apec) observe également une progression moyenne de 8 % par an entre 2001 et 2004. Le domaine du risque-sécurité est largement prédominant. Il correspond le plus souvent à des postes mixtes où l'environnement s'ajoute à d'autres compétences comme la qualité (QSE) et l'hygiène (HSE). Les domaines de la gestion de l'eau et des déchets sont, quant à eux, plus représentatifs du secteur des éco-industries.

Le développement économique de l'environnement ne suffit cependant pas à enrayer la dégradation du marché du travail. La proportion des inscrits à l'ANPE qui sont sortis du chômage après avoir trouvé un emploi est en baisse depuis 2000 et conforme à la situation nationale. Mais sur le dernier trimestre 2004 le nombre de sorties du chômage pour reprise d'emploi connaît une augmentation continue pour les six postes « environnement », en hausse de 25,5 % par rapport au deuxième trimestre 2001. Les métiers de l'environnement ne souffrent donc pas d'un manque de création d'emplois, mais bien d'une augmentation importante du nombre de demandeurs d'emploi.
Elle provient pour partie d'une mobilité interne au secteur d'activité, volontaire ou non. Il peut également s'agir d'un flux en provenance d'autres secteurs économiques, proches en termes de qualifications et de compétences, mais qui connaissent une situation économique moins favorable.
Enfin, l'augmentation des demandeurs d'emploi résulte également de l'entrée sur le marché du travail de jeunes sortant de formation. Le nombre d'élèves dans le domaine de l'environnement a connu une progression importante ces dernières années, très largement supérieure à la moyenne nationale. Fin 2004, environ 25% des demandeurs d'emploi du secteur de l'environnement a moins de 25 ans contre 8,5 % en moyenne.



* Les six métiers (Agent d'entretien et d'assainissement, Agent de traitements dépolluants, Technicien en environnement des industries de process, Cadre technique de l'environnement, Cadre technique d'hygiène et de sécurité, Chargé de la protection du patrimoine naturel) ont été à choisi à partir du répertoire opérationnel des métiers et des emplois de l'ANPE. Comme toute nomenclature, sa rigidité se révèle peut adaptée pour décrire avec précision l'étendu des métiers liées à l'environnement, mais ils constituent malgré tout un indicateur révélateur des tendance du marché de l'emploi dans le domaine.

Réactions2 réactions à cet article

 
temoignage

technicien superieur en mesures physiques, j'ai obtenu mon DUT en 2000.

voulant travailler ds l'environnement, j'ai cherche a acquerrir les outils qui me permettraient d'integrer ce secteur ss m"enfermer ds une specialite.
, "au cas ou"...pour garder plusieurs cordes a mon arc , comme on dit!


competent pour tt ce qui touche a la mesure, j'ai realise mon stage de fin d'etudes au CITET (centre international des Technologies de l'Environnement de Tunis) ou j'ai pu verifier q mon orientation etait bien calculee, adaptee pour integrer les laboratoires de mesures et d'analyses environnementales.......

bilan ? apres ce stage, 4 ans passes a se demerder entre interime et CDD pr gagner sa croute, et finir en industrie thermiq, a bousiller 1000L d'eau par jour pour tester des prototypes de chaudieres....


pour ma part, je reprends mes etudes en 2006 et me reoriente completement pr devenir infirmier
(et oui ! ) et pas par vocation!

mais quit a na pas pouvoir exercer le metier de ses reves, autant qu'il n'aille pas pas completement a l'encontre de sa propre conscience, qu'il reste disons...noble, propre...
je trouve cela profondement dommage, on devrait avoir la liberte de faire ce que l'on aime, surtout qd on a eu la chance de faire un peu d'etudes.....


c'etait juste mon temoignage.

reveur | 25 octobre 2005 à 15h57
 
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proche du but

Moi aussi après avoir fait un BTS de gestion et maîtrise de l'eau, j'ai du me contenter d'un job de téléconseillère durant 1 an.
Heureusement j'ai trouvé un apprentissage en bureau d'étude d'hydrobiologie avec peut-être un poste à la clé.
C'est sûr ça demande encore un an d'effort mais si c'est payant ça vaut la peine.
Alors ne perdez pas courage et soyez persévérant!

une lectrice consciente de sa chance

Anonyme | 03 novembre 2005 à 20h13
 
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